Saragosse, samedi. Feria del Pilar. 3/4 d’entrée.

L’image contient peut-être : 1 personne
El Cid a salué à la fin du paseo.

Toros de Hnos. García Jiménez (4º, 5º et 6º), Olga Jiménez (1º et º2) et Peña de Francia (3º), inégaux de présentation mais de bon jeu. Le toro, numéro 44, « Derribado », negro, 578 kilos, né en 1/2015 du fer de Hermanos García Jiménez, vuelta al ruedo. Le 2º et 5º ovationnés. 

L’image contient peut-être : une personne ou plus, personnes sur des chevaux et plein air

El Cid, ovation et deux oreilles;

L’image contient peut-être : une personne ou plus, personnes qui pratiquent un sport et plein air

 El Fandi, pitos et oreille; 

L’image contient peut-être : 1 personne, plein air

López Simón, silence et silence. 

A la fin du paseo on a joué l’hymne national.

Ainsi se termine la carrière d’El Cid : sur une note positive avec ces deux oreilles coupées pour son dernier toro, brindé à sa cuadrilla, et cette sortie par la grande porte du prestigieux coso de la calle Pignatelli. Beaucoup doutait de sa tournée d’adieux qu’ils présentaient comme un montage banal. En fait, il n’en aura rien été, le torero de Salteras qui a connu bien des alti y bajos dans sa carrière, il faut en convenir, a brillamment réussi l’exercice.

Manuel a pris confiance au fur et à mesure de ces rendez-vous et la chaleur que lui ont transmis les bons aficionados lui a permis de retrouver ses vertus fondamentales : le courage et le sens du temple sur lequel s’appuie son toreo. Il est dommage que la France n’ai pas été associée à ces adieux d’un torero qui aura laissé une trace aussi chez nous, souvent confronté à des corridas dures sans qu’il ne rechigne. Mais une fois de plus il faut le dire: la reconnaissance n’est pas une vertu du milieu taurin, du nôtre en particulier, plus prompt à se déchirer qu’à remercier ceux qui ont contribuer à sa fortune.

PV