Mois : décembre 2020 Page 2 sur 9

Madame Irma

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On le sait l’avenir de la tauromachie ne tient qu’à un fil. Cette année 2020 fut blanche ou presque et sauvée de la catastrophe par la télévision -nous y reviendrons. Tous les pays taurins sont touchés par cette faillite et en premier lieu l’Amérique du Sud, notamment la Colombie et le Venezuela où la tauromachie est proche de la disparition totale. Un espoir tout de même en Equateur où le processus de réouverture des arènes de Quito est relancé; ce fut, il y a encore peu de temps, la féria principale du Continent.

Pour ce qui concerne la France, de nombreuses arènes, Arles, Istres, Dax et désormais Bayonne, inscrivent leurs dates dans un calendrier nourri: c’est un acte de confiance en l’avenir et de foi en notre culture. Des arènes plus modestes n’ont rien  changé à leur détermination de faire. Et, on en comprend les raisons, le calendrier n’est pas aisé à réaliser si on veut éviter les doublons. Les « bisbilles », assez lamentablement, vont reprendre, prenant une importance dérisoire dans le contexte.

Pour ce qui concerne l’Espagne, le cœur véritable de notre culture, le futur est incertain. Les querelles se multiplient à Alabacete comme à Malaga par exemple, entre les municipalités et les prestataires en colère contre les conditions qui leur sont faîtes. Plus grave encore (beaucoup plus grave) on ne sait rien de l’avenir de Las Ventas, Madrid devenant probablement plaza de temporada et la feria de San Isidro passant à la trappe. Ce n’est qu’une hypothèse. A Séville on souffle le chaud et le froid pas de Semaine sainte, ni de féria c’est sûr, peut-être un nombre réduit de corridas avec une jauge limitée. Valence a restreint le nombre des spectacles et sa jauge. Les « fallas » pourraient être reportées au mois de juillet; le projet est mis sur la table par la municipalité. Pas de nouvelles du Nord : Pampelune, Saint-Sébastien, Bilbao, Logroño, Saragosse… Ces immenses férias qui drainent des foules considérables pourront-elles se dérouler ? Au Mexique c’est la paralysie totale.

Il n’est point besoin de s’appeler Madame Irma pour voir que l’avenir de la tauromachie est en premier lieu lié à la progression du virus. De ce côté, il n’y a guère de raison de se rassurer : ni en Espagne, ni en France, ni au Mexique, ni en Amérique Latine. Il poursuit inexorablement sa logique de reproduction passant, pour ce qui concerne la France, trois fois la barre des 5000 contaminations quotidiennes (chiffre fixé comme une limite par le Président) : plus de 17 000 le 24 décembre avec les conséquences que l’on sait sur la mortalité et sur la pression sur les hôpitaux contenue néanmoins grâce aux traitements à domicile.

Soyons lucides, tirons du passé l’expérience nécessaire à la compréhension de l’avenir : ni les masques, ni le confinement, ni la distanciation n’arrêtent la progression du virus. Ils la freinent néanmoins c’est pour cela qu’ils sont indispensables. La seule solution, et c’est facile à comprendre, c’est le vaccin réalisé dans des délais incroyablement courts. Un recours miraculeux. Son problème majeur c’est qu’il demande une logistique complexe pour être administré et qu’il suscite des résistances inattendues en France.

L’Espagne plus pragmatique, plus réaliste, où la forte décentralisation a montré ses avantages dans la gestion de la crise semble mieux armée que la France pour une vaccination de masse. L’Andalousie a déjà opté pour le principe du passeport de vaccination qui permettra à ceux qui ont reçu le vaccin de retrouver une vie normale. C’est un énorme avantage qui pourrait permettre (entre autre) le retour des spectacles taurins qui s’adresseraient aux titulaires de ce carnet. a l’inverse, de l’aveu même du ministre de la santé français, la vaccination ne s’adressera au public non prioritaire qu’à partir de l’été et il n’y aura aucun avantage matériel a être vacciné (si ce n’est à être protégé contre cette maladie terrible).

Autre atout de la tauromachie espagnole, leçon essentielle de l’année passée : la présence de la télévision. Movistar, avec la Gira de la reconstruccion, mais aussi CMM TV et Canal Sur ont télévisé un nombre important de corridas, novilladas et novilladas sans picadors avec des résultats d’audiences remarquables. Dans ces résultats ne sont pas comptabilisées les captations par internet qui donnent un auditoire mondial à ces spectacles. Voilà un argument décisif contre les antis : la tauromachie a un public de masse ! Ajoutons que les corridas sans spectateurs, inconcevables pour les aficionados au début de l’année, sont devenues naturelles pour tous en cette fin de temporada -même si on le regrette. Elle sont beaucoup plus supportables que le foot ou le rugby sans public. Sans doute parce que la corrida est un spectacle plus riche, plus varié et qu’il se passe toujours quelque chose  entre le ruedo et le callejon; une infinité de détails à montrer.  

Les télés abondent aussi aux budgets bien difficiles à boucler mais pour lesquels, en Espagne, certaines collectivités, malgré la disette, sont prêtes à contribuer. Ce ne sera pas le cas (sauf exception) en France où les sponsors et partenaires seront difficiles à trouver cette année. Soyons lucides : Nous serons, comme l’an passé, dans une situation fragile à l’instar de l’ensemble du spectacle vivant durement châtié.

Mais Madame Irma se trompe souvent et sa boule de cristal se voile aussi.

Pierre Vidal

Bayonne

Arenes - Bayonne, Bayonne | Evénements et Tickets | Ticketmaster

Au cours d’une récente réunion la commission taurine de Bayonne a tracé les grandes lignes de ce que serait la temporada 2021. Elle débuterait en juin avec un festival au bénéfice du torero de plata Rafaël Cañada, blessé grièvement, on s’en rappelle, à Valence en 2019. En juillet, pour les fêtes, une corrida plus une corrida de rejoneo et en septembre la féria de l’Atlantique avec trois corridas, notamment le vendredi 3 une corrida goyesque et le samedi 4 une corrida de 6 toreros avec 150 places au prix de 9 euros. L’aforo général pour ces spectacles serait réduit à 4000 places.

Yves Ugalde, le président de la Commission taurine a indiqué que Bayonne reviendrait vers les ganaderos contactés l’an dernier et que, compte tenu de la situation, il faudrait veiller à une proportionnalité des prix. “Tous les acteurs doivent s’adapter à la réalité économique des arènes.” a-t-il assuré.

Terres Taurines, nouvel opus

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La primavera de Valverde

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Fini de danser

Covid : en Espagne, le patrimoine du flamenco en danger

Par Daryl Ramadier

Publié le 07/12/2020 à 19:28 Marianne

flamenco

Victimes de la crise sanitaire et économique, les professionnels du flamenco, en Espagne, commencent à mettre la clé sous la porte. Ils s’inquiètent aussi du devenir de ce patrimoine culturel immatériel de l’humanité.

Une journée internationale du flamenco sans danse ni chant. Juan Manuel del Rey, propriétaire du Corral de la Morería, à Madrid, ne s’attendait pas à célébrer de cette manière les dix ans de l’entrée du flamenco au patrimoine culturel immatériel de l’humanité. Son établissement n’a pas ouvert, ce fameux 16 novembre. Pas plus que la plupart des autres tablaos espagnols, lieux dédiés aux spectacles de flamenco. Les chiffres font froid dans le dos : d’après l’Association nationale des tablaos de flamenco d’Espagne (ANTFES), quelque 90 % des salles sont aujourd’hui fermées depuis l’explosion de l’épidémie de Covid-19, en mars. Certaines arrivent à survivre, attendant que la crise passe. D’autres n’y ont pas résisté, à l’image de la prestigieuse Casa Patas, ex-incontournable place du flamenco de la capitale.

Pour les professionnels contactés par Marianne, deux raisons principales expliquent ce grand nombre de fermetures : en premier lieu, la fermeture des frontières. « Le flamenco fait partie du patrimoine culturel espagnol et attire le public étranger. Les tablaos dépendent d’abord et avant tout de ce public », rend compte Juan Manuel del Rey, également président de l’ANTFES. Or, la chute du tourisme international – 83 % de fréquentation en moins cet été – assomme l’activité flamenquiste. Les tablaos ne peuvent pas non plus recevoir le public local dans des conditions économiquement viables. « Nous pouvons accueillir en moyenne 90 personnes. Mais là, avec les restrictions, la capacité descend à environ 35. Maintenir un spectacle de grande qualité, payer tous les travailleurs et être rentable à la fin devient très difficile. Certains ont essayé d’ouvrir par désespoir mais ils ont refermé. »

La capitale espagnole recèle à elle seule une vingtaine de tablaos sur la centaine répartie dans le pays. Mais les aides sont faibles, les revenus sont inexistants bien qu’il faille quand même payer les loyers, l’entretien des équipements et tous les coûts fixes.https://92a07df5e9a765703d0f624e1bd0463a.safeframe.googlesyndication.com/safeframe/1-0-37/html/container.html

MESURES SANITAIRES

D’autres résistent. Comme Le Torres Bermejas à Madrid,quifait partie des premiers établissements à avoir rouvert malgré la crise. À l’intérieur : caméras thermiques, purificateurs d’air, vitres de sécurité, en plus des mesures classiques (masques, désinfection…). Le programme a aussi été modifié. « Comme le public étranger n’est plus là, cela ne fonctionnait pas très bien. Nous avons fait des changements et amené des artistes plus connus ici. Ça marche un peu mieux auprès du public national » raconte le directeur, Federico Escudero.

En Andalousie, où les louanges du flamenco furent clamées par Federico García Lorca, la survie passe par une adaptation plus souple, ainsi que par des aides reçues. « Ici c’est moins pire qu’à Madrid car la ville de Cordoue et la région font beaucoup pour nous, témoigne Manolo Baena, à la tête de l’Association d’artistes de flamenco de Cordoue. En novembre il y avait encore des lieux ouverts. Avec moins de public, mais on a pu continuer. On a aussi fait des représentations à l’air libre. Tout ne s’est pas arrêté. On avance petit à petit, avec des aides. »

CARRIÈRES ENTRE PARENTHÈSES

Mais ces aides sont rares dans l’ensemble du pays. C’est pourtant cette bouffée d’oxygène que les flamenquistes réclament à cor et à cri à l’ État espagnol qui ne semble pas voir le danger qui guette un patrimoine aussi collé à l’identité du pays. « Nous demandons au gouvernement un plan national pour la survie des tablaos. C’est très facile à faire parce que nous ne sommes pas plus de cent établissements, plaide le président de l’ANTFES. Ce serait un petit effort. Avec peu de ressources, l’État maintiendrait vivant le flamenco, image culturelle la plus puissante de l’Espagne. Nous ne demandons rien de plus que survivre. »

Survivre, et sauver ce qui peut encore l’être. Rien qu’à Madrid, six des vingt tablaos ont déjà fermé. Dans le reste du pays, plusieurs lignes téléphoniques appelées par Marianne sonnent dans le vide, ou ne sont plus attribuées. Les professionnels doivent mettre leur carrière entre parenthèses. « Les artistes demandent des aides, cherchent d’autres activités pour nourrir leur famille », s’inquiète Manolo Baena. « Nous, tablaos, donnons du travail à 95 % des artistes du flamenco, reprend Juan Manuel del Rey. Ils travaillent aussi avec des compagnies mais elles font vingt ou trente représentations par an, et un danseur ne peut pas vivre qu’avec ça. Alors que les tablaos sont ouverts toute l’année » insisite Le président de l’ANTEES qui dans un soupir de désespoir lance un message qui sonne comme un SOS : « Si les tablaos ne sont pas aidées, c’est la culture du Flamenco dans sa totalité qui risque de mourrir… »

O Toulouse!

Cette affiche de Jean Diffre peintre français né à Toulouse, où il y eut des corridas de toros dès 1765, réalisa les premiers cartels artistiques des arènes de Toulouse en 1897.

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Béziers, l’Aficion joue les Pères Noel

Mardi 22 décembre, le président de la Fédération des Clubs Taurins du Biterrois Bernard Mula et son trésorier Jean François Jacquet ont joué les Pères Noël à l’Hôpital de Béziers.
En effet, ils ont offert une quarantaine de jouets pour les enfants de un à sept ans hospitalisés en Pédiatrie.


Compte tenu des mesures de protections sanitaires l’accès à ce département n’était pas possible. C’est donc en présence de Robert Ménard président de l’Agglomération Béziers Méditerranée et du Conseil de surveillance de l’Hôpital, accompagné de Benoit d’Abbadie adjoint à la tauromachie,  que ces cadeaux – achetés au magasin de jouets du Centre ville “Les bêtises de Malie” – ont été remis au directeur des lieux Philippe Banyols accompagné de représentants de la Pédiatrie.

Les jouets seront distribués aux enfants hospitalisés début janvier 2021.  Gageons qu’ils leur apporteront – grâce à la FCTB – des instants de bonheur…

Annonces et annulations

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A noter que la féria de San Cristobal est annulée toujours au Venezuela comme le festival de fin d’année prévu à Tolède. Sans doute faudrait-il faire moins d’annonces et moins d’annulations.

Mugron, le prix de la nouvelle taurine

Nous vous rappelons que la date limite de réception des textes pour le 21ème concours de la nouvelle taurine, prix Jean-Claude Mouches, organisé par la Peña Taurine Mugronnaise, est fixée au 20 Février 2021.

L’auteur de la meilleure nouvelle se verra attribuer un montant de 700 euros, le 2ème recevra 300 euros et le 3ème recevra 100 euros.

Les meilleurs textes seront publiés dans le recueil édité chaque année par la Peña.

Les prix seront décernés à l’occasion des Pâques Taurines à Mugron le lundi 5 Avril 2021.

Pour tout renseignement, vous pouvez nous contacter par mail.

Dans l’espoir de votre participation,

cordialement.

Peña Taurine Mugronnaise
2 place de la laicité – 40250 MUGRON
Tél : 00 33 (0)5 58 97 74 45
E-mail : pena-taurine-mugronnaise@wanadoo.fr
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Annulations à Apizaco

Le 25 Diego Silveti, Fermín Espinosa “Armillita IV” et Gerardo Rivera, devaient combattre un encierro de six toros de la ganadería de José María Arturo Huerta.

Le 1er José Luis Angelino, Jairo Miguel et Alejandro Lima “El Mojito”, combattaient les Piedras Negras, les fameux Miuras mexicains.

Annulations en raison de l’épidémie.

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