L’ensemble des photos de cet article sont de Nicolas Couffignal

Soustons . Dimanche. Novillada de féria. demi arène d’entrée.

Arènes de Soustons : novillada des Fêtes 2019 Six novillos (dont un sobrero 4ème bis) de Bruno Blohorn, correctement présentés, braves au cheval, nobles, encastés et avec beaucoup d’options pôur

El Galo : vuelta, un avis et salut

El Rafi : un avis et une oreille, un avis et une oreille

Yon Lamothe : salut, silence

Neuf piques, cavalerie Heyral

Saut du cinquième dans le callejon, certains photographes et revisteros l’ont vu de près.

Président : Jacques Grué

demi arène et beau soleil

Très intéressante après-midi taurine 100% française dans les arènes de Soustons. Correctement présentés, braves, nobles avec beaucoup d’allant et de race, les novillos de Bruno Blohorn ont largement contribué au succès de cette novillada. On retiendra le très encasté cinquième à la fois exigeant mais aussi révélateur des qualités de son opposant et le sixième noble avec une charge très longue. Il est vraiment dommage que cette ganaderia n’ait pas plus l’opportunité de présenter ses produits en novillada ou en corrida. Il y ont plus leur place qu’en corrida portugaise.

Le premier est un novillo noble , un peu juste de forces après avoir fait une vuelta de campana. Il met en difficulté El Galo  à la cape. Après un bon tercio de banderilles, le novillero a du mal à trouver le sitio. La faena est appliquée, courageuse mais manque de structure. Le toro gagne du terrain sur le torero au point de l’accrocher à la troisième série.

Le sobrero sorti en quatrième position demande à être guidé avec autorité Si on se croise, il répond bien au cite et met la tête. Le cadet des Lagravère réalise, en respectant les règles ci-dessus, une très bonne série (la seconde de la faena) à gauche. Le reste de la faena manque de structure et ne pèse ni sur le toro, ni sur le public malgré l’engagement du novillero et un final plus trémendiste

Le second est très noble mais il manque de forces. Il s’implique bien sur les deux premières passes de la série puis perd les mains. El Rafi arrive à soutenir le novillo. A mi faena, le novillo fléchit moins, le novillero peur alors exploiter sa noblesse en restant, malheureusement, un peu froid et académique. La faiblesse reprenant le dessus, le Blohorn va à menos. L’oreille obtenue l’est après une mise à mort en trois temps et une pétition non majoritaire.

Le cinquième, après être venu saluer la presse dans le callejon , prend une grosse pique en mettant les reins. Il a beaucoup de tronco. Il est même limite violent. El Rafi canalise cette agressivité. La faena, qui transmet beaucoup d’émotion de par la grande caste du bicho et la qualité de la lidia du novillero. Le nîmois enchaîne sur les deux pitones , en s’imposant par rapport au novillo, des séries dominatrices, templées et élégantes. Dommage que l’épée limite les récompenses à une seule oreille. L’ensemble de la faena méritait mieux. Dommage aussi que personne n’ait pensé à honorer le Blohorn au-delà des applaudissements à l’arrastre .

Mauvais jour pour Yon Lamothe qui est très sévèrement touché par le troisième novillo au sortir d’une série à droite. Le landais manque de recours mais aussi en ce jour d’envie, Il fait illusion au troisième novillo mais passe à côté de l’excellent utrero sorti en sixième position qui restera inédit. Heureusement que le novillo est indulgent et le public bienveillant.

rt