Mois : août 2017 Page 2 sur 18

JUAN BAUTISTA TRIOMPHE A COLMENAR



Plaza de Toros de La Corredera de Colmenar Viejo. Dernière de la Feria de Los Remedios. Plus de trois quart.

Toros de Jandilla y Vegahermosa

Juan Bautista, silence et deux oreilles.
Alejandro Talavante, ovation et ovation.
Ándres Roca Rey, oreille après avis et ovation après deux avis.

Fiesta campera de Mexico Aztecas y Toros


Voici l’affiche définitive de la fiesta campera de Mexico Aztecas y Toros. Cette journée célèbre aussi le souvenir du grand torero mexicain « El Pana » disparu l’an dernier. Cette journée est ouverte à tous en prenant contact avec les organisateurs au n° de téléphone inscrits sur l’affiche ou par l’intermédiare des adresses mails.

BILBAO, L’HEURE DU BILAN

La féria de Bilbao terminée, il faut s’attaquer au bilan des « corridas generales ». Bilbao c’est le bastion nordique, une place forte historique. Sans connaître les chiffres officiels on peut cependant se faire du souci sur le résultat économique et surtout populaire de la Semaine. On a jamais atteint ni frôlé le lleno et il y eut des jours où les entrées furent scandaleusement pauvres comme celle de dimanche dernier avec moins d’un quart d’ arène. Ce jour là pourtant on annonçait les toros de Miura, nom légendaire, dans une arène présentée comme dédiée historiquement au torisme.

En réalité Bilbao est devenu la cathédrale du Poncisme, le torero de Chiva étant le seul a attirer des assistances décentes. Il sera récompensé sans surprise, sur la piste, par une sortie en triomphe et ensuite par l’octroi des prix de la féria (prix Ercilla pour la huitième fois). Il y eut cependant de la contestation lors de sa seconde comparution… N’est-ce pas trop et trop longtemps? Le public n’attend-il pas autre chose ? Les Ferrera, Perrera, Urdiales voir même Roman ne mériteraient-ils pas un accessit? Et l’ineffable Matias n’aurait-il pas du mieux récompenser les efforts d’Escribano (prix de la meilleure estocade, tout de même) ou de Juan Leal qui méritait en toute justice de couper une oreille si importante pour lui ? Côté bétail c’est la corrida de Torrestrella qui a été primée. Certes… celles de Miura et de Victorino n’ont fait impression que sur le papier.

En fait, Bilbao fut le terrain d’un affrontement politique historique. Avec l’attitude courageuse et un brin provocatrice de Ferrera qui refusa de bandériller car sifflé pour avoir choisi des bâtonnets aux couleurs nationales; Cayetano -mal récompensé lui aussi par Matias- remettant le couvert le sur-lendemain. La présence contestée du roi émérite; les brindis appuyés à son égard des vedettes et de Ponce notamment en rajoutaient une dose. Le toreo a choisi son camp : l’unité de la nation espagnole et le refus de l’aventure du séparatisme. C’est courageux et logique, le pouvoir central devrait s’en rappeler.

2018 pourrait-être l’heure du grand changement. La gestion de la famille Chopera aux commandes depuis cinquante ans sera remise en jeu. La ville qui possède pour une part Vista Alegre, voudra-t-elle maintenir le statu quo? Le bâtiment deviendra-t-il multiuso c’est à dire ouvert à d’autres activités ? La famille Chopera qui a perdu Vitoria mais conforté Saint Sébastien gardera-t-elle dans son giron ce qui est son joyau ?

Il y a cinquante ans Damaso Gonzalez (RIP) coupait la queue d’un Pablo Romero dans cette même arène. Comme le chante le prix Nobel de Littérature : « The times they are changing »…
PV



La corrida de Victorino, la meille[ure malgré tout de notre point de vue…

Entrega de Juan Leal


Juan Leal engagé à 100% (photo Mundotoro)



Bilbao. Dimanche. Dernière des corridas generales. 1/4 d’entrée.

Toros de Miura. Le dernier applaudi à l’arrastre.

Fortes, ovation et silence après avis;
Juan Leal, vuelta al ruedo après pétition et vuelta al ruedo;
Román, ovation et une oreille.

Saluts de Marco Leal et Manolo de Los Reyes au cinquième.

Miura c’est une légende qui n’a plus rien à voir avec la réalité du jour. On l’avait vu à Pampelune comme à Madrid la ganaderia de Zahariche a perdu sa violence sournoise et parfois mortelle pour une sorte de naïveté handicapée par un manque de force rédhibitoire. Avec deux toros nobles le second et le sixième. Le public est désemparé devant une corrida comme celle d’hier blanda, juste de force, manquant de transmission alors que sans doute il recherche, pour une partie, derrière ce nom mythique le « pétard », la dureté. C’est paraît-il le souhait de la nouvelle génération familiale. Pour ce qui est du physique : rien de changé toujours les toros longs comme des trains aux armures astigordos et pesant plus de 600 kilos – 657 kilos le dernier.
Ce sont donc les trois toreros qui ont mis l’émotion. Trois jeunes à féliciter pour leur entrega. Fortes au style précieux mais ferme aussi, dommage qu’il soit approximatif avec l’épée. Franchement Juan Leal a fait un gros effet par sa décision tout au long de la soirée. Débutant au centre à deux reprises; la deuxième fois à genoux et imposant son toreo encimista basé sur le courage et le sang-froid. Il aurait du couper une oreille si le señor Matias avait eu la sensibilité qui convenait en ce jour; mais il est plus facile d’être dur avec les faibles qu’avec les puissants. Que Juan se rassure ses deux tours de piste ont été ovationnés et sa personnalité s’imposera. Il a marqué un point. Enfin, au sixième, faena très technique de Roman qui a s’est accordé avec le toro et sans jamais se faire toucher la muleta a proposé des séries de grande qualité: une entière et un trophée qui confirme sa récente sortie triomphale à Las Ventas.
Ainsi se termine la féria de Bilbao, le bilan économique et populaire une année encore est médiocre: pas une seule tarde a approché le lleno et il y eut beaucoup de jours creux comme hier.
PV

UN DOCUMENTAIRE SUR MANOLETE



Trailer du nouveau documentaire de 32′ réalisé par la FIT sur le colosse de Cordoue. Présenté à Cordoue et bientôt au grand public.

Journée des clubs taurins béarnais

Tous les Clubs Taurins du Béarn, soit un peu plus d’une dizaine de villes ou villages, vont se réunir pour organiser une grande Fiesta Campera avec en tête d’affiche les deux apprentis toreros Béarnais: Dorian Canton et Jean Larroquete.



Après une première édition en 2016, les Clubs Taurins du Béarn ont décidé de rééditer l’expérience et pas dans n’importe quelle arène: celle du Pesqué d’Orthez qui fête cette année ses 90 ans !
Animés par le désir commun de construire un futur pour notre passion, de transmettre nos traditions, de partager nos connaissances et de soutenir les jeunes toreros de demain, nous avons décidé que cet évènement devait être GRATUIT et Ouvert à Tous. Le bétail sera fourni par le ganadero landais Michel Agruna (Aire sur l’Adour).

Communiqué Ecole Taurine d’Arles

Week-end contrasté pour l’Ecole Taurine d’Arles.
Après un samedi positif avec la capea du samedi à Moulès où Hassad « Perla Morena », Miguelín et Eva se sont illustrés, comme « El Azabache » l’après-midi à Sénas, Saskia a subi une forte voltereta à Moulès le dimanche matin, heureusement sans conséquences. Elle en a été quitte pour plus de peur que de mal et s’est déclarée plus déterminée que jamais pour faire face à ses prochains engagements.
De son côté Vincent Perez a constaté désolé qu’il peut faire mauvais en Espagne au mois d’août … la novillada sans picadors à laquelle il devait participer à Villacastín ce même dimanche étant annulée à cause de la pluie et le vent soufflant en tempête avant et pendant le paseo ! Elle pourrait être reportée au 3 septembre

SUSPENSIONS…



Suspension à Colmenar Viejo de la corrida de rejones puis de la corrida avec l’accord des trois matadors Ponce, Cayetano, Ginés Marin en raison des très fortes averses. Suspension aussi à Cuenca avec Curro Diaz, Joselitro Adame et Foirtes annoncés devant un ensemble de Cebada Gago.

Communiqué Peña Tristan Espigue

La Peña Tristan Espigue organise sa fiesta campera inaugurale le dimanche 1er octobre chez l’éleveur Jean-Luc Couturier à Saint-Martin-de-Crau (deux vaches le matin, déjeuner, un taureau l’après-midi, tous les détails rapidement).
Réservez votre journée et à bientôt!
(notre adresse mail: penatristanespigue@gmail.com)

Communiqué Ecole Taurine d’Arles

La becerrada, (sans mise à mort) organisée à Sénas par le club taurin « Lou Senassenc » en liaison avec l’Ecole Taurine d’Arles, a vu le triomphe d’El Azabache de l’Ecole taurine d’Arles qui, après une faena élégante et dominatrice, a coupé deux oreilles symboliques à son novillo de François André, le plus fort d’un lot contrasté. Deux oreilles aussi pour Clemente Jaumes de l’Ecole de Béziers, alors que Florian de Enrique de Adour Aficion en coupait une.

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