Entrada de la Virgen de la Esperanza de Triana, 2019, Séville.

Que l’on y croit ou pas, on ne peut pas rester indifférent à cette foi populaire qui s’exprime ici. C’est aussi une chorégraphie unique, basée sur une longue et complexe tradition qui s’est transmise de générations en générations dans un monde dominé par la consommation, l’argent, la laideur, l’injustice et les inégalités.

Comme la corrida et par les mêmes, la Semaine Sainte est critiquée désormais. Ceux qui l’attaquent ne sont pas sensibles à sa beauté, à la nécessaire spiritualité de l’être humain que l’on ne peut pas réduire à un simple consommateur. La Semaine Sainte c’est avant tout l’expression d’appartenir à une même culture, à un même peuple, le partage d’une tradition, une fierté légitime d’avoir su garder en l’état un héritage unique.

Cette année il n »y aura pas de Semaine Sainte en Andalousie. Ayons une pensée pour nos amis, nos frères espagnols si durement touchés par le coronavirus.

PV