Mois : octobre 2020 Page 1 sur 13

Lunel, forfait d’El Rafi

Forfait du novillero «El Rafi pour la tienta du dimanche 1er  novembre à Lunel…

Ayant été déclaré positif au COVID-19, Rafi a dû déclarer forfait pour la tienta de machos du dimanche 1er novembre après-midi dans les arènes de Lunel.

Une lueur d’espoir à Badajoz

Dans ces moments de désolation où l’existence même de la tauromachie est menacée par le virus pour commencer mais aussi par l’attitude intolérante du pouvoir espagnol et, désormais la démagogie de l’Europe, il faudra se rappeler de qui a fait quoi. De ceux qui ont abandonné le navire ou de ceux qui sont restés sur leur Aventin en attendant que montent les enchères. Certes la « Gira de la reconstrucion » aura maintenu la flamme dans la tempête mais à quel prix et avec quel résultat ? Médiocre pour ceux qui l’auront suivi dans son ensemble, mis à part l’exceptionnel exploit de Finito de Cordoba, alors que nous avions tant besoin d’enterga totale, de passion dans ces circonstances si dures.

Il y eut cependant un moment dans cette vallée de larmes qui restera gravé dans le marbre des aléas historiques: le récent un contre six d’Antonio Ferrera à Badajoz. Le contexte donne une valeur plus grande encore à la prestation exceptionnelle du torero extremeño. Après une telle soirée un anti-taurin sincère ne pourra que rester bouche-bée… en admettant qu’existent des anti-taurins sincères, ce qui est peut-être le cas. N’y a-t-il pas des brebis égarées ?

Antonio est sorti por todas, il se l’est joué toute la soirée ; il a conduit sa prestation avec habileté construisant un ensemble qui nous questionne, nous les aficionados, sur le ronron du spectacle actuel et sur la manière de faire bouger les lignes pour cette transformation dont il a bien besoin.

N’oublions pas que tout cela fut exécuté devant un lot de respect, très armé, de plus de cinq ans parfois et qui ne s’est pas laissé faire. Le mérite du maestro est proportionnel à cette opposition sévère qui faillit à deux reprises l’envoyer ad patres. Le site Aplausos recense les huit moments où Antonio a dérogé à ce qui est devenu la norme d’un spectacle, pour beaucoup, ennuyeux, parce que prévisible dans son déroulement et qui a rompu avec ses bases populaires et surtout avec la jeunesse.   

1 –Chauffeur matador, au volant de sa R5, parce que le spectacle débute avant la corrida, dans la rue même.

2-Toutes cuadrillas et le mayoral ont salué au début du spectacle. Un hommage à tous les acteurs, impeccables dans l’ensemble.

3-A cinq reprises Ferrera a tué en marchant dans son style particulier. Il renouvelle sans la diminuer la suerte suprême.

4 Suerte de picar en los medios c’est-à-dire des planches vers le centre ce qui eut pour conséquence un batacazo et deux grandes piques. controversé mais émouvant.

5- Des aidées de la gauche, idée simple qui n’a jamais été réalisée.

6-Naturelles de la droite, une invention de Joselito, reprise à bon escient.

7. La garrocha. On retrouve là les origines même de la tauromachie et ces vieilles suertes décrites par Goya.

8-Lidia et banderilles ensemble. Antonio a déjà réalisé cet exploit à Salamanque, il demande une condition physique et une intelligence du combat remarquable.

Il reste encore beaucoup à explorer dans le registre du toreo, tombé dans l’académisme porté par la multiplication des écoles taurines et par une critique dont le bon goût et le critère ultime. Le charisme, le génie, la volonté cela ne s’apprend pas. Et la critique artistique a toujours été dans son ensemble conservatrice. Il faut avoir le courage de faire trembler les colonnes du temple pour relancer un art figé, qui perd ainsi sa propre substance et sa raison d’être qui est fondamentalement de nous étonner et de nous émouvoir. Sa justification même.

On dira ce qu’on voudra, Antonio Ferrera a montré le chemin et, à Badajoz, dans la nuit qui nous enveloppe, il y eut une lueur d’espoir.

Pierre Vidal

Guijuelo

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Nouvelle date à Vauvert

Suite à l’impossibilité d’organiser la journée taurine en association avec le club taurin El Campo, à cause de la réglementation sanitaire, nous décidons de maintenir le tentadero de machos avec Solalito et Kike. 

Malgré notre jeune existence, nous prenons l’initiative d’organiser seuls cet événement afin d’aider nos jeunes toreros en cette période difficile. 

L’entrée sera gratuite, et pour nous aider à réduire le coût de l’événement, une tombola avec 5 lots sera proposée.

NdR : souhaitons que les nouvelles mesures sanitaires à l’étude n’empêchent pas la célébration de ce tentadero. Suerte !

« On a peur que Vergèze devienne définitivement un village dortoir »

Avec un peu de retard… Mais c’est tellement vrai!

  • Les deux présidents Camille Martinion et Henry Diop, "étonnés".Les deux présidents Camille Martinion et Henry Diop, « étonnés ».

Publié le 19/10/2020 à 05:06 , mis à jour à 05:13

https://www.midilibre.fr/2020/10/19/on-a-peur-que-vergeze-devienne-definitivement-un-village-dortoir-9148495.php?fbclid=IwAR1h9elnwVlMfx63pkPoev_7x8ME-HEnbWeg1grFUUkhREZi-bhWq0Ta2T0

En découvrant sans préavis la décision de la nouvelle maire, les membres du club taurin Fiesta brava de Vergèze-Mus-Codognan y ont vu un enterrement de première classe pour leur association qui vit (qui vivait) sa 32e année d’existence.PUBLICITÉ

« Le club taurin et les Areneros ne pouvant plus assumer ce qui est la raison d’être de leur association, décident de se retirer de toute animation taurine du village », annonçaient-ils aussitôt dans un communiqué qui a alerté les défenseurs des traditions taurines de la suppression de la feria du Rhôny, déclenchant une série de réactions en chaîne (lire ci-dessous).

« C’est notre passion qui est prise pour cible, constate Camille Martinion, président de Fiesta brava et Henry Diop son homologue des Areneros. On respecte le maire mais on pense qu’elle se trompe profondément. On en est très déçus, même si nous recevons beaucoup de soutiens.

Fiesta brava, club de tauromachie espagnole membre de la Coordination des clubs taurin de Nîmes et du Gard rassemble 70 adhérents. Les Areneros, eux, sont une vingtaine. Les deux associations affichent un budget de 30 000 € récoltés grâce aux diverses manifestations qu’elles organisent. « On a appris que pour la municipalité, c’était un problème budgétaire et de sécurité, s’étonne Camille Martinion. On est surpris car la sécurité a été revue à la hausse, contrairement à la subvention qui oscille entre 5 000 et 7 000€ et ne sert du reste qu’à régler les animations lors des soirées de la feria du Rhôny. Tout ce qui se passait aux arènes relevait de nos fonds propres.

Les traditions taurines à Vergèze, font-ils valoir, sont une tradition.  » On a fait découvrir de jeunes talents. On faisait travailler des ganaderias locales et on avançait en osmose avec le club Lou Mintau pour les animations camarguaises. On a peur que Vergèze devienne définitivement un village dortoir. »

"On a peur que Vergèze devienne définitivement un village dortoir"

Gamarde, Dorian Canton remplace Clemente blessé

Samedi 7 Novembre prochain, à partir de 17H (arriver si possible une heure avant), la Peña Gamardaise a choisi Dorian CANTON pour compléter le cartel de sa Fiesta Campera, aux côtés de Thomas DUFAU et SERRANITO.On se souvient, bien sûr, de son alternative, l’an dernier, à Villeneuve de Marsan, le 6 Août, le témoin n’étant autre que… Thomas Dufau ce jour-là !Nous sommes heureux de pouvoir lui procurer l’occasion de montrer à 19 ans son talent devant un toro de respect et de se mesurer aux expérimentés Thomas Dufau et Serranito. Il y aura « match » le 7 Novembre à Gamarde !

Double inauguration de la peña Parejo

Double inauguration pour la création de la « Peña Christian Parejo »!
Le novillero Christian Parejo, originaire de Chiclana est en résidence depuis deux ans à Béziers, ville jumelée avec la cité andalouse. Son pays d’adoption va l’honorer par la création de sa première Peña avec deux dates d’inauguration sur les deux rives de la France taurine où il a triomphé comme novillero sans picador.
La première se déroulera dans la région de ses premiers succès d’une carrière s’annonçant prometteuse. En effet, la « Peña Christian Parejo » vous invite dans le Sud-Ouest le dimanche 6 décembre en Astarac chez l’éleveur Jean-Louis Darré. Il tuera deux novillos du Camino de Santiago dans cette région où l’aficion l’a vu triompher lors des non piquées de Dax, de Vic-Fezansac ou remporter les trophées d’Arzacq et le prestigieux Bolsin de Bougue entre autres. Cette journée au campo sera accompagnée d’une ferrade et d’un repas champêtre (réservations obligatoires uniquement pour les repas).

cp26h


La seconde inauguration se fera pour le Sud-Est, dimanche 13 décembre, à la manade Margé sur ses terres d’adoption, alors qu’il a remporté dernièrement le Prix « Sébastien Castella » à Bellegarde. La nouvelle peña vous invite a venir voir le novillero andalou aux Monteilles face a 2 novillos de la maison. Pour ceux qui le désirent la matinée taurine sera accompagnée d’un apéritif et d’un repas au Domaine.(réservations obligatoires uniquement pour les repas)
Réservations pour le 6 décembre en Astarac – 40€ par personne -: T. Cerqueira 06 13 01 18 05 – toreroparejo@gmail.com
JL. Darré : 06 10 49 27 36
Réservations pour le 13 décembre aux Monteilles – 45€ par personne T.Cerqueira:06 13 01 18 05 – toreroparejo@gmail.com

Journée au campo en Astarac

« Emilio de Justo Les Clés du triomphe »

Livre d’entretiens du journaliste taurin Antonio Arévalo avec le matador Emilio de Justo où ce dernier retrace son parcours, les épreuves qu’il a dû surmonter, ses échecs mais aussi ses plus belles victoires. Il nous parle également de l’intimité du torero, de ces moments de solitude où germe le toreo, de sa préparation, aussi bien physique que mentale et bien entendu du toro, de ce qu’il lui a appris et de ce qu’il lui transmet.

Dans le livre est inséré un cahier illustré avec de remarquables photos et les dernières pages sont consacrées aux témoignages de personnes qui lui ont été et lui sont toujours proches, comme l’éleveur Victorino Martín, son banderillero « Morenito d’Arles » et celui qui lui apprit à manier les leurres au tout début, le matador Rafael Cañada.

Si vous souhaitez vous procurer ce livre, il est désormais disponible chez votre libraire ou sur Amazon, Cultura, Décitre, Fnac…

« Emilio de Justo Les clés du triomphe » aux Éditions Gascogne. Prix : 15 €.

Fin de temporada à Lunel

Visuel Lunel 261020

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