Le ministre de la culture espagnole fait un pas en direction des taurins

Ce matin, devant la Comisión de Cultura y Deporte del Congreso le ministre de la culture du gouvernement espagnol, Juan Manuel Rodríguez Uribes, a annoncé l’intégration la tauromachie dans le « fond Crea », une ligne de crédit de 40 millions d’aide en direction des « empresas dedicadas a las bellas artes ». Mercredi dernier, devant le Congrès, il n’avait pas cité les taurins. Il souhaite ainsi désormais « ne laisser personne en difficulté comme le veut le gouvernement ». Il y aura donc un possibilité d’accéder à ce crédit pour le monde taurin qui a -t-il précisé a subit « un terrible traumatisme économique après annulations des Fallas, de la féria de Séville et de la San Isidro ». Il a souhaité de plus « le retour des corridas dans des conditions normales le plus tôt possible ». Le chômage sera étendu aux professionnels de la tauromachie, dans les mêmes conditions que pour les autres travailleurs des autres secteurs artistiques.

Que n’a-t-il pas dit tout cela plus tôt ? On se réjouit tout de même de ce virage. Uribes pur produit du sérail socialiste, modéré, dans lequel se trouvent de nombreux aficionados, adopte désormais une posture en accord avec sa base politique et montre que le gouvernement Sanchez ne s’aligne pas sur les positions abolitionistes et sectaires de Podemos.

Il y aura par ailleurs une réunion avec la FTL et le ministre de la santé. le ministre néanmoins a dirigé les revendications principales des taurins vers les villes et les Régions. Rien de véritablement changé, concrètement, si ce n’est un ton différend ce qui n’est pas rien… car cela permettra un dialogue, voir une négociation.

Ces positions ont été critiquées à la fois par Vox et le PP qui ont trouvé que le ministre de la culture n’en faisait pas assez pour le secteur. Mais aussi, de l’autre bord, par le groupe parlementaire républicain par la voix de son porte-parole Joan Margall Sastre qui a demandé au ministre: « ne donnez pas un seul euro public à la tauromachie ».

PV