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Alors que se profile une nouvelle année qui sera sans aucun doute difficile pour les organisateurs et particulièrement pour les petits je veux dire ici que l’on ne peut pas laisser faire le « marché » et assister sans réaction à une sorte de restructuration sauvage à laquelle seuls les plus gros résisteraient. Il est vrai qu’il y avait moins de spectacles taurins en France, surtout dans le sud-ouest, il y a quelques années. Le nombre de corridas a augmenté, celui des novilladas avec picadors s’est maintenu et celui des novilladas sans picadors a explosé.

C’est une bonne chose ; sauf que le public est resté globalement le même et que l’on n’a pas pu ou su attirer une « clientèle » nouvelle. Résultat ? Ce public, restreint, somme toute, est « sur-sollicité » et il doit bien faire des choix. Comme le diraient les économistes : il y a un déséquilibre entre l’offre et la demande. Plusieurs arènes importantes ont accumulé des déficits considérables et c’est sans doute pour elles l’année de la dernière chance : les aides venues de ci ou de là ne pourront pas combler les trous indéfiniment.

L’intérêt collectif devrait, dans le contexte que nous vivons, prévaloir et une certaine solidarité devrait se manifester. Or certaines date vont encore se chevaucher, les plus puissants imposant leur loi pour des raisons de commodités qui leurs sont propres, sans concertation ni considération pour la fragilité de plus modestes, inscrits sur le calendrier avant eux. Cette concurrence pourrait avoir des effets dévastateurs pour les uns et les autres. Il faut espérer que ces différends se régleront à l’amiable. Il reste encore du temps… et la concertation peut encore prévaloir.

Car comme le dit la fable de La Fontaine « On a toujours besoin d’un plus petit que soi ».

Pierre Vidal