Madrid, dimanche. No hay billetes. De nombreux aficionados français avaient fait le déplacement.
Toros de Partido de Resina; Adolfo Martín 2° et 5º bis; Cebada Gago; José Escolar (ovation à l’arrastre), Victorino Martín (renvoyé aux corrals); et Palha.

Iván Fandiño, seul contre les six, silence, silence, silence, sifflets après avis, silence et silence;

Saluts au quatrième de Javier Ambel, pour la lidia, Jarocho et Víctor Martínez, pour les banderilles.


Photo « Plaza des toros de Las Ventas »

Le torero d’ Orduña a été applaudi à la fin du paseo, il est sorti sous les sifflets -et les coussins, ce qui n’est pas terrible.
Comme dit le dicton: tarde de expectacion tarde de decepcion. Le mieux : le no hay billetes dans les plus grandes arènes d’Europe -24 000 spectateurs ça n’est pas rien!- c’est bon pour la cause… L’ affaire il est vrai avait été bien montée -avec astuce- mais comme dit un autre dicton taurin de bon sens: « el toro pone cada uno en su sitio ». Il ne suffit pas de remplir une arène en vendant un rêve, il faut aussi le justifier, enfin se justifier. Madrid est un juge impitoyable. N’oublions jamais que c’est la « capitale du monde » -du notre en tout cas- comme le disait Hemingway et que pour en sortir victorieux, il faut d’abord beaucoup d’humilité.
Ne tirons pas sur le pianiste tout de même, il a le mérite d’avoir tenté. La vidéo ci-dessous montre qu’il n’a pas été bien servi, mais en faisant les choix ganaderos que lui et son équipe ont fait c’était à prévoir. Le montage a prévalu sur le résultat. Fandiño est aux yeux de tous désormais à sa vraie place. Il y a eu, à son égard, un peu d’emballement inopiné de la part de certains. La passion est aveugle mais elle est le terreau de l’aficion. Alors… il ne faut pas avoir de regrets…
PV



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