Mois : août 2019 Page 1 sur 26

Almazán, David de Miranda à l’infirmerie

Calahorra (La Rioja). Toros de La Ventana del Puerto y de Puerto de San Lorenzo (6º). Le rejoneador Sergio Domínguez, deux oreilles; Diego Urdiales, ovation et pétition et oreille; Cayetano, oreille et oreille; Emilio de Justo, oreille et silence après avis.

Almazán (Soria). Toros de Albarreal.  Sebastián Castella, silenceet deux oreilles; José Garrido, oreille et oreille; David de Miranda, oreille et oreille. David de Miranda pris par le sixième passa à l’infirmerie revint mettre à mort son toro et repassa à l’infirmerie pour être examiné.

San Sebastián de los Reyes (Madrid). Feria del Cristo de los Remedios. Toros de Hnos. García Jiménez. El Cid, oreille et oreille après avis; El Fandi, oreille et oreille avec pétition de la seconde; Miguel Ángel Perera, deux oreilles et silence.

Bayonne, attention à Sergio Flores!

Bayonne, samedi. Feria del Atlántico. Corrida concours de ganaderías. Plus de 1/2 arène. Toros de Murube, Valdefresno, El Retamar, José Cruz, Los Maños et Pedrés. 

Corrida très agitée avec une présidence contestée à plusieurs reprises (souvent à raison, parfois à tort) Des toros, seuls le Valdfresno , très armé et exigeant, et le Los Maños , noblissime, ont permis aux toreros de s’exprimer. Florès , très volontaire et appliqué, a porté une estocade d’anthologie à un toro dont l’envergure du berceau aurait fait fuir certaine figura adepte de l’estocade périphérique. Adrien Salenc, en progrès depuis son alternative et qui avait besoin de triompher, a touché le meilleur toro du lot. Il a construit une bonne faena avec des temps forts et a bien tué. Il a su retourner le public en sa faveur en associant Florès et le mayoral de Los Maños a son succès.

RT

López Chaves, ovation après avis;

 Sergio Flores, oreille forte pétition de la seconde et double vuelta.

Miguel Ángel Pacheco, silence; 

Juan Ortega ovation;

Adrien Salenc deux oreilles, la seconde protestée;

Dorian Canton: silence.

Vainqueur, Adrien Salenc a partagé son prix avec Sergio Flores ils ont fait une vuelta ensemble avec le mayoral de Los Maños, meilleur toro .

Reportage photos Roland Costedoat

Attention à Sergio Flores!

Par Antonio Arévalo

C’était dès le départ une étrange corrida concours avec six toros de différents élevages pour six toreros ayant pour dénominateur commun de devoir saisir la seule chance qui leur était proposée pour continuer à essayer de se frayer un passage.

L’attribut alt de cette image est vide, son nom de fichier est 69310129_741985476241417_6324014729731768320_n.jpg.
Pour le plaisir l’estocade de Sergio Florès vue par Matthieu Saubion


La faena la plus importante, celle qui aura marqué profondément le public bayonnais, c’est le Mexicain qui l’a réalisée. Devant un toro de Valdefresno aux cornes démesurées, il s’est imposé dès le départ avec détermination, les idées très claires. Impressionnantes furent ses chicuelinas, elles effrayèrent les spectateurs tellement elles furent serrées et à la fois belles. À la muleta, chaque passe était d’un engagement total et d’une assise, d’une fermeté saisissantes. Même quand le toro rechignait et cherchait à fuir. Faena compacte, de poids, conclue d’une superbe estocade. La pétition des deux oreilles fut unanime et la présidence, sous une énorme bronca, n’en accorda qu’une. Flores fit deux tours de piste sous les acclamations de la foule et un dernier avant de quitter les arènes.
Tout aussi incompréhensible fut l’attribution de deux oreilles à Adrien Salenc, le président sortit les deux mouchoirs après une faena enthousiaste mais bien moins consistante que celle de Flores. Une nouvelle fois, la bronca fut énorme et justifiée. Adrien a été bien à la cape et a tout de suite perçu les qualités du toro de Los Maños. À la muleta, le toro avait la tête haute avant de plonger dans le leurre avec bravoure, continuité et rythme. Salenc a été bouillonnant et probablement sous la pression de devoir triompher à tout prix il manqua de relâchement et de profondeur.
Pour le reste, López Chaves a affronté un toro de Murube de 600 kilos, sans charge et qui le cherchait en permanence. Le torero de Salamanque s’est montré courageux et très professionnel, sans avoir aucune option pour briller. Prestation un peu effacée de Miguel Angel Pacheco, il faut dire aussi que son adversaire de El Retamar était fade et « tardo ». Juan Ortega, devant un toro de José Cruz de près de six ans et assez éteint, a dessiné probablement les plus belles passes de la corrida avec une toreria qui a séduit les aficionados. On a envie de le revoir.
Pour conclure il y eut un Pedrés de plus de 600 kilos, un « tio », pour Dorian Canton dont la seule corrida au compteur était celle de son alternative. Il a été digne, a très bien démarré sa faena, sans perdre la tête et avec une assurance qui l’honore. Par contre, la distance à laquelle il a toréé n’était pas la requise et aurait demandé probablement plus de sitio. Malgré tout, il a fait une bonne impression.
Le mayoral de Los Maños a fait un tour de piste final en compagnie de Flores et de Salenc qui est ensuite sorti «  a hombros ».

Antonio Arévalo

1 toro de Murube, impossible à toréer, trop grand et trop lourd ; un toro de Valdefresno avec de la mobilité, très armé et manso sur la fin ; un toro de El Retamar fade et juste, correct de présentation ; un toro de José Cruz trop âgé, arrêté et manquant de gaz ; un toro de Los Maños, dans le type, excellent à la muleta pour lequel on demanda le tour de piste ; un toro immense de Pedrés, compliqué.

Le matin: Tristan, blessé, gagne la finale des non piquées

Le novillero eut le meilleur lot et, malgré ses logiques carences, il réussit à transmettre son enthousiasme au public. Plus de volonté, de vouloir bien faire qu’autre chose, évidemment il lui reste encore beaucoup de chemin à parcourir pour pouvoir grandir. Il fut encorné à la mise à mort de son dernier novillo et ne put recevoir le prix.
Alvaro Chinchón a lui aussi montré quelques qualités, du bon goût, mais il n’a pas eu de chance au sorteo et son lot ne lui a pas permis de s’exprimer davantage.

4 novillos de Lartet, de comportement contrasté, les meilleurs second et quatrième.


Alvaro Chinchón vuelta et silence.


Tristan vuelta et blessé.


Blessure au pénis qui l’a empêché de poursuivre la lidia, diagnostic « menos grave ».

AA

Photos du matin Matthieu Saubion

Ronda: Catastrophe ganadera et pourboire de Morante

Photo Califa
Plaza de toros de la Real Maestranza de Caballería de Ronda (Málaga). Seconde de la Feria de Pedro Romero. Corrida Goyesque. Lleno de ‘No hay billetes’.
Toros de Juan Pedro Domecq, faibles et décastés dans l’ensemble et bon toro de Domingo Hernandez pour Aguado payé par Morante (mais oui!)
Morante de la Puebla, silencio, oreille après avis et silence.

Pablo Aguado, ovation, oreille, silence et deux oreilles au sobrero de regalo.

Malgré le changement de date et l’absence de Roca Rey le  cartel de « No Hay Billetes  » fut posé une semaine avant l’événement.

Le duel des deux sévillans , s’annonçait comme un passage de témoin dans le mundillo local . Sous une chaleur intense mais protégé par les magnifiques colonnes centenaires, le spectacle commença sous des bons auspices Le maestro de la Puebla nous régalant dés son premier toro des capotazos don il a (avait?) le secret et la technique Malheureusement  qui dès les premières passes s’effondra  et imprima la teinte de l’après-midi 

Toros déscastés , a la limite de se coucher et évidemment sans bravoure. 

Morante et Aguado prénom Pablo  comme le Maestro de Malaga exilé longtemps a Paris et à Vallauris surent, avec du metier et beaucoup d’ esthétique, arracher les Olés du vénérable public assoiffé au sens propre comme au figuré, de ces triomphes habituels dans ce Ruedo

Photo Califa

Malgré les receptions capoteras et artistiques de l’homme aux cigares cubains et qui malheureusement a glissé vers la droite extrême espagnole  le bétail allait de mal en pis et la bronca gronda dans les gradins .

Et alors le petit miracle se produisit au titre symbolique de la passation de témoin : Morante sut faire du Morante et offrit, à Pablo Aguado le sobrero de Domingo Hernandez, lequel fit honneur a son confrère et lui coupa les deux appendices C’était là le pourboire de la soirée qui donna une autre impression et sauva une après-midi qui s’annonçait catastrophique du point de vue du ganado.

Jesus HERNANDEZ SALINAS

Palencia, Luis David puerta grande

Palencia, samedi. Feria de San Antolín. 2/3 d’arène

Toros de Montalvo. 

Enrique Ponce, silence après avis et palmas;

 Ginés Marín, silence et ovation; 

Luis David, deux oreilles et silence.

Bayonne: demi finale des non piquées

Arènes de Bayonne, demi finale du concours de novilladas non piquées

Deux erales d’Alma Serena (1er et 3ème ) et deux du Camino de Santiago pour

Guillermo Garcia : deux avis et salut

Nino Julian : salut

Alvaro de Chinchon : un avis et silence

Jean Baptiste Lucq : un avis et salut

Salut d’Alexis Ducasse au premier

Alvaro de Chinchon est qualifié pour la finale

Président : Baptiste Barratchart

un dixième d’arène

beau soleil d’Août

rt photos Matthieu Saubion

Décès de Paul-Christian Narran

Photo Sud-Ouest

Paul Christian Narran est décédé la nuit dernière. Il fut un excellent journaliste professionnel qui collabora à France Bleue Gascogne durant dix ans. Il aimait passionnément les Landes avant toute chose et plus particulièrement la corrida comme la course landaise. C’était aussi un passionné de rugby. Il fut un journaliste aimé des gens qui ne se poussait pas du col et faisait vivre ce qu’ils voyaient avec passion et tendresse. Il ne se laissait pas impressionner et n’avait pas peur de déranger ce qu’il considérait, à juste titre, comme la mission d’un journaliste.

J’ai travaillé à ses côtés assez longtemps pour témoigner de son engagement au côté des plus humbles. Il fut un défenseur acharné des toreros français à une époque où ça n’était pas évident et Nimeño II lui a témoigné son amitié à de multiples occasions. Il ne voulait pas non plus opposer course landaise et corrida. Il détestait enfin le pouvoir taurin dans sa brutalité, celui qui faisait ou défaisait les carrières. Il se plaçait ainsi toujours des côtés des jeunes toreros, de ceux qui luttaient pour se faire un nom.

C’était un homme généreux capable de coups d’éclats qui parfois se retournaient contre-lui. Il a apporté beaucoup au service public et, lui particulièrement, avec l’ensemble de l’équipe de ce que l’on appelait Radio Landes à l’époque, il a donné un style, un ton unique à cette station. Une station qui a consacré d’emblée une place importante à la tauromachie. Comme la reconnaissance est absente du milieu taurin comme elle l’est du milieu journaliste, il fut oublié par la suite.

Je peux dire que Paul-Christain m’a beaucoup influencé dans ma manière de travailler et plus largement dans ma vision de ce métier de journaliste à l’écoute et au service des gens. Je suis triste ce soir… et je partage ce sentiment avec sa famille et ses amis. C’est un morceau de la Gascogne qui nous quitte.
Pierre Vidal

Décès de Françoise Yonnet

Nous nous associons à la douleur de Jacques et Pascal Mailhan à l’occasion du décés de leur mère, Françoise Yonnet, veuve de Hubert, survenue ce jour à Nîmes. A eux, et à tous les membres de leur famille, à leurs amis toutes nos condoléances.

Bayonne, du grand toreo ou des toreros sans toros (c’est selon…)

Bayonne première de la féria de l’Atlantique, vendredi. 4/5 ‘d’arène.

Photo Matthieu Saubion

Toros de Luis Algarra,  correctement présentés mais manquant de race et fond le second, nº 33, ‘Tomasito’, vuelta al ruedo. non justifiée et le cinquième , sifflets justifiés à l’arrastre

Sébastian Castella, oreille et deux oreilles; 

Daniel Luque, oreille après avis et silence; 

Pablo Aguado, silence après avis et silence. 

Salut de José Chacón, au premier et de Rafael Viotti et Santiago Pérez au quatrième.

BAYONNE : DU GRAND TOREO

On a pu assister à des moments magiques avec deux protagonistes : Sébastien Castella et Daniel Luque. Un duel qui s’est amorcé des les quites au premier toro, avec un Luque toréant à merveille par chicuelinas, d’une douceur extrême, avec pour réponse des gaoneras d’une prise de risque maximum de Sébastien.
On a continué de voir du très bon toreo de cape. Commençons par le Français. Sa réception au second a été sublime, lui apprenant à charger avec un temple envoûtant. Après avoir été déséquilibré, avant d’amener son cheval à la pique, Sébastien l’a fait avec des chicuelinas d’une arrogance et d’une personnalité uniques. C’était beau, c’était inédit.

Photo Roland Costedoat

Castella a coupé trois oreilles, l’une à son premier dans une faena qui a démarré avec un temple majestueux, des passes au ralenti, se régalant dans chaque charge du toro d’Algarra. Malheureusement le toro n’a pas été jusqu’au bout, sa bravoure était limitée, malgré sa classe. Cependant Castella ne s’est pas démonté et s’est arrimé, avec des accrochages qui ont parfois effrayé le public.

Sur son second, début de faena sensationnel, des changements de main invraisemblables et une naturelle éternelle, qui n’est pas sans nous rappeler celle de Talavante à Séville. Mais une fois encore, là aussi, le toro s’est éteint un peu plus tard. Castella n’a pas lâché et une estocade efficace lui a permis de couper deux oreilles, la seconde contestée par une partie du public.

Photo Mathieu Saubion

Luque a été sublime par moments. Surtout à son premier, qu’il a torée magnifiquement à la cape et à la muleta alliant toujours la douceur à la profondeur. Son toro était bon, sans doute, mais le tour de piste fut excessif, d’autant plus que le torero de Gerena dissimula sa baisse de régime, en particulier avec les luquesinas. L’estocade fut sensationnelle, mais le toro, brave, mit un temps fou à tomber et le prix ne fut que d’une oreille. Son suivant, il le toréa avec des véroniques caressantes, d’un relâchement hallucinant, sans le moindre préambule. Elles étaient presque charnelles, on les dégustait avec la même lenteur que Luque les interprétait. Il brinda à Sébastien mais malheureusement le toro n’avait pas de charges, toutes les tentatives de Luque furent vaines malgré sa volonté et sa determination.

Photo Roland Cosetdoat

Pablo Aguado a été bien, correct. Il s’est efforcé au dernier, a réussi à le faire charger alors que cela semblait improbable, mais il n’a pas été au même niveau que ses compagnons de cartel. Son premier toro permettait sans doute davantage et face à son dernier, plus compliqué, il montra une facette plus technique et un peu plus convaincante. Peut-être avait-il en tête son rendez-vous de Ronda ? En tout cas, l’après-midi, qui finit la nuit, fut celui de Castella et de Luque qu’on aimerait voir confrontés plus souvent.

Antonio Arévalo

Deux toreros et pas de toros

Grande démonstration de savoir faire , en particulier à la cape, par les deux exceptionnels maestros que sont Luque et Castella. Les deux toreros nous ont offert de très bons muletazos en début de chacune des faenas mais les toros décastés de Luis Algarra sont rapidement allés à menos , ou se sont même éteints. Débuts étincelants et fins tristounettes ou en trompe l’oeil , tel est les résumé de chacune de faenas de Luque et Castella. Il y a eu une vraie compétition entre les deux toreros avec de grands quites à la cape, de quoi donner envie à certains organisateurs de programmer un mano à mano. Aguado, mal servi au sorteo, a toréé fuera de cacho et sur le pico et n’a pas convaincu le public bayonnais qui remplissait au quatre cinquièmes les gradins.

rt

Borox, bon toreo sous l’orage

Borox (Tolède). Vendredi. 3/4 d’arène. Pluie battante.

Toros d’Alcurrucen 

Eugenio de Mora, oreille, oreille et oreille

 Álvaro Lorenzo, oreille, deux oreilles et deux oreilles.

Excellente corrida d’Alcurrucen qui a donné un jeu complet, noble sans naïveté, faisant le job sous la pique et se livrant avec de la transmission par la suite. L’orage qui s’est lâche après le premier toro a fait fuir les spectateurs et sans doute a nui à la réussite du spectacle: la piste étant transformée en bourbier.

Aucun des deux toreros toledanos dans ce qui était au fond un duel entre le nouveau et l’ancien n’a lâché le morceau. Eugenio de Mora s’est illustré par sa lidia bien menée et de belles séries à la muleta. Alvaro Lorenzo aborde la tauromachie d’une autre manière et cette fois il nous a surpris agréablement. Il communique plus sans jamais se départir d’une certaine orthodoxie avec le public. Les deux dans la cité de Domingo Ortega, le colosse de Borox, sont à féliciter pour l’aficion dans ces conditions climatiques difficiles.

Pierre Vidal

Palencia, Paco Ureña grièvement blessé

Grave blessure de Paco Ureña le triomphateur récent de la féria de Bilbao, lors de la première corrida des fêtes qui s’est déroulé vendredi soir. Il s’agit d’une double trajectoire dans la partie haute de la cuisse de 5 et 25cms. L’accident a eu lieu à la fin de la muleta face au premier toro de son lot, second toro de Bañuelos de la tarde. Le pronostic du parte facultativo est grave. La zone fémorale a été touchée. Voici le parte dans son intégralité :

Herida por asta de toro en tercio superior, cara interna del muslo derecho de unos 5 cms, con una trayectoria de 25 cms hacia arriba y afuera que produce desgarro muscular y hemorragia de colaterales venosos, con contusión del paquete vasculonervioso femoral; y otra trayectoria hacia dentro hasta plano óseo femoral. Intervenido bajo anestesia general es trasladado a la unidad de reanimación del Complejo Asistencial Universitario de Palencia. Pronóstico: grave”.

Voici le résultat de la corrida: Palencia, vendredi. Féria de San Antolín. 12 arène. Toros de Antonio Bañuelos,  

Diego Urdiales, ovation et saluts et oreille; 

Paco Ureña, blessure; 

Toñete, silence, oreille et ovation.

Hotos André Viard


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