Que faut il faire pour émouvoir le public et la présidence madrilène si on est torero mexicain ?Avant hier Joselito Adame, LE torero du Mexique s’il en est, a tout tenté face à un toro armé comme un cuirassé, il s’est planté devant lui, droit et le menton dans le jabot, les deux mains tenant la muleta devant lui, faisant passer et repasser l’animal sans bouger d’un centimètre. Suivirent des séries d’un sérieux incontestable et d’une honnêteté parfaite. Il termina son « travail » muletero (on est à Madrid, ici on travaille quand on torée), offrit son corps aux cornes dans des bernardinas sans reproche.