Madrid. Mercredi. Feria de San Isidro. Corrida de Beneficencia. Lelno de no hay billetes.

Toros de Los Espartales pour les rejones et de Núñez del Cuvillo pour la lidia è pied. Le sixième changé pour un toro de El Tajo y la Reina, comme sobrero.

Diego Ventura Los Espartales Madrid 12 juin 2019 © Ferdinand De Marchi

Le rejoneador Diego Ventura, ovation et saluts et oreille; 

El Juli Nunez Del Cuvillo Madrid 12 juin 2019 © Ferdinand De Marchi

El Juli, ovation et saluts du callejon et ovation et saluts.

Diego Urdiales Nunez Del Cuvillo Madrid 12 juin 2019 © Ferdinand De Marchi

Diego Urdiales, ovation et saluts après avis et ovations et saluts après avis.

Le roi Felipe VI présidait la corrida accompagné du ministre José Luis Ábalos, du président de Comunidad de Madrid, Pedro Manuel Rollán, du matador de toros Juan José Padilla et du directeur gérent du Centre de Asuntos Taurinos de la Comunidad de Madrid, Manuel Ángel Fernández.

Le banderillero Victor Hugo Saugar ‘Pirri’ a été blessé en sortant d’une paire de banderilles à la bouche du burladero par le troisième toro. Blessure grave. Voici le parte:

PARTE DE VÍCTOR HUGO SAUGAR “PIRRI”.-“Herida por asta de toro en región glútea izquierda con una trayectoria ascendente de 35 cm, que produce lesiones en músculos glúteo mayor, glúteo medio, contusiona nervio ciático y rompe fascia lata, presentando orificio de salida en cresta iliaca antero superior. Es intervenido bajo anestesia general en la enfermería de la plaza y se traslada a Clínica Fraternidad Muprespa Habana. Pronóstico: Grave, que impide continuar la lidia. Fdo: Máximo García Leirado”.

Pour le reste, les toros d’Espartales peu mobiles et sur la défensives n’ont pas permis au grand réjoneador Diego Ventura d’avoir son rendement habituel. Bonne faena néanmoins à son second passage bien conclu par un rejon de muerte en bonne place. Il n’est pas sur que le mélange des genres, toreo à pied et à cheval, ait aidé le cavalier qui n’a pas eu l’écho habituel sur les tendidos par ailleurs plus préoccupés de slogans politiques et monarchiques surtout que corrida. La présence du roi expliquant cela.

A pied, faena ferme et efficace d’El Juli, face au cinquième un animal de 650 kilos, très agressif de cornes; juste de force néanmoins mais noble. Julian s’appuya sur cette noblesse pour dessiner des séries qui emballèrent des tendidos qui ne lui étaient pas acquis. Une belle démonstration conclue par une faillite à l’épée qui lui coûta l’oreille.

Bien Diego Urdiales dans son corte classique et cette volonté d’exécuter le toreo selon les canons. Il nous plut surtout à son premier passage liant dans un terrain minuscule les séries courtes mais profondes car empreintes de grâce et de temple. Beaux détails aussi dans les remates aussi bien dans les pechos que dans ces trincheras de carteles. Il tua mal le premier (atravesada). Estoconazo au second passage après une faena un ton en dessous, l’animal se réservant sans jamais rompre véritablement. Beau succès d’estime néanmoins pour les deux toreros à la hauteur de ce qui est, on peut le dire, la corrida la plus importante de l’année, celle qui a le plus d’échos en tout cas comme le montre la présence royale, extrêmement rare à Las Ventas. « Je n’aime pas les toros » dit le nouveau monarque, à l’opposé de son père désormais retraité… Comme le dit Freud: « il faut tuer le père ».

PV