Mois : mars 2020 Page 1 sur 16

Restez confinés avec Mehdi Savalli

Non seulement Medhdi Savalli est un excellent torero qui connut des heures de gloire comme novillero: courageux, charismatique, il avait son public et sans doute aucun autre novillero francais n’a suscité autant de passion que lui. Mais c’est aussi un excellent musicien et il a désoramis son orchestre et il fait le buzz avec cette chanson de circonstances. C’est aussi un passeur qui fait bénéficier les jeunes Arlésiens de son expérience à l’Ecole Taurine d’Arles présidée par notre ami Yves Lebas.

Quelle personnalité! Avec un concert in live ce soir à 18 heures Facebook: @destinosavallimusic .

Et pour nous rappeler les bons souvenirs cette photo de notre ami photographe Ferdinand de Marchi:

24 mai nouvelle date pour Gamarde

La corrida de Gamarde-les-Bains est renvoyée au dimanche 24 mai. La première corrida de la saison taurine du Sud-Ouest devait avoir lieu le 29 mars dernier. Les organisateurs craignent que la date du report ne suffise pas pour célébrer ce spectacle. François Lassalle, président de la Peña gamardaise, a déclaré au journal Sud-Ouest: « Bien évidemment qu’on pense à notre corrida. Mais l’essentiel, c’est de se préserver et que tout se passe bien jusqu’au moment où on pourra se retrouver dans une arène. »

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Bon anniversaire Francisco de Goya

Nous l’avions oublié mais l’Observatoire National des Cultures Taurines https://twitter.com/CultureTaurine nous le rappelait dans un tweet opportun hier: le 30 mars « 1746 naissait près de Saragosse dans la petite ville de Fuentetodos le plus espagnol des bordelais Francisco de Goya. Il nous laisse entre autre son extraordinaire série « Les taureaux de Bordeaux » considérée comme les chefs d’œuvres de l’art de la lithographie encore balbutiant ». Fêtons donc cet anniversaire avec un peu de retard car les hommes de culture sont à nos côtés. Il est bon de le rappeler.

Voici donc « Toros en Burdeos » les quatre dernières lithographies du grand peintre aficionado.

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Rajoutons qu’une remarquable exposition a présenté plusieurs de ses chef-d’oeuvres à Agen récemment.

Nouvelles annulations en Andalousie

El coso del Pino, Sanlucar, lors de la corrida en l’honneur du tricentenaire de Magellan (ABC)

C’est avec tristesse que nous apprenons la suspension ou le report de deux nouvelles férias andalouses, celle de la Manzanilla de Sanlúcar de Barrameda quine donnerait pas de corrida cette année, de Dos Hermanas (les deux dernières années sans corridas) et Sanlúcar la Mayor. La première partie de la programmation du Puerto de Santa Maria est annulée.

Annulation aux Açores

Annulation pure et simple des fameuses San Joaninas dans l’île des Açores de Angra de Heorismo, (Portugal). Quatre corridas à l’usage portugais dont une avec la participation de toreros espagnols étaient prévues.

Annulation aussi de la féria d’Osuna.

Le festival de Medina del Campo prévu le 18 avril est reporté. On attendait le retour de Pedro Gutiérrez Moya “Niño de la Capea”, Domingo López Chaves, El Juli, Matías Tejela, Miguel Ángel Perera, El Capea, José Garrido et le el novillero Borja Serrano. Bétail de Capea, San Pelayo, Domingo e Ignacio López Chaves, El Freixo, Garcigrande et Voltalegre.

Francis Wolff: « Carmen est une corrida »

Notre ami Francis Wolff, philosophe, auteur de « Philosophie de la Corrida » et de « 50 raisons de défendre la corrida » est aussi l’auteur de « Pourquoi la musique » aux éditions Fayard  un livre remarquable, présenté ainsi par son auteur : « Lorsque j’étais enfant, j’apprenais la « théorie musicale » dans de petits manuels (je ne sais pas s’ils existent encore) partagés en deux : le livret vert des questions et celui rouge des réponses. La première leçon de la première année était la suivante : « Qu’est-ce que la musique ? » ; et sur le livret rouge, il était écrit : « La musique est l’art des sons ». Quel ne fut pas mon éblouissement, à l’âge de huit ans, en découvrant cette définition ». Ainsi à l’aficionado que nous aimons comme un frère, s’unit un mélomane que nous admirons pour sa culture et sa sensibilité.

Francis Wolff fut ainsi amené à écrire le texte de présentation de Carmen, le célèbre opéra de Bizet présenté à l’Opéra Bastille – du 11 avril au 23 mai 2019. Un opéra que Nietzche lui-même loua pour son côté solaire dont un des héros, Escamillo, est un « toreador » et qui a pour décor « le cirque plein ce jour de fête ».

Chef d’oeuvre musical qui a connu une grande popularité il nous touche directement, car en réalité c’est une sorte d’hommage à la culture méditerranéenne et à ses valeurs. « Car c’est la fête du courage! C’est la fête des gens de cœur! «  comme le chante Escamillo lors de son célèbre brindis.

A réécouter, puisque nous en avons le temps. On ne s’en lasse pas…

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Mais laissons la parole à Francis Wolff dans un extrait de son texte de présentation, magnifique et peu connu des aficionados :

« CE N’EST PAS UNE HISTOIRE D’AMOUR. C’est une histoire de désir et de passions. De rapports de force. Il y est question de domination et de soumission, de violence du désir et de faiblesse de la volonté, de liberté et d’asservissement. La liberté ou la mort, chante Carmen depuis la Habanera jusqu’au finale qui la résume tout entière. « Frappe-moi donc… ou laissemoi passer ! ». Don José, symétriquement, c’est la servitude de la passion. Ses derniers mots (qui sont aussi ceux de l’opéra) le résument lui aussi : « Vous pouvez m’arrêter… c’est moi qui l’ai tuée. Ô ma Carmen, ma Carmen adorée ». Quels sentiments pourrait-il y avoir entre ces deux-là ? Il n’y a pas, dans Carmen, un seul « beau duo » de sourires ou de larmes – pas une vraie scène d’amour (« je t’aime, tu m’aimes, nous nous aimons », etc.) avec étreintes, fusion des corps et des âmes, engagements pour toujours, etc. Personne jamais ne dit « nous » ! Pas de « nous », trop de passions. Il est toujours question d’amour mais il ne se réalise jamais ; on en parle tout le temps mais rarement au présent : « tu m’aimeras », « j’aimais jadis », « je pourrais bien aimer », « je l’aimerai », « si tu m’aimais », « si je m’avisais de t’aimer », etc. De la séduction, de la provocation, de la jalousie, des luttes de reconnaissance, oui ; de la frustration, de l’obsession, de la possession, oui. Des amours, peut-être. L’amour, jamais.

(…) Pas d’autre morale que la liberté. Pas de sentiments mais des liaisons dangereuses. L’opéra Carmen est à l’image contradictoire de son héroïne. Opéra-comique à la française et tragédie grecque. Pas de duos, mais des duels. Manzanille, séguedille, issue fatale. Pas d’amour mais des rapports de force : Carmen est une corrida. »

Cité in « Francis Wolff, moments de vérité » par Pierre Vidal éditions Gascogne.

Merci de continuer à nous envoyer vos idées, vos texte préférés en lien avec la corrida : pierrevidal.ratabou@orange.fr

MARIO VARGAS LLOSA : « LA CAPE DE BELMONTE »

Mario Vargas LLosa aux arènes de TORO (ZAMORA), 13/10/12. – EFE/Mariam A. Montesinos

C’était il y a quelques jours l’anniversaire d’un grand écrivain, engagé dans la défense de la tauromachie : Mario Vargas Llosa.  Né le 28 mars 1936 à Arequipa, dans le centre du Pérou, naturalisé espagnol, auteur de romans et d’essais politiques, lauréat du prix Nobel de littérature 2010 « pour sa cartographie des structures du pouvoir et ses images aiguisées de la résistance de l’individu, de sa révolte et de son échec». Il a beaucoup écrit, des livres puissants, lyriques attachés à la réalité concrète sans emprunter la voie du réalisme magique de ses amis d’Amérique latine comme le cubain Alejo Carpentier ou le colombien Gabriel Garcia Marquez, un autre aficionado. Il a emprunté un chemin littéraire singulier. Citons quelques-uns de ses ouvrages à recommander en ces temps propices à la lecture : « La Ville et les Chiens » (son premier livre), « La Maison verte », « Qui a tué Palomino Molero ? », « La Fête au bouc », (le meilleur, de mon point de vue, qui raconte d’une manière clinique les derniers jours de Trujillo, impitoyable dictateur de l’île de Saint Domingue). Mario Vargas Llosa n’a jamais caché sa passion pour la tauromachie. Je l’ai vu, du callejón des arènes d’Acho à Lima,assis en barrera et ce jour-là, Enrique Ponce lui avait brindé son toro… ce que fit aussi le Valenciano pour son retour à Las Ventas, le 15 mai 2014, dans un brindis magnifique: « Pour vous, pour votre défense de la fiesta et pour Patricia, parce que derrière chaque génie se cache une femme exceptionnelle » (ABC).

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Brindis d’Enrique Ponce à Mario Vargas Llosa Prix Nobel de Littérature Victoriano del Rio Madrid 15/05/2014 Photo : © Ferdinand De Marchi

Dans « La cape de Belmonte », l’auteur nous conte un souvenir familial qui débute ainsi :

« La cape de Belmonte, objet mythique de mon enfance, est probablement à l’origine de ma passion pour la corrida. Elle appartenait à mon oncle Juan Erguen, le mari de la tante Lala, la sœur de ma mère (…) cette belle cape, jaune et or, rehaussée de pierreries, et témoin de faenas miraculeuses dans les arènes d’Espagne et d’Amérique, avait été offerte par le grand Juan Belmonte à son père Juan Erguen qui, venu de sa lointaine terre basque, débarqua à Arequipa ».

L’histoire raconte les avatars de cet objet merveilleux et se termine ainsi :

Qu’est devenue la chère cape de Belmonte qui fait remonter tant de beaux souvenirs de mon enfance ? Lorsque déjà adulte, je commençais à me demander si cette cape avait vraiment appartenu à Belmonte le Tragique –comme l’appelle Abraham Valdelomar dans le délicieux petit livre qu’il a écrit sur lui-, si le grand-père de mes cousines Nancy et Gladys avait été réellement un ami proche du torero, ou si toutes ces histoires que nous racontait l’oncle Juan pour nous apprivoiser quand nous étions enfants étaient de pures fables que la famille authentifiait. A-t-elle été dérobée ? Perdue au cours d’un des nombreux déménagements dont l’histoire familiale est remplie ? Peut-être fut-elle vendue à l’occasion d’une des crises économiques qui frappèrent durement, sur la fin de leur vie, l’oncle Juan et la tante Lala. Je n’ai jamais su. Mais au fond, ça n’a pas la moindre importance.  Cette cape de Belmonte continue d’exister, là où personne ne peut l’abîmer, ni la perdre, ni se l’approprier : dans la mémoire d’un ancien qui la garde, en prend soin et la vénère comme un des souvenirs les plus tendres et les plus émouvants de son enfance, cet âge qu’en toute justice on appelle l’âge d’or ».  

« La cape de Belmonte » a été publiée dans le numéro 5 de la revue « Faenas » aux éditions Verdier, en 2004, sous la direction de Jean-Michel Mariou.  

Francisco Montero à Beaucaire

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Pour la novillada du 26 juillet à Beaucaire Francisco Montero, défilera aux côtés de l’almeriense Jose Cabrera pour un défi entre Conde de la Corte et Dolores Aguirre. Le troisième homme sera connu bientôt.

Francisco Jésus Montero Schneïder (Espagne)
Il est le novillero le plus attendu de la saison. Il était maletilla en février 2019. Il a été découvert à Ciudad Rodrigo par un aficionado Arlésien qui le recueillera chez lui et réussira à le faire débuter en Juin à Boujan. Toute sa saison ira crescendo en passant par des novilladas dures dans toutes les ferias de septembre. Il finira en apothéose, en remportant le très convoité « Zapato de Oro » d’Arnedo en octobre devant des Partido de Resina. Céret ne s’y est pas trompé et lui a proposé un seul contre six le weekend avant Beaucaire.
Pour ceux de l’ATB qui n’avait pas eu la chance de le voir toréer, nous lui avons offert un Toro en décembre afin de l’aider dans son entraînement. Même les plus exigeants, d’entre nous, sont tombés sous le charme : c’est réellement le phénomène attendu de la saison 2020.

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Madrid: annulations

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Annulations des corridas du dimanche des Rameaux 5 avril et de celle de Pâques 12 avril à Las Ventas en raison de la situation sanitaire.

Souvenir de Ramuntcho

Le livre « Du Sacrifice au triomphe est en vente » auprès de son auteur costedoatroland@gmail.com au prix de 30 euros (pas de frais de port). Un bel hommage à nos amis Coursayres.

Amis aficionados Continuez à nous envoyer, les textes, les peintures, les oeuvres que vous aimez. Nous forgerons ainsi une chaîne d’union entre nous et nous montrerons à nos adversaires la beauté de la culture que nous défendons :

pierrevidal.ratabou@orange.fr

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