Mois : septembre 2020 Page 2 sur 15

Ubrique, El Melli triomphateur

Ubrique (Cádiz), dimanche quatrième novillada del XXI Encuentro Andaluz de Escuelas Taurinas. Lleno de l’aforo autorisé.

Erales de Los Millares 

Pour Ignacio Candelas (E.T.Ronda), oreille; 

Joselito Sánchez (E.T.Osuna), oreille; 

Víctor Barroso (E.T.La Gallosina-El Puerto de Santa María), deux oreilles; 

El Moli de Ronda (E.T.Ronda), oreille; 

Germán Vidal “El Melli” (E.T.El Volapié-Sanlúcar de Barrameda), deux oreilles;

Marcos Linares (E.T.Jaén), oreille. 

Dax, tarde: galerie photos

galerie photos Matthieu Saubion

Castellar de Santiago, grande corrida de Virgen Maria

Plaza de toros de Castellar de Santiago (Ciudad Real). Dimanche. 1000 spectateurs (aforo autorisé).

Toros de Santa Ana et Virgen María (5º)bien présentés de très bon jeu, le meilleur le 4º, vuelta al ruedo.

CALITA, ovation et deux oreilles .

FERNANDO TENDERO, oreille et oreille.

MARIO SOTOS, qui prenait l’alternative, deux oreilles et oreille.

Dax l’après-midi, super Luque

Dax, dimanche après-midi. Corrida. Lleno de no hay billetes de la jauge autorisée.

Toros de Pedraza de Yeltes. Le second sera remplacé par un autre du même fer après s’être cassé la corne sur le buraldero.

 Daniel Luque, oreille après avis et ovation et saluts après avis.

 López Simón, silence après avis et silence après avis

 Álvaro Lorenzo, silence et silence après deux avis.

Saluts de Mambrú et Jesús Arruga après avoir banderillé le second.

Le nouveau maire de Dax Julien Dubois a reçu une chaleureuse ovation pour le remercier d’avoir organisé cette journée.

Une minute de recueillement a été observée à la fin du paseo à la mémoire des victimes du Covid et du jeune razetteur Kevin Bruguière décédé récemment.

On a joué la Marseillaise.

Le propriétaire de la ganaderia Pedraza de Yeltes, Luis Uranga, a reçu en piste la médaille de la ville de Dax.

On attendait beaucoup de cette tarde la seule de l’année organisée dans le sud-ouest et on en sort mitigé. Il faut pourtant dégager ses aspects positifs: cette journée a eu lieu malgré de nombreux aléas et le tonnerre d’applaudissements saluant le maire est largement mérité, d’autre part elle s’est déroulée dans une ambiance responsable avec un encadrement sérieux mais jamais tatillon; sans incident au bout du compte. Ainsi a-t-elle marqué la continuité de la corrida dans le sud-ouest, ne laissant pas l’année blanche.

Sur le plan artistique les Pedraza bien présentés, astifinos et proches des cinq ans ont donné un jeu que l’on espérait meilleur. Certes ils sont allés au cheval mais avec souvent plus de violence que de bravoure véritable, ne poussant par exemple, le plus souvent que sur une corne. Par la suite ils n’ont pas transmis cette émotion que l’on attendait d’eux, mis à part le premier et le second et dans une moindre mesure le sixième.

Danile Luque encore une fois a montré le grand moment qu’il traverse. Rien ne lui résiste et, face au tambour-major auquel personne ne croyait, il s’est exprimé pleinement dans un toreo suave, élégant dans sa pureté et surtout engagé. Il y eut trois ou quatre séries, à gauche, en ouverture, de rêve tant elles étaient parfaites dans leur execution. Le toro baissa rapidement et fatalement l’ouvrage de Luque se banalisa. Une entière et une oreille qui en valait deux si le torero de Gerena n’avait pas ouvert les débats. Face au quatrième, noble mais manquant de moteur, il tenta tout et obtint quelques bons résultats grace à un toreo de ceinture habile. Il le tua à recibir et fut chaleureusement remercié.

Lopez Simon ne passa pas pas la rampe malgré une réelle volonté de plaire et de retrouver la place qui fut la sienne. Cette application se retourna contre lui et passa dans le public pour une obstination inutile, ses adversaires ne s’accordant pas à ces manières trop exigeantes. Là où Luque avait brillé par sa douceur, il voulut imprimer sa marque virile, ses allures pléthoriques et il lassa rapidement un public qui cherchait autre chose.

A court d’entrainement, c’était sa première sortie de l’année, Alvaro Lorenzo ne construisit rien de cohérent. Le public frigorifié n’entra dans aucun de ses trasteos brouillons, le plus souvent accrochés et mal terminé à l’épée pour le dernier.

La journée ne fut donc pas triomphale comme on le souhaitait, elle fut à la couleur du ciel gris et chargé avec de beaux rayons de soleil par instant, la joie de se retrouver l’emportant largement sur les aléas de cet art que nous aimons parce qu’il se nourrit de l’incertitude.

Pierre Vidal

photos Roland Costedoat

Dax , matinale: galerie Photos

galerie photos Matthieu Saubion

Dax le matin, bonnes impressions pour débuter

Dax, dimanche. Matinale. Lleno de la jauge autorisée.

Quatre novillos de Pedraza de Yeltes.

Le 4º, Portico, nº 54, castaño, vuelta al ruedo à l’arrastre. 

Maxime Solera, silence; 

Francisco Montero, oreille après avis; 

El Rafi, oreille

 José Fernando Molina, oreille. 

Débuts d’une journée très attendue par la novillada de Pedraza de Yeltes. Très bien présentés le novillos sont allés au cheval avec générosité, partant de loin et poussant avec conviction; se montrant plus compliqués par la suite, l’ensemble fut maniable tout de même; le dernier spectaculaire de bout en bout, qui a fait preuve de plus d’alegria à la muleta fera la vuelta.

Maxime Solera accueillit le premier par gaoeneras au centre de la piste. Le novillo qui fit un bon tiers de piques partait de loin et avec rectitude. Maxime ne profita pas de ces bonnes intentions. Le Pedraza partit aux planches très vite et Maxime eut des difficultés à en finir.

Francisco Montero nouvelle coqueluche de l’aficion montra qu’il avait beaucoup d’envie et qu’il possède un répertoire original: débutant par exemple par des largas de rodillas avec son capote de paseo. Par la suite, il fut souvent accroché mais ses manières singulières plurent à une partie du public. Montero assez théâtral, veut s’affranchir des canons de la tauromachie. Pour autant, pèse-t-il suffisamment sur l’adversaire ? Et ses allures ont-elles toujours le « bon goût » nécessaire dans cette enceinte ? La question divise.

« El Rafi » coupa lui aussi un trophée sans pour autant convaincre tout à fait. Il a une solide technique qui lui a permis de bâtir un trasteo sérieux mais souvent trop habile, également. Il se donne quelques avantages et manque un tantinet d’âme et de sensibilité pour qu’apparaisse sa véritable personnalité de jeune homme. Sa faena est allée de mas à menos. Il y avait à faire plus dans son duo avec l’animal le plus noble de la matinée.

José Fernando Molina s’imposa à la fois par sa technique et sa plastique mais aussi par son entrega. Il proposa les meilleures séries de la matinée face à un adversaire qui, à la muleta, transmettait plus que ses frères. Il se hissa à la hauteur de ce bon élément de Pedraza, le meilleur de la journée et il fut ainsi très fêté, comme triomphateur moral d’une matinée qui, malgré la fraîcheur et le gris du ciel augurait bien de la journée.

Pierre Vidal

Photos Roland Costedoat

Añover de Tajo

Añover de Tajo, samedi. Novillada mixte 1/2 arène de l’aforo autorisé

Novillos de Polo Saiz 5º de vuelta al ruedo,

Le rejoneador Manuel Murena oreille et oreille

A pied

Alejandro Peñaranda 2oreilles et vuelta

Marcos Linares 2oreilel et de 2 oreilles

Grenade, nouveau triomphe de Ponce

Plaza de toros Monumental de Frascuelo de Grenade, samedi. Miniferia de la Virgen de las Angustias, Patronne de la ville. Casi lleno de la jauge autorisée.

Toros de Juan Pedro Domecq (3º bis) et Parladé (3º devuelto).

A la fin du paseíllo on a gardé une minute de silence à la mémoire de Paquirri à l’occasion du 36 ème anniversaire de sa mort et pour les victimes du Cobid .

Photo CARMEN MOYA – PUERTA GRANDE

ENRIQUE PONCE, oreille et deux oreilles

CURRO DÍAZ, silence et oreille.

SEBASTIAN CASTELLA, oreille après avis et oreille.

Rien ne ressemble plus à une corrida de Juan Pedro qu’une corrida de Juan Pedro. Ainsi cette soirée ressemblait à celle de la veille à Cabra. Un lot correct de présentation, juste de force qui a manqué de race sauf le quatrième, encasté. Le tiers de piques étant escamoté totalement.

Le trois maestros sont d’immenses professionnels avec une expérience et des capacités techniques supérieures qui s’expriment parfaitement face à ce type d’opposition. La maestria de Ponce n’étonne plus, ses manières plaisent elles ne surprennent pas pourtant; ce qui surprend tout de même c’est cette aficion qui ne se dément pas malgré le temps.

Toreria de Curro Diaz dont l’élégance s’appuie sur une véritable autorité et une lucidité dans la conduite de son travail; il n’a pas plié à son second passage construisant un trasteo ferme de bout en bout. Il a une vraie personnalité qui ne pâlit pas au voisinage de ces deux autres compagnons de cartels, authentiques figures.

Entrega de Sébastien Castella à qui échut un lot retors mais qu’il sut assujettir ajoutant des détails spectaculaires, comme cette changée inattendue au sixième. Il l’abattit d’un estoconazo en toda ley. Le bitterois fait contre mauvaise fortune bon coeur et n’a rien cédé aux aléas du sorteo Les trois toreros ont brillé à la cape dans des cortes différends.

Enfin, grande brega de Chacon et deux paires de banderilles remarquables de Viotti, au dernier toro de la soirée.

Le 26 septembre 1984

Photo ABC

Le 26 septembre 1984 s’est éteint, à l’hôpital de Cordoue, le grand Francisco Rivera Paquirri blessé à mort, dans la petite ville de Pozoblanco par un toro de Sayalero y Bandres. Il mourut dans des souffrances atroces après avoir été transporté de l’infirmerie immonde de l’arène à l’hôpital cordouan. Ce fut pour les aficionados un choc terrible car Paquirri survolait alors la tauromachie et avec son toreo courageux, dominateur, enjoué il semblait intouchable. Torero populaire qui avait gagné le cœur du grand public, il fut pour cela critiqué, à tort, par une partie sectaire et minoritaire de l’aficion.

Nous, nous l’aimions sincèrement et ce matin-là nous avions envie de pleurer et de dire: pas ça pas lui !

PV

LISBONNE

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