Tienta chez Casanueva, arènes de Pirette, lundi 15 juillet aux environs de midi (texte et photos Gilbert Lamarque et Patrick Soux site Cositas)

        Grande première dans le Sud-Ouest ganadero, Sébastien Castella est venu tienter samedi à la ganaderia El Palmeral (Olivier Martin). Ayant émis le souhait d’avoir l’opportunité de récidiver chez Casanueva, propriété de Guillaume et José Bats par l’intermédiaire de l’Arlésien Jérémy Banti, les ganaderos de Montsoué avaient préparé deux jolis erales.

C’est dans une ambiance intimiste que s’élança le plus jeune novillo, le maestro à la baguette, Tibo Garcia de second et Laurent Langlois à la pique.

Deux rencontres pour goûter le fer, et la tienta de cet excellent exemplaire se déroula sous le poignet magique  de Sébastien. Tout sembla d’une facilité déconcertante, le maestro toréant dans un mouchoir de poche ! Le novillo réglé, préparé pour la suite, soutenant le bon rythme proposé. Une bête en confiance, de la douceur. Un torero qui se régale remerciant le ganadero et offrant le fauteuil à Tibo Garcia qui profita lui aussi de ce buveur de flanelle. Excellent, ce petit Casanueva qui fléchit  quelque peu, mais plutôt par le fait de son jeune âge. Beaucoup de classe.

Le second plus âgé, donc plus costaud au caractère plus affirmé, ne s’en laissa pas compter. Et toujours avec calme après la réception à la cape et les deux rencontres au cheval de Laurent Langlois, Sébastien effaça les coups de tête de ce novillo exigeant, légèrement distrait, regardant vers le large si la muleta perdait de son autorité. L’utrero, museau caressant le sable, finit a mas. Quand la « science » et les années rencontrent l’élégance et le temple malgré tout… ce léger coup de poignet pour retenir l’eral pour la passe suivante. Un détail, non.

Tibo termina par trois belles séries, deux à droite puis la dernière à gauche sous les précieux conseils du maestro, sachant que l’alternative dans le ruedo Saint-Gillois est imminente.

Jérémy Banti lui aussi présent au burladero.

Par une belle journée ordinaire, un superbe moment simple, mais un moment privilégié pour les rares aficionados invités : les heureux hommes !

Sébastien a souhaité revenir pour une autre belle journée ensoleillée. Ce sont ses mots.

                                                                           Gilbert Lamarque