novillos DARRE pour Arzacq 2020

C’est à Bars, dans sa propriété gersoise, sous la pluie hivernale que nous avons rencontré Jean Louis Darré. L’année 2019 a été rude pour lui, aussi bien sur le plan personnel que sur le plan professionnel. Ce premier rendez-vous à Arzacq, c’est pour Jean Louis une opportunité à ne pas manquer :
-Je viens à Arzacq tous les ans en tant que spectateur et je vais y débuter comme ganadero. Ca fait très plaisir et avant tout je veux remercier le Club Taurin de me donner cette opportunité. En ce début de saison je vais tenter de redorer mon blason. Parce que franchement pour bien des raisons, il me tarde que l’année 2019 se termine.
-On va parler des raisons taurines qui te contrarient : il y a eu du mauvais mais aussi du bon. Peux-tu faire un petit bilan de cette temporada ?
-Pour parler des choses positives : j’ai eu un bon novillo de l’Astarac à Castelnau-Rivière-Basse pour la « concours ». Bonne novillada entière le 14 juillet à Plaisance. Deux bons Astarac à Maubourguet et un excellent Astarcq, piqué, au festival de Samadet qui a fait une vuelta al ruedo. Bayonne s’est passé correctement aussi. Mais je me suis planté complétement avec la corrida d’Eauze.
-C’est la ligne Camino de Santiago qui a posé des problèmes, surtout…
-Oui et non ! Le Camino a bien fonctionné à certaines occasions. Ils sont bien rématés. La corrida d’Eauze c’était un autre problème. Ce ne fut pas question de tamaño ou de fer avec l’Astarac cela aurait été pareil. Avec un lot de Juan Pedro ou de Miura ça aurait été pareil. C’est un problème différend de la génétique ou de la façon dont les toros sont élevés.
-Gardes-tu le moral malgré ces difficultés ? Es-tu déterminé à continuer à te battre ?
-Oui je vais continuer parce que je ne sais faire que ça. J’ai la chance d’avoir mon fils avec moi c’est une grande richesse, mais il faut être couillu pour continuer. Avec tout ce qu’on prend dans la tête… j’essaye de garder cette lignée Astarcq, cette origine Guardiola que j’aurai aimé emmener à Aire-sur-l’Adour le 1er mai. Apparemment on n’y va pas et je le regrette beaucoup. Ce sont des encastes perdus dont tout le monde parle mais un jour on ne les trouvera plus. Si on ne donne pas un coup de main à ces façons d’élever ces encastes perdus, ce sang qui est devenu très rare, même s’il n’est pas parfait… En plus on a bien marché cette année avec Astarac je ne comprends pas pourquoi on ne permet pas de sortir avec les picadors.
-Tu ne te sens pas toujours très aidé, peu soutenu…
-Si je suis soutenu mais il suffit qu’il y ait une ou deux personnes qui se mettent en travers, je ne citerai pas de noms, pour que les projets échouent… avec la nouvelle génération de ganaderos je pense que cela se passera mieux…
Itw Pierre Vidal