Borox (Tolède). Vendredi. 3/4 d’arène. Pluie battante.

Toros d’Alcurrucen 

Eugenio de Mora, oreille, oreille et oreille

 Álvaro Lorenzo, oreille, deux oreilles et deux oreilles.

Excellente corrida d’Alcurrucen qui a donné un jeu complet, noble sans naïveté, faisant le job sous la pique et se livrant avec de la transmission par la suite. L’orage qui s’est lâche après le premier toro a fait fuir les spectateurs et sans doute a nui à la réussite du spectacle: la piste étant transformée en bourbier.

Aucun des deux toreros toledanos dans ce qui était au fond un duel entre le nouveau et l’ancien n’a lâché le morceau. Eugenio de Mora s’est illustré par sa lidia bien menée et de belles séries à la muleta. Alvaro Lorenzo aborde la tauromachie d’une autre manière et cette fois il nous a surpris agréablement. Il communique plus sans jamais se départir d’une certaine orthodoxie avec le public. Les deux dans la cité de Domingo Ortega, le colosse de Borox, sont à féliciter pour l’aficion dans ces conditions climatiques difficiles.

Pierre Vidal