Mois : mai 2019 Page 1 sur 17

Une corrida de Tardieu en Espagne

Santa Cruz de Mudela (Ciudad Real).  . Corrida de San Marcos. Toros de Tardieu, bien présentés et  donnant du jeu. 

Esaú Fernández, deux oreilles et oreille; 

Filiberto, silence et silence;

 Aitor Darío “El Gallo”, ovation  et oreille

Cordoba: belle faena de Finito

Córdoba.   Feria de la salud. Toros de Juan Pedro Domecq, faibles et manquant de race  

Finito de Córdoba, ovation avec salut et oreille avec pétition et avis ; 

Morante de la Puebla, silence et silence;

 El Juli, oreille et ovation avec salut.

 Entrée: Media plaza.  

Madrid: une oreille pour Paco Ureña

Madrid.  . Feria de San Isidro. Toros de Alcurrucén, bien présentés , inégaux de comportement, les 2nd et 5ème avec plus de possibilités

David Mora Alcurrucen MADRID 31 MAI 2019 © Ferdinand De Marchi

David Mora, palmas et silence; 

Paco Urena Alcurrucen MADRID 31 MAI 2019 © Ferdinand De Marchi

Paco Ureña, silence et oreille; 

Paco Urena Alcurrucen MADRID 31 MAI 2019 © Ferdinand De Marchi

Álvaro Lorenzo, silence et silence. 

Entrée: Lleno

Angel Otero Alcurrucen MADRID 31 MAI 2019 © Ferdinand De Marchi

Salut de Angel Otero au premier

L’ ARTISTE PEREZ FINCIAS À VIC

L’artiste peintre espagnole Maria Pérez Fincias exposera aux arènes de Vic-Fezensac à partir du jeudi 6 juin jusqu’au lundi de Pentecôte. Elle y présentera ses dernières œuvres taurines. Parmi elles, des toros au campo dans une atmosphère particulière, avec des tons, des lumières très suggestives où les aficionados pourront reconnaître, par leur trapio et leur attitude, des élevages majeurs comme Victorino ou Fuente Ymbro, entre autres.

Côté toreo, on sera gâté avec des instants magiques de José Tomás, Morante ou encore Roca Rey, revus et réinterprétés par cette artiste singulière originaire de la région de Zamora.

Saint Etienne du Grès

Deux oreilles pour El Adoureño (reseña à suivre)

Cordoba: réapparition de Ferrera

Córdoba.  . Feria de la Salud. Toros de Virgen María

Antonio Ferrera, vuelta al ruedo avec pétition, un avis et oreille;

 Emilio de Justo, ovation avec salut, ovation avec salut  ;

Ginés Marín, oreille, palmas

Entrée:   un quart .

Madrid: Sang et lumières

Madrid.  . Feria de San Isidro. Toros de Adolfo Martín. Bien présentés , sérieux  et donnant du jeu avec un très bon cinquième et  les encastés quatrième et sixième

Manuel Escribano Adolfo Martin MADRID 30 MAI 2019 © Ferdinand De Marchi

Manuel Escribano, un avis et silence ,  herido; 

Roman Adolfo Martin MADRID 30 MAI 2019 © Ferdinand De Marchi

Román, salut, palmas avec deux  avis à celui tué pour Escribano , un avis et oreille  ;

Andrés Roca Rey photo De Marchi

Roca Rey, silence ,  salut avec  avec pétition. 

Entrée: Lleno de « No hay billetes »

Si ce fut un jour de gloire peut-être la meilleure journée de cette San Isidro de bon niveau, on le doit d’abord aux toros d’Adolfo Martin, dont le fer ornait le centre du ruedo. Très armés, bien dans le type, sans excès de poids, ils procurèrent, pour quatre d’entre eux, un jeu passionnant et dangereux. Le second fut une véritable alimaña et sortit sous les sifflets, le troisième, incommode, ne se prêtait pas non plus au succès, le premier, quatrième, cinquième et sixième avaient leurs quartiers de noblesse. Sans se livrer excessivement sous le cheval, ils se révélèrent par la suite dans des charges violentes, se retournant rapidement après chaque série où ils se livraient avec rage sous la muleta. Répétant avec mobilité, ils touchèrent les spectateurs dans une arène pleine comme une bonbonnière.

Les trois toreros se comportèrent comme des héros face à ces tigres qui pouvaient donner beaucoup à condition de se livrer ; c’est-à-dire de se la jouer. C’est ce que firent les trois jeunes gens au risque de la grave blessure. Ce fut donc un spectacle total, prenant, émouvant. Manuel Escribano partit les deux fois à portagayola et banderilla avec enthousiasme, la dernière paire au fil des barrières lui valut une énorme ovation. Ce quatrième toro avait de belles qualités pour le torero, transmettant beaucoup. Le torero de Gerena joua le tout pour le tout et son entrega, la qualité de son toreo aussi mit le public avec lui. Il souriait alors de cette reconnaissance, lui qui n’a pas souvent été à pareille fête.  Excès de confiance ? Scandaleusement sifflé par une partie du public, Manuel se fit méchamment prendre par l’Adolfo en fin de faena et évacué rapidement par la cuadrilla vers l’infirmerie dans une atmosphère de drame. Son courage et sa générosité sont à saluer.

Le franco-valencien, Roman se révéla à son second passage lui aussi et sans doute toucha-t-il le meilleur de l’envoi. Le franco-valencien le consentit  sans hésiter. On vit alors les qualités ce remarquable animal plongeant dans le leurre et qui sans cesse demandait les papiers. Le jeune homme impavide face au frontal astifino ne céda jamais et sut obliger le toro d’Adolfo qui fit alors l’avion des deux bords. Très bon moment récompensé par une oreille malgré une épée légèrement défectueuse. Dommage que l’on ne donne pas plus d’opportunités en France à ce jeune homme qui paie comptant.

Après ces moments inouïs, tout le monde attendait Andrés Roca Rey. Allait-il lâcher l’affaire ? Lui qui a prétention de mandar en el toreo, de commander, de se placer au-dessus de ses collègues et de dominer le circuit de devenir la figure incontournable qui relancerait une machine usée, pouvait-il atteindre l’intensité des deux précédentes faenas ? Disons-le nettement oui ! Sans aucun doute ! Sortit alors, à nouveau, un bon toro d’Adolfo et le jeune péruvien montra que ses prétentions étaient justifiés. Il s’engagea à 100% ; donnant le maximum, se livrant sans retenue pour une faena exposée, profonde qui toucha d’emblée le public. L’épée tombée (après un pinchazo) n’empêcha les tendidos unanimes de demander une oreille qu’il n’obtint pas. Madrid, on le sait a désormais son propre règlement. Peu importe d’ailleurs cette mesquinerie présidentielle n’enlève rien à la grandeur d’Andrès.  

Pierre Vidal

PARTE DE ESCRIBANO.- “Herida por asta de toro en cara interna 1/3 medio muslo izquierdo con una trayectoria hacia externo craneal y posterior de 25 cm que produce destrozos en musculatura aductora, vasto interno, contusiona vena femoral, lesiona colaterales, rodea cara posterior de fémur y alcanza cara posterior 1/3 superior del muslo. Es intervenido en la Enfermería de la Plaza de Toros. Se traslada a Clínica Fraternidad Muprespa Habana. Pronóstico: Grave. Fdo: Dr. Máximo García Leirado”.

PARTE DE ROMÁN.- « Herida por asta de toro en región glútea izquierda de 5 cm, hacia línea media que lesiona fascia superficial y glúteo mayor. Pronóstico leve, que no le impide continuar la lidia. Es intervenido bajo anestesia local. Fdo: Dr. Máximo García Leirado ».

6 novilleros Français pour la Madeleine

El Rafi, Tibo Garcia,  Juan Bautista Molas,   Yon Lamothe ,  «El Galo», Andrés Lagravère,  «El Kike», Cédric Fructueux seront au paseo de la novillada des Fêtes de la Madeleine à Mont de Marsan face au bétail de la ganaderia Ave Maria.

Bravo! Très belle idée!

El Adoureño demain à Saint Etienne du Grès

Yannis remplacera Michelito pour la corrida organisée à l’occasion des trente ans de l’alternative de Michel Lagravère.

De toute l’histoire de la tauromachie espagnole pratiquée en France, le département du Gers abrite deux matadors de toros : le plus ancien, Michel Lagravère de Vic-Fezensac et le plus jeune El Adoureño de Nogaro.

Michel Lagravère a programmé de fêter ses 30 ans d’alternative jeudi 30 mai, jour de l’ascension, à Saint Etienne du Grès, dans le département des Bouches du Rhône. Il souhaitait fêter cet anniversaire en famille, c’est-à-dire accompagné de ses deux fils toreros, mais le plus âgé ne peut s’y rendre. La place a donc été proposée au deuxième matador de toros gersois pour remplacer Michelito lors de ce festival taurin.
Michel Lagravère sera donc accompagné d’El Adoureño, El Galo, Adam Samira et Tristan, face à cinq novillos de François André.

Belle opportunité de substitution pour El Adoureño de démarrer la saison en public, en France, en ce jour de l’ascension…

Informations complémentaires sur : www.eladoureno.com »

(communiqué)

Madrid: une oreille de poids pour Emilio de Justo

Madrid.  . Feria de San Isidro. Toros de Victorino Martín décevants à l’exception du bon mais faible sixième 

Octavio Chacón, silence , un avis et  pitos  ; 

Octavio Chacon Victorino Martin MADRID 29 MAI 2019 © Ferdinand De Marchi

Daniel Luque, un avis et ovation avec salut, un avis et silence; 

Daniel Luque Victorino Martin MADRID 29 MAI 2019 © Ferdinand De Marchi

Emilio de Justo, silence, une oreille. 

Emilio de Justo Victorino Martin MADRID 29 MAI 2019 © Ferdinand De Marchi

Entrada: 22000 personnes.  

Angel Gomez Victorino Martin MADRID 29 MAI 2019 © Ferdinand De Marchi

Salut de Morenito d’Arles et Angel Gomez au sixième.

Les trois toreros brindèrent leur toro au rois émérite, Juan Carlos 1er qui vient de cesser d’ exercer ses fonctions officielles.

Corrida spectaculaire de Victorino qui avait un sourire à la bouche à la sortie, on comprend pourquoi. Un lot très armé, bien dans le type de la maison et sans excès de poids, ce qui a causé quelques protestations des intégristes. 4 toros de bons jeu dont deux supérieurs: les derniers et le second ovationné à l’arrastre. Le premier dans son comportement défensif a plu aux toristes et fut applaudi par une minorité. C’est à la muleta que ses frères se sont révélés, mettant une grosse pression sur les toreros, tout en se laissant faire si on les consentait véritablement, comme ce fut le cas pour le dernier de la bande.

Ni Antonio Chacon, le moins bien loti, ni Daniel Luque ne parvinrent à imposer leur loi, si ce n’est lors de courts moments, débordés par la caste de ces animaux. Ils eurent de brefs passages montrant qu’ils avaient un solide bagage, l’un et l’autre mais ils se montrèrent en dessous des adversaires.

Le véritable héros de la soirée fut Emilio de Justo qui montra son entrega et son expérience de ce sang au comportement si compliqué dans l’enthousiasme général lors du dernier toro. Il sut canaliser la sauvagerie du Victorino s’engageant totalement. Comme son toreo, basé sur un solide officio transmet plus que les temporadas précédentes, il emballa l’affaire et les olés surgirent des tendidos madrilènes enflammés. L’épée tombée n’empêcha pas le succès et Emilio coupa une « grosse » oreille.

PV

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