Madrid,  . Feria de San Isidro. Toros de La Quinta.   sérieux mais avec cet excès de poids trop fréquent chez La Quinta et que l’on sait néfaste aux  toros d’encaste Santa Coloma / Buendia  . 

Rubén Pinar, silence , salut avec  division de opiniones; 

Javier Cortés, salut,  un avis et silence; 

Thomas Dufau, un avis et silence , silence. 

Entrée:   demi-arène

  Juan Francisco Peña est ovationné après avoir piqué le cinquième.

La dure confrontation à laquelle Thomas Dufau s’est soumis était essentielle pour son avenir. Elle a montré la capacité du Landais dans un contexte très difficile, sa décision aussi. Même si le « planchot » n’a pas  sanctionné cette attitude, on peut dire que le public de la capitale, si exigeant par ailleurs, l’a soutenu de bout en bout. La corrida de la Quinta, cinqueña dans son ensemble pesant plus de 600 kilos –plus de 650 pour le sixième- était terriblement armée ; l’exagération madrilène toujours… On était loin de l’idéal du Santa Coloma, un encaste léger et plus commode de tête dans son type de base. Ces monstres, compte tenu de leur âge, n’étaient pas faciles à manœuvrer. Il ne s’agissait pas de briller mais il fallait s’arrimer dur et ne pas perdre les papiers.

On peut dire que ce fut le cas du trio. Rubén Pinar, le plus expérimenté, a montré qu’il avait la capacité et les moyens nécessaires pour ce genre de situations, néanmoins il fut sifflé pour ne s’être pas centré suffisamment. Javier Cortés eut le plus maniable de l’envoi avec le second et l’entrepris sur la gauche. Il y eut des hauts et des bas mais quelques séries ont touché les gradins sans que le travail ne réussisse à « rompre » véritablement. C’est un torero qui mérite mieux que son rang actuel et que l’on aimerait voir dans un autre contexte. Soulignons l’excellent tiers de piques à mettre au crédit de Francisco Peña au cinquième toro.

Revenons à Thomas pour conclure. Il est allé crânement à puerta gayola et s’est alors fait ovationner chaleureusement ; c’est un signe d’adoption de ce  public qui met la barre si haut. Il a placé l’estocade de la tarde au sixième, se mouillant les doigts après s’être jeté dans un berceau impressionnant alors que le public se levait pour reprendre le métro. Pour cela il aurait mérité de saluer. Les bons aficionados auront vu ce geste essentiel, cependant. A noter le bon comportement de sa cuadrilla : de Manolo de Los Reyes et de Marco Leal applaudis aux banderilles. Enfin, et c’est cela l’important : Dufau aura toujours été maître de la situation, désireux de faire et de bien faire avec le matériel qu’on lui a donné sans rechigner. Son sérieux, sa rigueur, sa capacité auront plu aux professionnels et aux observateurs les plus attentifs. Ainsi on peut lui faire confiance, il a le sens des responsabilités. C’est dans les situations difficiles que les individus se révèlent. Même si, dans ce coupe-gorge madrilène, l’après-midi ne fut pas aisée ce fut au bout du compte, une sortie positive pour le torero du Frêche.

Pierre Michel Vidal

Ruben Pinar La Quinta Madrid 14052019 © Ferdinand De Marchi

Javier Cortes La Quinta Madrid 14/05/2019 © Ferdinand De Marchi
Thomas Dufau La Quinta Madrid 14052019 © Ferdinand De Marchi