Mois : août 2020 Page 1 sur 3

Bayonne: La Temporada 2020 définitivement annulée

Les Fêtes de Bayonne 2020 et les deux corridas prévues dans leur cadre les 31 juillet et 1er août ont été annulées en raison de la crise sanitaire liée au Covid-19. D’importants doutes persistant sur l’évolution de la pandémie, la mise en place des mesures de limitation d’accueil du public et la distanciation physique, la Ville de Bayonne se voit dans l’obligation d’annuler définitivement la saison taurine 2020 dans ses arènes. La Ville a donc pris la décision de ne pas organiser la corrida goyesque bleue du 14 août ni la Feria de l’Atlantique les 4, 5 et 6 septembre.Les spectateurs qui avaient acheté en décembre dernier des billets promotionnels par internet (à 9 €) pour la corrida du samedi 5 septembre peuvent :- soit les conserver car ils seront valables pour la corrida du samedi de la Feria de l’Atlantique 2021- soit demander leur remboursement uniquement par courriel à l’adresse suivante : arenes@bayonne.fr et en joignant le formulaire de remboursement complété (> https://bit.ly/remboursementarenes)Rendez-vous en 2021 aux arènes de Bayonne !

Le monarque aficionado

Juan Carlos était un roi aficionado. Un grand défenseur de la fiesta. Il assistait à de nombreuses corridas souvent en toute simplicité, en barrera ou sur les tendidos aux côtés de toreros comme Ortega Cano ou Enrique Ponce ou parfois de Juan José Padilla. Il a reçu moult brindis qu’il a accueilli sans ostentation. Il avait bon goût et s’était rangé derrière  les partisans de José Tomas qu’il suivait avec assiduité. Le public lui rendait bien cette passion et sa présence au palco était toujours ovationnée et rarement sifflée par une minorité. Il a gardé dans nos rangs une popularité bien méritée. Même si sa chute n’est guère reluisante, il faut le dire : il aura fait beaucoup pour l’Espagne et pour la corrida.   

Comme son père, Alphonse XIII, « une main devant et une main derrière », Juan Carlos vient d’abandonner son palais de la Zuarzela dans la pénombre ignominieuse de ce qu’il faut bien appeler une fuite, pour ne pas assumer un passé récent sulfureux et compromettant. Le départ du premier, si bien décrit par l’écrivain béarnais Joseph Peyré, un des rares témoins directs de ce moment honteux pour la royauté, fut un des éléments déclencheurs du golpe des généraux factieux mené par Franco, de l’effroyable boucherie qui suivit  et sa dictature effroyable. Quelles seront les conséquences de ce second abandon ?

De Juan Carlos -roi émérite car il avait passé le relais à son fils-, la presse people ne retient, ces dernières années, que son amour des femmes et de l’argent, son côté primesautier et jovial, ses malheureuses chasses à l’éléphant ; bref ses caprices de monarque décalé dans un pays qui se veut moderne à tout crin et résolument pro-européen.

Les nostalgiques de la République en ont donc remis naturellement une couche, le leader de Podemos, parti d’extrême-gauche, en tête. Pablo Iglesisas, véritable instigateur de la politique menée par le socialiste Pedro Sanchez avec lequel il s’est allié, veut passer à autre chose et rétablir désormais illico la République. Avec les indépendantistes Catalans, Basques ou Galiciens -mais il y en a aussi en Aragon avec le PAR-, il souhaite faire évoluer l’Espagne vers une fédération de républiques. Une fédération de républiques espagnoles dissoute dans une fédération européenne, si on veut, ce qui reviendrait à une disparition pure et simple de la nation espagnole que la monarchie symbolise.

Cela satisferait-il les indépendantistes Catalans -les plus actifs- dont le mot d’ordre est toujours plus et dont le fondement idéologique s’appuie sur une sorte de suprémacisme régional ? Non ! Ceux-ci veulent une indépendance pleine et entière. Le modèle républicain est-il par ailleurs véritablement universel ? Comme nous le vivons, en France, certainement mais peut-on dire que les royaumes européens, l’Angleterre, le Danemark, la Suède, la Norvège, les Pays-Bas ou la Belgique ne sont  pas démocratiques ? Ils ne font pas l’objet de contestations de la part de leurs populations. En revanche, nombre de Républiques proclamées écrasent les Droits de l’Homme, ce fut le cas par exemple de l’Union des Républiques Socialistes Soviétiques. Le critère en bout de course c’est la liberté de penser, parler, écrire, manifester et des royaumes parlementaires ont su préserver ces libertés mieux que nombre de républiques.

Il faut par ailleurs évoquer le rôle joué par Juan Carlos après la mort de Franco. Il se plaça d’emblée dans le camp de la démocratie et conclut le fameux pacte de la Moncloa en 1977, avec la droite représentée par Adolfo Suárez et les communistes par Santiago Carillo -ce qui était improbable-, assurant ainsi une transition douce après les années de plomb subies par la Péninsule. Tout cela au bénéfice final des socialistes qui soutiendront ce processus avant d’accéder au pouvoir.

Enfin l’attitude résolue de Juan Carlos,  le 23 février 1981, condamnant la tentative de coup d’État d’Antonio Tejero lieutenant-colonel de la garde civile s’emparant du Congrès lors du débat d’investiture du nouveau gouvernement, empêcha tout retour en arrière. Il devint alors très populaire, une sorte d’icône nationale, garant du régime parlementaire et rassemblant derrière-lui toutes les sensibilités.

Quelles seront les conséquences du départ de ce personnage symbolique pour un pays qui subit la crise sanitaire de plein fouet et qui attend avec angoisse le tsunami social qui lui tombera dessus à la rentrée, après une saison touristique calamiteuse ? Un pays dirigé par une coalition hétéroclite et fragile ; miné par le poison du nationalisme galopant…

La Monarchie résistera-t-elle à ce contexte ? La fuite amère de l’homme qui avait incarné le renouveau de la Péninsule augure mal de la pérennité des Bourbons. Ce n’est pas l’essentiel. L’essentiel c’est que le calme et la stabilité prévalent ; que nos voisins ne songent pas à solder de vieux comptes et qu’ils restent unis pour affronter le gros temps qui arrive.

La corrida sera-t-elle affectée par ce départ précipité ? Oui elle le sera du point de vue affectif car sa venue faisait partie du spectacle et on aimait bien ces longues ovations qui la saluait. Malgré tout, il comptait dans la nation espagnole et son discrédit ne manquera pas d’être exploité à notre encontre par les démagogues qui peuplent la vie politique tras los montes. On voudra faire des amalgames et nous incarnerons un peu plus le passé, c’est du moins ce que voudrons faire croire les partis d’extrême gauche ; désormais nos ennemis irréductibles.

Pourtant on peut résumer l’affaire Juan Carlos à une anecdote banale, illustrant la décadence fatale qui suit la splendeur des puissants. Ce n’est rien d’autre en réalité et c’est déjà beaucoup. On ne peut pas bâtir sur ce scénario final pitoyable aucune théorie définitive. Que cela soit dit par avance à tous ceux qui ne manqueront pas d’exploiter cette situation pour nous nuire.

Pierre Vidal

Huelva succès de David de Miranda

Plaza de toros de La Merced, Huelva. Lundi. Deuxième corrida de la Feria de Las Colombinas. Près de 2.500 spectateurs.

ANDRÉS ROMERO, oreille et ovation.

Photo Arjona Portal Taurino

ENRIQUE PONCE, ovation après pétition et ovation.

SEBASTIÁN CASTELLA, oreille et ovation.

DAVID DE MIRANDA, oreille et oreille.

Destino « La Glorieta »

2 Corridas à Alcalá de Henares

Deux corridas supplémentaires prévues cette fois à Alcalá de Henares. On annonce la présence de Enrique Ponce, Sebastián Castella et Miguel Ángel Perera, pour la corrida de Garcigrande le 28 août et d’Andy Cartagena, Sergio Galán et Guillermo Hermoso de Mendoza à cheval le 29 août encierro de Fermín Bohórquez. A noter qu’il n’y avait pas eu de corridas à Alcalá depuis 5 ans malgré de magnifiques installations.

On se réjouit de ces deux nouvelles dates et de ce retour à la corrida d’Alcala, évidemment: dans le contexte actuel tout est bon à prendre. Mais pourquoi Ponce ? Encore Ponce ? Et Martinez Erice qui met en musique cette mini-feria n’est-il pas l’apoderado de Roman ? Ce dernier qui a fait une bonne temporada l’a dernier n’aurait-il pas eu sa place ? Ce monde est bien difficile à comprendre et les règles d’après sont donc les mêmes que celles d’avant ?

Annulation de Carcassonne

Des nouvelles du CFT

Communiqué:

Un grand MERCI aux manadiers Camargue…

En ces temps incertains où toutes les opportunités de toréer en public se sont annulées les unes après les autres, il était capital que nos élèves puissent continuer leur formation devant du bétail.

Nous avons donc intensifié le rythme des entraînements pour que chacun puisse vérifier ses capacités et améliorer sa technique.

Mais tout cela a un coût et malheureusement, malgré la situation très particulière cette année, les prix pratiqués par les éleveurs français de toros espagnols sont restés au niveau de prix commerciaux comme si la temporada se déroulait normalement.
Cette situation nous empêchait de maintenir la cadence souhaitée. Nous le regrettons mais, c’est ainsi.

​Un grand MERCI aux manadiers Camargue…

Or, il se trouve que les éleveurs de toros camarguais ont, comme les éleveurs de toros espagnols, besoin de « tienter » leur bétail. Ils le font généralement avec des écoles taurines de raseteurs. Mais, à les entendre dire, ils « voient » mieux leurs vaches et leurs jeunes tau toréés à la cape !

Aussi, nous avons eu l’excellente surprise que le monde des éleveurs de toros Camargue ait répondu présent et pas qu’une fois !

​Un grand MERCI aux manadiers Camargue…

Nous avons donc bénéficié gracieusement et à plusieurs reprises de jolis taureaux et vaches, de grande classe, pour faire toréer nos élèves tout en révélant les qualités du bétail à leurs éleveurs.

C’est une relation gagnant – gagnant, comme on dit maintenant, ceci nous a permis de maintenir toujours plus activement le rythme des préparations.

​Un grand MERCI aux manadiers Camargue…

La preuve en est que chacun des manadiers, enchanté de ces rencontres, nous a donné rendez-vous l’an prochain.
Aussi, un grand MERCI à Guillaume LINSOLAS de la Manade LES BAUMELLES, à Hubert MANO de la Manade LOU PANTAÏ, à la famille BESSAC de la Manade Jacques BLATIÈRE, à Florent CHAPELLE de la Manade Albert CHAPELLE qui ont joué la carte de la solidarité avec nous. La dynamique est lancée et d’autres éleveurs de taureaux Camargue nous ont contactés pour de prochains entraînements.

Nous y sommes très sensibles et tenions à les remercier publiquement.

​Un grand MERCI aux manadiers Camargue…

PLUS DE PHOTOS ICI

Almoguera

Almoguera (Guadalajara), dimanche. Un millier de spectateurs;

Toros de Reservatauro. 

Raúl Martín Burgos, deux oreilles et deux oreilles; 

Ana Rita, deux oreilles et palmas; 

Image

Oscar Borjas, oreille et deux oreilles.

Huelva, Perera triomphe

Plaza de toros de La Merced, Huelva, dimanche. Première corrida de la Feria de las Colombinas. Près de 3.000 personnes (lleno de l’aforo permis).

Avant le paseo une délégation du syndicat des banderilleros a lu une déclaration contre la discrimination et réclamant que les toreros obtiennent des aides équivalentes aux autres salariés du monde du spectacles.

Toros de Núñez del Cuvillo, juste de présentation et de peu de caste.

Miguel Ángel Perera, ovation et deux oreilles

Cayetano, ovation avec une légère pétition et ovation

Pablo Aguado,  ovation et palmas après deux avis.

Beau succès de Perera qui débutait là sa temporada et qui a laissé loin derrière ses deux compères Cayetano et Pablo Aguado.

Navas de San Juan: récital Ponciste

Navas de San Juan (Jaén . Toros de Enrique Ponce (2º bis comme sobrero) et Hermanos Collado Ruiz

Le rejoneador José Velasco;  oreille

Photo Diario de Jaen

Enrique Ponce, comme unique espada, ovation avec salut (légère pétition), deux oreilles et la queue, deux oreilles, deux oreilles 

Entrée: lleno compte tenu de la jauge autorisée.

A l’issue du paseo une minute de silence a été observée en mémoire des victimes Covid-19.

Le Maire de la cité a remis une plaque commémorative à Enrique Ponce pour ses trente ans d’alternative.

Un hommage a été également rendu au   picador José Palomares et le  banderillero Luis Fernández « Jocho ».

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