Mois : juin 2020 Page 1 sur 10

Annulation à Riscle

Annulation des journées taurines de Riscle, avec notamment le mano a mano entre Rafi et Solalito…

Le Tendido Risclois est une des dernières places à ne pas avoir annulé ses courses qui se déroulent le 1er samedi août.

Oui, nous sommes encore en pleine ébullition et heureux d’apprendre que d’autres projets portés notamment par l’ACTG (club taurin du Gers) frémissent pour septembre !!

Toute l’équipe espérait voir se réaliser nos journées taurines. Un calendrier ’’tardif’’ en rapport du Covid, nous a fait sérieusement y croire, en espérant bien évidement des assouplissements et une pandémie en net recul.

Rien n’est allé dans le bon sens, rien ne s’est assoupli. Mais à 3 semaines de l’évènement, il faut se rendre à l’évidence, le Tendido Risclois ne pourra pas organiser ses journées taurines cette année.

Nous remercions notre empresa Stéphane Meca qui s’est battu pour  obtenir le même plateau à moindre coût. Nous en profitons pour remercier éleveurs et tous les acteurs du plateau de leurs efforts consentis. Ainsi que la mairie qui a tout fait pour nous aider.

Nous espérons de tout cœur que pandémie et restrictions se lèvent au plus vite afin que les spectacles de fin de saison puissent se monter  sereinement. Et que nous passions du frémissement à l’ébullition dans nos arènes !

Bien évidemment, nous vous donnons RDV l’an prochain pour le 1er week-end d’août…

(communiqué)

Trophée Castella à Bellegarde

Novillos de Alain Tardieu et La Paluna pour Christian Parejo, Tristan et Fabien Castellani.

Journée taurine le 9 août à Castelnau-Rivière-Basse

Communiqué du Club Taurin de Castelnau-Rivière-Basse

Le club taurin de Castelnau-Rivière-Basse devait fêter les vingt ans de sa novillada sans picador dimanche. Hélas ! L’épidémie de Covid 19 et les conditions sanitaires qui en découlent, ont empêché que cette fête puisse se dérouler. Le club taurin de Castelnau souhaitait pourtant évoquer à cette occasion le souvenir du sénateur François Fortassin (né le 2 août 1939 à Sarp (Hautes-Pyrénées) et mort le 15 mai 2017 à Bagnères-de-Bigorre). Homme de convictions, grand aficionado, François Fortassin aida de toutes ses forces à la diffusion de la corrida. Il s’impliqua dès le premier jour, alors qu’il était encore président du conseil Général des Hautes-Pyrénées, à la réalisation de la novillada. C’est pourquoi les membres du club voulaient, pour ces vingt ans, lui rendre un hommage chaleureux. Ils souhaitent ici, évoquer ici la mémoire de ce grand aficionado, défenseur inlassable de la tauromachie.

François Fortassin Sénateur radical des Hautes Pyrénées qui a beaucoup donné pour la tauromachie

Le Club Taurin est déterminé à continuer sur la voie tracée : une nouvelle novillada sans picador aura lieu l’année prochaine. En attendant, le dimanche 9 août une grande journée taurine se déroulera à Castelnau-Rivière-Basse avec le matin deux vaches du Lartet qui seront tientées en public et le soir à 17 heures, une course landaise à la charge de la ganaderia DAL, de Michel Agruna. Un grand repas sera prévu sur place à cette occasion.

(Communiqué)  

Premiers cartels à Avila

Finito, annoncé à Avila

Premiers cartels intéressants à Avila strictement régis par les directives sanitaire. Ils sont intéressants les deux:

17/07: Concours de recortes
18/07: Finito de Córdoba, López Simón et Calita (Vellosino)
19/07: Morenito de Aranda, Manuel Escribano et Octavio Chacón (Adolfo Martín)

CT Palmas y Pitos

Malgré un contexte particulier, le Club Taurin PALMAS Y PITOS – Nîmes a tenu à organiser une journée campera concrète de solidarité ce samedi 27 juin en faveur de la Ganaderia LOS ESPEJOS.
Grace aux nombreux participants-donateurs, PALMAS Y PITOS a pu reverser à la Ganadera la somme de 637,20 €uros pour la construction du ruedo de sa placita.

Vous trouverez ci-joint une photo souvenir de la remise du chèque à la Ganadera de LOS ESPEJOS.

Municipales: bilan positif pour les villes taurines

Patrick de Carolis en compagine du maire sortant Hervé Schiavetti en barrera à Arles.

Nous, les taurins, nous ne sommes pas en dehors du monde et les résultats de ces élections municipales ne peuvent nous laisser indifférent. Ces résultats, ils nous sont très favorables puisque tous les maires des villes importantes où se déroulent des corridas et qui y sont favorables ont été réélus, pour beaucoup au premier tour. C’est le cas, dans le désordre, de Nîmes, Mont-de-Marsan, Dax, Bayonne, Céret, Béziers, Vic-Fézensac, Istres, La Brède, etc. Nos amicales félicitations à eux.

Reste le cas d’Arles avec la victoire éclatante de Patrick de Carolis sur l’équipe sortante. Arles une ville emblématique pour nous les taurins, dont les municipalités successives ont toujours soutenu les traditions provençales et se sont engagés aux côtés de l’empresa actuelle. Que fera le nouveau maire ? Il s’est déclaré en faveur de la corrida… mais c’est au pied du mur que l’on voit le maçon. Disons-le au passage il a été attaqué durement par les anti-taurins. Par ailleurs, pointons que Rémi Gaillard qui, à Montpellier, s’était fait le chantre des anti-corridas, n’a pas été élu. Le bilan est donc particulièrement satisfaisant pour le monde taurin.

Ceci-dit comment interpréter sur le plan national ces résultats ? D’abord il y a une forte abstention : 60% . C’est un chiffre énorme, inquiétant pour ceux qui sont attachés à la démocratie et nous en sommes. On peut dire que le pouvoir, dans ses manœuvres anti-corridas, comme le projet de loi porté par Aurore Bergé et Samantha Cazebonne et appuyé par le grand perdant de ces élection Stanislas Guerini (délégué général LRM), se sera tiré des balles dans le pied marginales certes mais inutiles.

Le vote écologique, quoiqu’on en dise les commentaires ce lundi matin, reste très minoritaire dans un pays où les bureaux de vote ont été largement boudés. On a beau en faire des tonnes dans les médias, cette poussée touche essentiellement les grandes villes Paris, Lyon, Marseille, Bordeaux habitées de plus en plus par une population plutôt nantie (si on en juge le prix du mètre carré) et jeune; les anciens partant vers la campagne. Ceci dit, ce mouvement écolgique ne peut nous laisser indifférent.

L’aspiration à une vie plus agréable, moins de bruit, de circulation, de pollution est bien naturelle. Il y a entre eux et nous une sorte de hiatus, une incompréhension qui sera difficile à lever mais il faut tenter de le faire. Ainsi nous devons rappeler que la tauromachie c’est la garantie concrète du maintien de la biodiversité et le respect de l’animal et que c’est, tout simplement, le droit à la liberté, à la différence dont ils sont par ailleurs d’ardents défenseurs.

Pierre Vidal   

Un été au campo

La Coordination et ses clubs membres ont décidé d’organiser cet été 3 manifestations solidaires concrètes au campo en faveur des ganaderos gardois. Ces manifestations intitulées « L’ÉTÉ AU CAMPO » s’articuleront autour du combat d’un novillo piqué, d’un érale non piqué et d’une vache en tienta pour les écoles taurines suivis d’un moment convivial bar, tapas y vino.

Le périmètre d’action retenu est le Département du Gard avec 3 ganaderias disponibles (M. BARCELO, LA VÉRONIQUE, O.RIBOULET).
Ces manifestations seront gratuites pour garder notre marqueur et principe du Printemps des Jeunes Aficionados et s’organiseront sur 3 soirs : les mercredi 08 et jeudi 23 juillet prochains et le vendredi 07 août 2020.

La prise en charge financière sera assurée à 50 % par la Coordination et à 50 % par les 17 Clubs Taurins membres qui se sont portés volontaires. Le bénéfice des consommations sera reversé au ganadero en plus de l’achat du bétail.
Les Clubs taurins volontaires formeront 3 groupes, un pour chaque manifestation et gèreront la programmation et l’organisation. Les détails seront rapidement préciés (lieu, toreros, école taurines…).

La « Course » revient

Les débuts

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« Juan Bautista Par lui-même »

J’avais posé sur ma table de chevet « Juan Bautista Par lui-même », remettant au lendemain, chaque, soir sa lecture. A tort, car franchement c’est un livre formidable. Passionnant. Facile à lire. Agréable, car les photos y sont émouvantes ou splendides. Destiné à tous les publics : les aficionados d’abord, tous ceux qui aiment Juan Bautista pour les grands souvenirs qu’il leur a procuré mais aussi, et à mes yeux c’est essentiel, pour la leçon de vie qu’il donne à tous. Pour cette trajectoire incroyable, exemplaire qui est au fond la meilleure des justifications de cet art qui nous aimons et que nous défendons bec et ongle : la corrida. Un art marqué par des destins exceptionnels, porté par des hommes de caractère, à l’engagement remarquable, à l’indéfectible loyauté, au courage physique et moral surtout intense. Ainsi, les toreros et Jean Baptiste en particulier, nous montrent ce dont l’être humain est capable, du pire -nous le voyons tous les jours-, mais du meilleur aussi.

C’est un livre de vérité que cet entretien avec le journaliste  Inego Crespo Llanos, en version bilingue, admirablement traduit de l’Espagnol par Antoine martin. Jean Baptiste, discret, secret même dans sa vie, peu expansif et parfois même excessivement sérieux, se livre ici totalement. Il avance la jambe sur tous les sujets comme il l’a fait dans ses meilleurs moments, dans les plus grandes arènes du monde. Viennent à mon esprit le grand soir de Logroño face au Victorino qu’il aurait pu indulter -si l’éleveur ne s’y était pas opposé- où cette queue coupée au toro de La Quinta au Plumaçon -la première depuis 50 ans.

Juan nous révèle ici les détails méconnus de sa vie. J’ignorais tout de cette enfance au Mas du Petit Travers, au Carnon, de ces premiers contacts avec Robert Margé et de la présence de Christian Romero. Nous assistons à une première embrouille avec Marie Sara et Simon Casas qui ne sont, en réalité, ni ses parrains et marraines ni même ceux de sœur Lola comme on a pu le dire. Là débute, dès le berceau, une longue relation conflictuelle. Juan y revient sans fard, ni sans se cacher derrière son petit doigt à la fin du livre (« Candidature à Nîmes »)… Juan, devenu empresario d’Arles, encouragé de tous côtés, tente sa chance à Nîmes et perd sur le tapis vert la gestion d’une arène qu’il pensait gagner. Une blessure à l’âme. Une injustice, venue, de son point de vue, après une série de mauvaises manières… Il brise ici l’ormetta nuisible qui règne sur le milieu taurin et c’est heureux.

Ce qu’il y a de formidable, parce que rare dans cet ouvrage, c’est que Juan ne nous cache rien de ses bons ou mauvais moments. Il se montre reconnaissant avec ses compagnons fidèles sans lesquels un torero n’est rien, mais en même temps il nous le rappelle, une vocation grandit dans la solitude et la confiance en soi : « Même si  j’ai eu autour de moi, des gens qui m’ont beaucoup apporté et la présence de mon père, j’ai découvert tout seul la plupart des choses que j’ai apprises ».

En fait c’est l’aficion, mystérieuse, qui s’est emparé de son âme dès l’enfance qui a modelé sa vie. Il ne pouvait échapper à cette destinée. Il eut pourtant un moment de perplexité : cet abandon brutal des arènes, le 13 mai 2003, après une corrida à Floirac : « J’avais perdu le feu sacré. Je ne voyais pas d’issue, j’étais dépité. J’étais dans la désillusion, je perdais de l’assurance devant le taureau ».

Heureusement pour lui, pour son entourage et pour nous, tout cela ne dura qu’un an et demi et un coup de téléphone providentiel avec José Mari Manzanares (père) le conduit à revenir pour un festival au bénéfice des victimes de inondations à Arles, sa bonne ville à laquelle il est tant attaché. La réponse du « maestro des maestros » ne lui laisse pas d’alternatives : « D’accord pour toréer le festival, Juan, mais à une condition : tu le torées toi aussi ». Avec Manzanares, dit-il, lors de la préparation de cet événement : « Je suis parvenu à me retrouver moi-même et à sentir à nouveau des choses que pour des raisons obscures, j’avais perdues durant un temps. Quelque chose comme le goût retrouvé ? »

Et c’est ainsi que Juan revint pour ce premier paseo, avec à ses côtés : Manzanares, Ojeda, Espartaco, Emilio Muñoz et El Cordobes. Beaucoup d’autres événements ont façonné la carrière de Juan Bautista, ses grandes portes madrilènes bien sûr, la Marseillaise du Wellington, les triomphes arlésiens mais aussi, le sud-ouest et, on le sait moins, ses succès en Amérique Latine, au Mexique, au Venezuela, en Equateur, en Colombie surtout où il fut une véritable star.

Juan marche avec assurance mais il a l’âme sensible comme il se doit pour un artiste et surtout il possède un lien fort à son univers. Il parle donc librement de sa femme Anne-Céline, ses enfants Liza et Louis. Il forme ce premier cercle auquel il veille avec attention, lui, l’enfant blessé par la séparation précoce de ses parents. Dans le second cercle on trouve sa sœur Lola, son oncle Marc, sa tante Francine Yonnet et sa cousine Charlotte, sa mère aussi avec il entretient un lien intime, ses amis de toujours, André Viard d’abord, Alain Lartigue, Gilles Raoux, mais aussi des toreros comme Antonio Ferrera ou El Juli avec lesquels il s’est forgé dans une dure compétition. Un regret : « j’ai pris une décision que je n’aurais jamais dû prendre, celle de me séparer de Santiago Lopez. Mais je l’ai fait ». Il choisit plutôt (en 2008) la compagnie de José Luis Marca apoderado picaresque et de son gendre, Paco Ojeda…

Mais ce qui domine dans la vie de Juan Bautista c’est la figure du père, Luc, auquel le fils ne cesse de se référer. Personne n’a compté autant que lui dans sa vie. Luc eut pour son fils une affection profonde bâtie sur l’exigence, la protection, la présence. Tout cela irrigue le texte et il parle avec pudeur de sa disparition: « Le hasard, le destin ou simplement les caprices de la vie ont voulu que sa disparition coïncide avec la semaine de Pâques, quatre jours avant la  féria. Moi je devais toréer le 31, face à des taureaux d’El Freixo. A Arles, j’ai coupé quatre oreilles lors d’une corrida très émouvante, très particulière, et surtout très dure. Beaucoup de souvenirs, des sensations très pénibles revenaient par vagues. Cependant, je me suis senti, ce jour-là, très soutenu par le public d’Arles et par mes collègues »

Pierre Vidal

« Juan Bautista par lui-même ». Editions « Au diable Vauvert ». Edition bilingue. 29 euros.

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