Arles. Samedi. Première de la Feria del Arroz. Lleno de la jauge autorisée.

Corrida concours.

Toros, par ordre de sortie de Victoriano del Río, Jandilla, Santiago Domecq, Garcigrande, Alcurrucén et Pagés Mailhan.

JULIÁN LÓPEZ ‘EL JULI’, ovation et oreille.

PACO UREÑA, ovation après avis et oreille après avis.

ADRIEN SALENC, oreille après avis et oreille après avis.

Saluts de Gómez Escorial aux banderilles au sixième avec Diego Valladar. 

Carlos Pérez Hernández, a reçu le prix du meilleur picador, le prix au meilleur toro est allé à « Afortunado » de la ganadería de Santiago Domecq.

Il est difficile de dire lleno quand on voit des gradins aux deux tiers vides mais le COVID est passé par là et l’Aficion doit se contenter de ce que les autorités veulent bien leur accorder.

Dommage aussi que certains spectateurs (heureusement peu nombreux) se soient dispensés du port du masque d’autant que les caméras de Toros TV ont fait de nombreux plans sur les gradins. Avoir ce truc devant le nez est pénible mais le respect rigoureux et exemplaire des consignes est nécessaire si on veut convaincre des Préfets, souvent frileux, d’autoriser les spectacles taurins avec de plus en plus de public.

Cette course a apporté la preuve que dès que l’on fait l’effort de mettre correctement les toros en suerte, de ne pas mettre un premier puyazo qui en vaut trois, de faire rapidement le quite  quel que soit l’encaste, il est possible de piquer trois fois et de mesurer ainsi la bravoure des toros.

Les peleas des six toros d’encaste Domecq et Nuñez sortis à Arles ce jour ont donné de l’intérêt à une course qui sans atteindre les sommets aura l’effet d’un thérapie positive sur des aficionados en mal d’émotions taurines.

Le premier toro est un Victoriano del Rio (545 Kg), Petit fléchissement en sortant du toril, il met la tête dans la cape d’El Juli 

Bien mis en suerte, il prend trois piques en allant à mas. Départ du centre à la seconde  et des ¾ de la piste à la troisième en chargeant avec de plus en plus d’alegria.

El Juli l’amène des planches vers le centre et enchaîne de  bonnes séries à droite. A gauche, c’est plus compliqué mais le métier du torero lui permet de tirer quelques muletazos.

Cites à 10 m pour un bon final à droite face à un toro noble, mais un peu juste de forces, Julipié vertical et en arrière et un descabello pour conclure. Le Victoriano est applaudi à l’arrastre. El Juli salue au tiers.

Le second est un Jandilla (515 Kg). Il est piqué à trois reprises par Pedro Ithurrade. Le toro se défend plus qu’il ne pousse .  La première en partant du premier trait, la seconde et la troisième du centre , plusieurs appels sont nécessaires et le toro charge en visant le cou du cheval.

Bonne première série de derechazos de Paco Ureña puis le toro se ralentit et accroche la muleta  Bonne série à gauche mais l’ensemble manque de transmission et l’ensemble va à menos. Une demie en avant est suffisante et le torero salue au tiers.

Gros enjeu pour Adrien Salenc qui toréé dans une arène de première catégorie et devant les caméras de la télévision.

Il reçoit à la cape par deux largas de rodillas un joli exemplaire de Santiago Domecq 505 Kg). Le bicho  fait preuve de bravoure sous le fer de Perez Hernandez.

Belle arrancade à la première (trasera) , placé au centre à la seconde et au ¾  pour la troisième, il vient avec alegria ; Le dernier puyazo a été donnée avec la puya de tienta ; Dans le type de la ganaderia, le toro a du gaz et répète dans la muleta. Adrien se met à son niveau et construit une bonne faena des deux mains avec des cites de loin et une muleta dominatrice et élégante. Le français s’engage pour une entière plate. Le Santiago Domecq tombe quand sonne le premier avis. Bicho et piquero seront déclarés vainqueurs de cette corrida concours.

Le quatrième est un Garcigrande (510 Kg).

Piqué par Barroso, il vient trois fois au cheval, placé de plus en plus loin mais sans grande motivation. Peu d’allant à la première, un peu mieux à la seconde , il est mal piqué à la troisième rencontre cité des ¾ de la piste.

Des deux acteurs, c’est El Juli qui porte la faena tout seul. Le toro est noble mais fade et se ralentit au fur et à mesure que la faena se déroule. Le madrilène cite de loin, enchaînes des séries méritoires. Il coupe une oreille après un Julipié entier et en place.

Le cinquième est un Alcurrucen (550 Kg) 

Piqué par Oscar Bernal, il prend trois puyazos en venant bien au cheval . Il s’allume à a seconde mais sort seul ; A la troisième il est très bien piqué par Oscar Bernal mais sort seul à nouveau.

Début de faena timide de Paco Ureña sans lier les séries, l’ensemble va ensuite à mas avec des séries en particulier à gauche templées et qui pèsent sur un toro compliqué et dangereux.

La faena, un peu trop longue, manquant de transmission mais très technique et méticuleuse. Dommage que ce torero soit toujours aussi triste. Le public aficionado demande et obtient une oreille après une demie dont le torero sort accroché et une entière en place

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Le sixième est un Pagès Mailhan d’origine Fuente Ymbro bien présenté. Piqué par Nicolas Bertoli, tardo il prend trois piques sans grande conviction.

Il vient  sans s’investir à la première puis il gratte avant de partir à la seconde. Nouvelle attitude de manso à la troisième , le piquero doit s’employer pour provoquer la charge.

A la muleta, le toro est un manso avec un fond de caste qui se révèle souvent au troisième tiers chez les Fuente Ymbro. Il est exigeant .

Adrien Salenc construit une faena sérieuse avec un aplomb et une maîtrise étonnante chez un matador qui vient juste de prendre l’alternative. Il coupe une oreille après une entière d’effet rapide et s’ouvre la grande porte des arènes arlésiennes.

Alain Garres (texte et photos)