Morón de la Frontera (Séville), samedi. XXVI Ciclo de Novilladas des écoles taurines andalouses. 

Erales de Chamaco. 

Primitivo López “El Primi” (E.T. de Sevilla), palmas après deux avis; 

Alfonso Alonso (E.T. de Camas), oreille; 

Manuel Osuna (E.T. de Écija), deux oreilles; 

Francisco Delgado Saucedo (E.T. Rafael Ortega de San Fernando), saluts après deux avis; 

Joselito Sánchez (E.T. Antonio Osuna), deux oreilles;

Germán Vidal “El Melli” (E.T. El Volapié de Sanlúcar), oreille après avis.

Ouverture bien tardive de la temporada andalouse -en raison du Covid19- avec cette première rencontre entre écoles taurines suive par un public restreint et masqué, mais télévisée par les soins de CanalSur. Réjouissons nous de ce retour qui s’est déroulé positivement grâce à un lot charpenté et solide envoyé par Chamaco, s’inscrivant dans le type Jandilla. L’ensemble avait de la race et son lot de difficultés, le quatrième était moins coriace, le cinquième blando et le sixième fut le plus complet. Au total une opposition qui donna le piquant nécessaire au spectacle et qui fit preuve de noblesse.

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Manuel Osuna

L’ensemble des jeunes gens était motivé et aucun n’échoua véritablement, sauf à l’épée, qu’ils manient avec encore beaucoup d’approximation. L’après-midi ira à mas les plus intéressants des postulants se situant dans la seconde moitié. Solide le toreo de Manuel Osuna, sans génie non plus, mais avec un réel courage et déjà un bagage technique à considérer. Efficient à l’épée il promena une double récompense.

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Joselito Sanchez

C’est Joselito Sanchez qui connecta le mieux avec le public grâce à son allure déjà très torera et sa volonté de prouver qu’il avait quelque chose de particulier à nous dire: une toreria bien andalouse. Il fut au dessus d’un toro dont la candeur se prêtait à sa langueur qui devrait séduire les amateurs de toreo artiste.

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German Vidal, El Melli

Enfin, El Melli a manqué le coche car il fut, sans conteste, l’aspirant le plus complet sans apprêts inutiles mais faisant preuve d’une belle maturité maniant la cape avec détermination et sans que ne soit jamais touchée une muleta autoritaire et cadencée. Ses échecs à l’épée limitèrent son succès. A Sanlucar on doit être bien déçu… mais les qualités de German Vidal auront été notées par les aficionados qui ont assisté derrière leur écran à cette « première » somme toute réussie.

PV