Cristian Parejo. Photo Alain Sabathier

Cristian Parejo qui est âgé de 18 ans a été découvert par le matador de toros bitterois Tomas Cerqueira qui, depuis, gère sa carrière. Cristian Parejo c’est le jeune novillero sans picadors qui monte, il a triomphé successivement à Arzacq, Saint-Sever, Vic-Fézensac et dimanche dernier à Castelnau où il a coupé l’oreille d’un dur Alma Serena. Tomas Cerqueira évoque la carrière de son torero:

-Il est né à Chiclana dans une famille humble, aficionada mais sans antécédent taurin. Il est allé à l’école taurine de Chiclana dirigé par Emilio Oliva qui a fermé. Béziers étant jumelé avec Chiclana nous avions des liens. Il m’avait été indiqué par plusieurs banderilleros locaux. Je suis allé le voir en septembre dernier à Villanueva de Cordoba et j’ai décidé de l’apodérer. Il est venu à Béziers et il a d’abord été à l’école taurine de Béziers qui vient de fermer elle aussi. Maintenant il vit chez moi et nous nous entraînons ensemble dans les corrals des arènes de Béziers. Nous avons aussi tienté chez Gilles Vangelisti, Robert Margé, Pascal Maillan.

– Comment se passe la temporada ?

-Cristian sera le 11 juillet en nocturne à Séville. C’est une échéance très importante pour nous. Toréer à Séville c’est un rêve. Puis nous irons à Plaisance, nous avons aussi Mont-de-Marsan, Tyrosse, Hagetmau, Dax, Maubourguet, Rion, Bouillargues notamment… On peut donc dire que ça se passe vraiment bien pour le moment.

-Le passage en novillada piquée est-il envisagé ?

-Je ne suis pas favorable à accélérer les choses. Nous n’avons pas de plan défini. Nous verrons en fin de saison prochaine. Dans ce milieu il faut avoir de la force, je suis donc ouvert à toute collaboration. 

-Quelle est, à tes yeux, la première qualité de Cristian ?

-Il a une intuition extraordinaire face au toro. Cela ne trompe pas et je l’ai étudié en vidéo avant même de le rencontrer. C’est une qualité essentielle que seuls possèdent les grands. Il a aussi une classe exceptionnelle et du courage bien sur car il en faut beaucoup dans cette profession. On l’a vu dimanche dernier à Castelnau rivière Basse : il a subi pas moins de six volteretas. Malgré cela il est toujours revenu et il a fini par couper l’oreille du novillo d’Alma Serena qui n’était vraiment pas commode.

-Et toi, Tomas, as-tu renoncé comme matador?

– Rappelons-le, j’ai pris l’alternative le 11 août 2012 à Béziers des mains de Talavante et j’ai beaucoup toréé comme novillero en France, en Espagne et au Mexique où j’ai vécu une année entière. Je me sent torero, je le reste. Je reprendrai l’épée à Boujan cet été lors d’une corrida où je vais affronter deux toros de Robert Margé. Je ne veux pas me couper la coleta. Jamais!

Rendez-vous est pris avec Cristian Parejo dimanche à Plaisance. Il sera accompagné du mexicain Leandro Guiterrez et du français Solalito. Novillos 3 de l’Astarac et 3 de Camino de Santiago.

Le matin tienta gratuite avec Tomas Cerquiera et Marc Serrano.

Recueilli par Pierre Vidal