Bilbao. Corridas Generales. Mercredi. 2/3 d’arène.

Toros de Victoriano del Río y de Toros de Cortés (3º et 5º), le 6º Ruiseñor, numéro 42, cárdeno capirote botinero alunarado, né en août 2014, de 541 kilos vuelta al ruedo. 

Antonio Ferrera, silence et silence après avis; 

El Juli, ovation et oreille;

Manzanares, oreille et oreille.

Javier Valdeoro et Fernando Sánchez ont salué au quatrième.

Superbe corrida de Victoriano, rématée, lourde sans excès, armée. Encastée dans l’ensemble elle a donné un jeu varié, les trois premiers avec de la classe et de la noblesse les autres plus exigeants et se livrant avec décision à la pique. Le sixième supérieur.

Antonio Ferrera vu par F de Marchi

Antonio Ferrera eut le lot le moins agréable, le premier surtout qui n’a pas donné le jeu souhaité malgré l’entrega de l’extremeño. Il le tua avec de la difficulté, en deux temps. Le quatrième demandait beaucoup mais sa caste pouvait être canalisée. Antonio y parvint en fin de faena, mais cela ne toucha pas les tendidos qui attendent de lui plus d’originalité, de fantaisie. Ce n’était pas l’objet du rendez-vous…

El Juli (Ph. de Marchi)

Sensationnel, El Juli face au quatrième sortit manso mais qui se livra cependant lors de la seconde rencontre avec le picador. Julian prit tout de suite la mesure de cet adversaire peu engageant, l’entreprenant dans un terrain minimal où il enchaîna sans jamais bouger les séries des deux côtés. Le toro se livrant à sa muleta poderosa. On n’est pas numéro un par hasard semblait dire le madrilène au public mais aussi aux professionnels admiratifs seule, l’épée, un poil tombée l’empêcha de couper les deux oreilles. Il y avait eu une pétition pour son premier ouvrage de qualité mais qui n’était pas de la même volée.

JM Manzanares (ph.de Marchi)


Au pouvoir et à l’intelligence du Juli ont répondu la plastique et la recherche esthétique de José Mari Manzanares. Il s’est donné, au premier, des facilités, mais comment résister à ce charme enjôleur, ce temple? Un recibir pour emporter l’adhésion générale. Au dernier toro, « Ruiseñor », l’alcantino eut du mal à imposer sa loi pour débuter. Quand il finit par trouver la mesure de cet adversaire exigeant, sa faena prit a nouveau cette tournure esthétique, ce « caché » qui porta sur les gradins en raison de l’importance de l’adversaire. Deux oreilles furent demandées. Mais, avec Matias au palco, c’est un exploit désormais impossible…

Pierre Michel Vidal