Mois : octobre 2020 Page 2 sur 14

Et la lĂ©gende peut s’Ă©crire

Par Inca Virgo Arte

Hier, lundi 24 juin 2019…Badajoz…Jour de fĂŞte…Jour de corrida…ArrivĂ©e insolite…

Une R6 dans sa simplicité populaire, étincelante de sa blancheur du passé, s’ouvre un passage pour atteindre les arènes. A l’intérieur, trois silhouettes scintillantes de leur destin hors norme confèrent à cet aréopage un caractère surprenant, presque incongru…

Oh, non ! quand mĂŞme ! un torero, qui dans nos esprits, est Ă  l’effigie d’un hĂ©ros, un torero arrive dans un grand vĂ©hicule ou dans une voiture de luxe, ou dans une calèche…mais, pas dans une R6, mĂŞme si elle peut ĂŞtre rĂ©pertoriĂ©e voiture ancienne. La R6, vous savez, la petite berline des annĂ©es 70, voiture basique, pratique, Ă©conomique qui n’a jamais Ă©veillĂ© l’admiration ni l’envie par son manque d’esthĂ©tique ! 

Ce lundi 24 juin de l’année 2019, à Badajoz, l’image fait sourire. Néanmoins, en la regardant, derrière mon amusement, j’ai ressenti une pointe d’étrangeté, de curiosité…La suggestivité des images n’est plus à démontrer. Dans notre monde de communication visuelle, la publicité l’exploite à tout va. Mais avant elle, grâce à la peinture, à la sculpture, à l’utilisation de la caméra et à bien d’autres expressions, les artistes se sont exprimés, ont parlé au Monde, ont parlé du Monde, réveillant des émotions, des rêves, des interrogations humaines, sociales, politiques…

Et là, cette image interpelle, ne laisse pas indifférent.

Pour comprendre, revenons en arrière. Antonio Ferrera a connu une carrière chaotique dessinĂ©e par des corridas dures. A Badajoz, le 14 mai, il se jette d’un pont. Il se jette dans les bras de la dame blanche qui desserre son Ă©treinte. Ce n’est pas son heure. Et l’on peut se demander ce qu’elle a bien pu lui susurrer Ă  l’oreille ou au cĹ“ur, car le torero est Autre ou bien reconnectĂ© Ă  son ĂŞtre le plus profond, le plus intime…Car, le 1er juin, seulement quinze jours suivant ce que l’on qualifie de drame, dans les arènes intransigeantes de Madrid, accouplĂ© Ă  « Bonito Â» de Zalduendo, il rĂ©alise la plus belle et la plus inspirĂ©e faena de sa carrière. Lui, le torero taxĂ© de « pueblerino Â» (tout juste bon Ă  charmer le public des villages), tel le phoenix, renaĂ®t de ses cendres, encensĂ©, glorifiĂ© par la presse.

« Pueblerino Â», mot-clĂ© que va symboliser la superbe R6. Antonio Ferrera assume son destin et le clame !

Le samedi 22 juin, Antonio Ferrera arrive aux arènes de Badajoz dans son carrosse, la R6. Avec des passes longues, expressives et très liĂ©es, ponctuant une faena Ă©blouissante d’improvisation, il gracie « Jilguero Â» de Victoriano del Rio. Triomphe !

Le lundi 24 juin, dans cette mĂŞme place, il est au programme avec l’élevage de Zalduendo. Superstition respectĂ©e… Il rĂ©itère et se dĂ©place dans sa R6. Magnanime, le torero aguerri emmène avec lui les deux autres jeunes toreros, GinĂ©s MarĂ­n et David de Miranda, les plaçant ainsi sous les auspices de la petite berline. On croirait un dĂ©but de film Ă  la Walt Disney ou Ă  la Steven Spielberg. Et la petite R6 jette son dĂ©volu magique sur les trois diestros. Antonio Ferrera rĂ©pète ses prouesses dans une faena des plus inspirĂ©es, pleine d’émotions, et gracie « Juguete Â», GinĂ©s MarĂ­n coupe deux oreilles, et David de Miranda reçoit une ovation et une oreille. Le trio de lumières s’en retourne les bras chargĂ©s de trophĂ©es et chose peu courante voire très rare, deux toros graciĂ©s dans une feria de trois jours.

Alors oui, ce lundi 24 juin, dans le vĂ©hicule de la modestie de leur cĹ“ur, le trio rutilant de ses prouesses fait le buzz ! DĂ©sir de rompre avec la pesanteur des codes, avec les prĂ©jugĂ©s, avec la superficialitĂ© sociale…DĂ©sir de dĂ©fier ceux qui n’ont pas cru en eux…DĂ©sir de dĂ©fier les injustices…DĂ©sir de montrer ce qu’ils sont rĂ©ellement, sans artifice dans la vie quotidienne comme devant les toros… L’instigateur–conducteur de la très dorĂ©navant cĂ©lèbre R6, Antonio Ferrera, chef de lidia, pourrait nous en conter un peu plus, ou non, car parfois, le sens de nos actions dĂ©passe notre première intention, de surface, rĂ©vĂ©lant ainsi les coulisses de notre inconscient.

En effet, la situation expose un contraste détonnant entre la simplicité du véhicule et ses passagers vêtus d’un habit chargé d’or, d’un habit d’un autre ailleurs. Situation métaphorique grâce à laquelle ces hommes, dont le destin est lié à celui des fauves, nous révèlent les différentes facettes du prisme de leur vie si particulière, voire extra-ordinaire : simplicité, vulnérabilité, humilité, force et grandeur d’âme…

Enfin, on ne saura jamais qui de la R6 ou du talent des matadors ou de la noblesse des Ă©levages a permis la victoire, peut-ĂŞtre est-ce un mĂ©lange des trois ? … Ah ! Les Artistes !

Et la légende peut s’écrire…

Aujourd’hui… la lĂ©gende continue Ă  s’écrire…

Nous sommes en 2020, la saison tauromachique fut triste, grise sous le nuage conquĂ©rant du « coronavirus Â», un spĂ©cimen couronnĂ© tel un empereur et assoiffĂ© d’humains. Dans la rĂ©sistance, quelques ruedos, tels des rayons de soleil, ont permis quelques Ă©claircies.

Antonio Ferrera participe à la lutte. Il est ce samedi 24 octobre 2020 dans sa ville Badajoz. Il veut tracer sur la terre des arènes, encore et encore, les lignes, les volutes, les arabesques dans lesquelles les chants de la rencontre la plus mystérieuse qu’ait porté cette planète, vont s’égrener.

Il affronte six toros de l’élevage de Zalduendo… RĂ©itĂ©rer, revivre des moments d’émotions…

Antonio Ferrera, seul, en habit de lumières, arrive aux arènes au volant de sa maintenant très cĂ©lèbre berline, toujours Ă©tincelante de blancheur, et Ă©crin de souvenirs de l’enfant qui dĂ©couvrait les toros avec son père. Il est Ă  supposer, vu son Ă©tat, qu’elle est bien bichonnĂ©e…

Les toros sont lĂ … Le matador est lĂ , l’artiste est lĂ … prĂŞt comme le poète, comme le peintre, il va se plonger dans la matière première pour exprimer son art, pour donner plaisirs et Ă©motions Ă  son public. Il entre dans le ruedo, les Ă©paules revĂŞtues d’un capote dĂ©corĂ© de coups de pinceaux de multiples couleurs, original de crĂ©ativitĂ©, et sur lequel sont tracĂ©s trois mots, devise pleine d’espoir du torero-artiste « creer es crear Â» (croire c’est crĂ©er).

Tout d’abord, gĂ©nĂ©reux, il fait participer Ă  son champ de cĂ©lĂ©britĂ© tous ses compagnons de combat. Ganadero, picadors, banderilleros, toreros sont invitĂ©s au centre du coso pour partager les applaudissements des spectateurs. Puis, il dĂ©ploie son toreo d’une grande variĂ©tĂ© : classique, baroque, fleuri, crĂ©atif… Et malgrĂ© les accrochages, dont un très violent en posant les banderilles « al violĂ­n Â», effleurant l’étreinte de la dame blanche, son Ă©nergie vibrante ne faiblit pas. Il se donne, il se donne, faisant une chiquenaude Ă  l’orthodoxie avec, oh surprise, une suerte de piques depuis le centre, des mises Ă  mort originales…

Ces dernières sont maintenant estampillĂ©es. Elles rĂ©vèlent une symbolique dans ce combat mythique. L’éloignement d’une quinzaine de mètres mis entre le matador et le fauve rappelle la distanciation ontologique existante entre ces deux vies. Puis, le diestro parcourt le terrain, pas Ă  pas, calmement, sans jamais quitter des yeux son adversaire. Par ce chemin, l’homme interprète le rĂ´le mĂ©taphysique de son action sur la terre aboutissant Ă  une mort-victoire d’un espace gagnĂ©. Attente… tension… tendues Ă  l’extrĂŞme vers le point infime de la jonction du corps et de l’acier… L’homme, au dernier moment, la muleta dirigĂ©e sur le mufle, fait baisser la tĂŞte au fauve. Il domine, mais… jusqu’à la pĂ©nĂ©tration pleine et entière de son Ă©pĂ©e, puis, rapidement, le retrait de son corps des cornes, le moindre mouvement erronĂ© peut changer le cours de la rencontre.  

La mise Ă  mort originale, « a encuentro Â», du maestro Antonio Ferrera aboutit Ă  des coups d’épĂ©es magistraux. De ce coĂŻt fulgurant, il en sort Ă©lectriser, dans la transe de l’émotion, visage aux expressions de la jouissance… De la Mort vaincue, il est dans sa pleine Vie ! Messager du mythe du voyage de l’homme sur Terre…

Au micro du journaliste de la tĂ©lĂ©vision, le torero glorifie le toreo pour les valeurs humaines et personnelles qui sont transmises pour grandir l’âme. Il remercie avec beaucoup d’émotion sa cuadrilla pour son attention et son dĂ©vouement Ă  chaque moment, le public de cette arène et des arènes des autres pays, car cette après-midi Ă©tait un hommage au monde taurin de tous les pays qui maintiennent la flamme de l’essence de cet art…

Ainsi, de nouveau, sortie triomphale de ce grand torero qui a su, par on ne sait quel sortilège, donner Ă  son toreo autrefois survoltĂ©, une autre dimension crĂ©ative et de plĂ©nitude…

Point de lauriers, point d’escadron d’accompagnateurs… Seul, le corps et le cĹ“ur vibrants encore des instants vĂ©cus intensĂ©ment dans cette danse mystĂ©rieuse avec le fauve, il reprend le volant de sa R6… Seul… SimplicitĂ© et profondeur d’une vie d’artiste qui s’accomplit sous les scintillements divins de son habit de lumières…

Et la lĂ©gende s’écrit…

Inca Virgoarte « Picaflor Â»

Juin 2019 – octobre 2020

Constantina envers et contre tout…

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Mexique

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Istres Ă  la prĂ©sidence de l’UVTF

Lunel, forfait d’El Rafi

Forfait du novillero «El Rafi pour la tienta du dimanche 1er  novembre Ă  Lunel…

Ayant été déclaré positif au COVID-19, Rafi a dû déclarer forfait pour la tienta de machos du dimanche 1er novembre après-midi dans les arènes de Lunel.

Une lueur d’espoir Ă  Badajoz

Dans ces moments de dĂ©solation oĂą l’existence mĂŞme de la tauromachie est menacĂ©e par le virus pour commencer mais aussi par l’attitude intolĂ©rante du pouvoir espagnol et, dĂ©sormais la dĂ©magogie de l’Europe, il faudra se rappeler de qui a fait quoi. De ceux qui ont abandonnĂ© le navire ou de ceux qui sont restĂ©s sur leur Aventin en attendant que montent les enchères. Certes la « Gira de la reconstrucion Â» aura maintenu la flamme dans la tempĂŞte mais Ă  quel prix et avec quel rĂ©sultat ? MĂ©diocre pour ceux qui l’auront suivi dans son ensemble, mis Ă  part l’exceptionnel exploit de Finito de Cordoba, alors que nous avions tant besoin d’enterga totale, de passion dans ces circonstances si dures.

Il y eut cependant un moment dans cette vallĂ©e de larmes qui restera gravĂ© dans le marbre des alĂ©as historiques: le rĂ©cent un contre six d’Antonio Ferrera Ă  Badajoz. Le contexte donne une valeur plus grande encore Ă  la prestation exceptionnelle du torero extremeño. Après une telle soirĂ©e un anti-taurin sincère ne pourra que rester bouche-bĂ©e… en admettant qu’existent des anti-taurins sincères, ce qui est peut-ĂŞtre le cas. N’y a-t-il pas des brebis Ă©garĂ©es ?

Antonio est sorti por todas, il se l’est jouĂ© toute la soirĂ©e ; il a conduit sa prestation avec habiletĂ© construisant un ensemble qui nous questionne, nous les aficionados, sur le ronron du spectacle actuel et sur la manière de faire bouger les lignes pour cette transformation dont il a bien besoin.

N’oublions pas que tout cela fut exĂ©cutĂ© devant un lot de respect, très armĂ©, de plus de cinq ans parfois et qui ne s’est pas laissĂ© faire. Le mĂ©rite du maestro est proportionnel Ă  cette opposition sĂ©vère qui faillit Ă  deux reprises l’envoyer ad patres. Le site Aplausos recense les huit moments oĂą Antonio a dĂ©rogĂ© Ă  ce qui est devenu la norme d’un spectacle, pour beaucoup, ennuyeux, parce que prĂ©visible dans son dĂ©roulement et qui a rompu avec ses bases populaires et surtout avec la jeunesse.   

1 â€“Chauffeur matador, au volant de sa R5, parce que le spectacle dĂ©bute avant la corrida, dans la rue mĂŞme.

2-Toutes cuadrillas et le mayoral ont saluĂ© au dĂ©but du spectacle. Un hommage Ă  tous les acteurs, impeccables dans l’ensemble.

3-A cinq reprises Ferrera a tué en marchant dans son style particulier. Il renouvelle sans la diminuer la suerte suprême.

4 Suerte de picar en los medios c’est-à-dire des planches vers le centre ce qui eut pour conséquence un batacazo et deux grandes piques. controversé mais émouvant.

5- Des aidées de la gauche, idée simple qui n’a jamais été réalisée.

6-Naturelles de la droite, une invention de Joselito, reprise Ă  bon escient.

7. La garrocha. On retrouve là les origines même de la tauromachie et ces vieilles suertes décrites par Goya.

8-Lidia et banderilles ensemble. Antonio a déjà réalisé cet exploit à Salamanque, il demande une condition physique et une intelligence du combat remarquable.

Il reste encore beaucoup à explorer dans le registre du toreo, tombé dans l’académisme porté par la multiplication des écoles taurines et par une critique dont le bon goût et le critère ultime. Le charisme, le génie, la volonté cela ne s’apprend pas. Et la critique artistique a toujours été dans son ensemble conservatrice. Il faut avoir le courage de faire trembler les colonnes du temple pour relancer un art figé, qui perd ainsi sa propre substance et sa raison d’être qui est fondamentalement de nous étonner et de nous émouvoir. Sa justification même.

On dira ce qu’on voudra, Antonio Ferrera a montré le chemin et, à Badajoz, dans la nuit qui nous enveloppe, il y eut une lueur d’espoir.

Pierre Vidal

Guijuelo

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Nouvelle date Ă  Vauvert

Suite Ă  l’impossibilitĂ© d’organiser la journĂ©e taurine en association avec le club taurin El Campo, Ă  cause de la rĂ©glementation sanitaire, nous dĂ©cidons de maintenir le tentadero de machos avec Solalito et Kike. 

MalgrĂ© notre jeune existence, nous prenons l’initiative d’organiser seuls cet Ă©vĂ©nement afin d’aider nos jeunes toreros en cette pĂ©riode difficile. 

L’entrée sera gratuite, et pour nous aider à réduire le coût de l’événement, une tombola avec 5 lots sera proposée.

NdR : souhaitons que les nouvelles mesures sanitaires à l’étude n’empêchent pas la célébration de ce tentadero. Suerte !

Gamarde, Dorian Canton remplace Clemente blessé

Samedi 7 Novembre prochain, Ă  partir de 17H (arriver si possible une heure avant), la Peña Gamardaise a choisi Dorian CANTON pour complĂ©ter le cartel de sa Fiesta Campera, aux cĂ´tĂ©s de Thomas DUFAU et SERRANITO.On se souvient, bien sĂ»r, de son alternative, l’an dernier, Ă  Villeneuve de Marsan, le 6 AoĂ»t, le tĂ©moin n’étant autre que… Thomas Dufau ce jour-lĂ  !Nous sommes heureux de pouvoir lui procurer l’occasion de montrer Ă  19 ans son talent devant un toro de respect et de se mesurer aux expĂ©rimentĂ©s Thomas Dufau et Serranito. Il y aura « match » le 7 Novembre Ă  Gamarde !

Double inauguration de la peña Parejo

Double inauguration pour la création de la « Peña Christian Parejo »!
Le novillero Christian Parejo, originaire de Chiclana est en rĂ©sidence depuis deux ans Ă  BĂ©ziers, ville jumelĂ©e avec la citĂ© andalouse. Son pays d’adoption va l’honorer par la crĂ©ation de sa première Peña avec deux dates d’inauguration sur les deux rives de la France taurine oĂą il a triomphĂ© comme novillero sans picador.
La première se dĂ©roulera dans la rĂ©gion de ses premiers succès d’une carrière s’annonçant prometteuse. En effet, la « Peña Christian Parejo » vous invite dans le Sud-Ouest le dimanche 6 dĂ©cembre en Astarac chez l’Ă©leveur Jean-Louis DarrĂ©. Il tuera deux novillos du Camino de Santiago dans cette rĂ©gion oĂą l’aficion l’a vu triompher lors des non piquĂ©es de Dax, de Vic-Fezansac ou remporter les trophĂ©es d’Arzacq et le prestigieux Bolsin de Bougue entre autres. Cette journĂ©e au campo sera accompagnĂ©e d’une ferrade et d’un repas champĂŞtre (rĂ©servations obligatoires uniquement pour les repas).

cp26h


La seconde inauguration se fera pour le Sud-Est, dimanche 13 dĂ©cembre, Ă  la manade MargĂ© sur ses terres d’adoption, alors qu’il a remportĂ© dernièrement le Prix « SĂ©bastien Castella » Ă  Bellegarde. La nouvelle peña vous invite a venir voir le novillero andalou aux Monteilles face a 2 novillos de la maison. Pour ceux qui le dĂ©sirent la matinĂ©e taurine sera accompagnĂ©e d’un apĂ©ritif et d’un repas au Domaine.(rĂ©servations obligatoires uniquement pour les repas)
RĂ©servations pour le 6 dĂ©cembre en Astarac – 40€ par personne -: T. Cerqueira 06 13 01 18 05 – toreroparejo@gmail.com
JL. Darré : 06 10 49 27 36
RĂ©servations pour le 13 dĂ©cembre aux Monteilles – 45€ par personne T.Cerqueira:06 13 01 18 05 – toreroparejo@gmail.com

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