Un nombre de toreros importants, avec la plupart des figuras (même Enrique Ponce, contrairement à ce que nous savions dans un premier temps), se sont réunis cette nuit (lundi à mardi) chez Andrés Roca Rey à Séville pour discuter de la situation et prendre (espérons-le!) des initiatives importantes dans le contexte hostile que traverse la corrida en Espagne. Parmi eux : Julián López ‘El Juli’, José María Manzanares, Morante, Aguado, Paco Ureña, Castella, Perera, Cayetano, Espartaco, Manuel Escribano, entre autres. On note aussi la présence de José Pedro Prados ‘El Fundi’ et Cristina Sánchez, représentants la Fundación del Toro de Lidia.

Dans un premier temps une manifestation est annoncée par les professionnels à Séville, le dimanche 24 mai, place d’Espagne, à 12 heures 30. Elle a pour but de protester contre les attaques inadmissible du gouvernement Sanchez et particulièrement de son vice président Pablo Iglésias dont sont victimes les taurins exclus de toutes aides et confrontés à des normes sanitaires exagérées qui empêchent la réalisation de tous spectacles d’envergure.

D’autres nouvelles sont arrivées hier soir qui vont dans le bon sens : la Junta de Castilla et Leon veut aider au montage rapide de spectacles taurins et même de spectacles taurins de rue. Elle a décidé de prendre des mesures concrètes dans ce sens.

Du côté de Burgos et d’Aranda on ne renonce pas non plus. Pour ce qui concerne Burgos, l’empresa dirigée par Alberto Garcia négocie trois spectacles (fin août?), des toreros sont contactés, des corridas ont été choisies, les spectacles seraient télévisés. Du côté d’Aranda on tentera de réaliser des spectacles taurins par tous les moyens légaux possibles. Victoriano del Rio évoque « une possible temporada d’hiver dans les arènes couvertes » ce qui est le cas d’Aranda.

Par ailleurs -et de manière concomitante, comme par hasard- on apprend par El Mundo qu’il y a du tirage dans Anoet, l’association des organisateurs de spectacles taurins. De forte personnalités, jeunes pour la plupart, dont Juan Bautista mais aussi Alberto Garcia, José Maria Garzon et Maximo Perez ont décidé de quitter la direction de l’association où demeurent les anciens : Casas (le président), Chopera, Barrera, etc. Faut-il mettre les deux événements en relation ?

En tous cas que les toreros prennent leurs affaires en mains eux-mêmes cela semble meilleure des solutions. La plus efficiente et la plus légitime maintenant que la crise semble s’atténuer en Espagne et surtout compte-tenu de la violence des attaques qui a suscité une riposte discrète jusqu’à maintenant. Les organisateurs, dans leur majorité, ne se seraient-ils pas accommodés un peu vite, bon grès mal grès, d’une « saison blanche »..?

Comme le dit Alberto Garcia dans le Correo de Burgos: « je vais travailler de mon côté et me préoccuper des aficionados. Le reste nous aurons le temps de l’analyser plus tard ».

PV