Mois : avril 2021 Page 1 sur 8

Bolaños de Calatrava, le talent d’Esaü

Bolaños de Calatrava dimanche (Ciudad Real). Presque plein, selon les limites de capacité liées à la pandémie. Corrida télévisée par CMM TV

6 toros d’Albarreal

MANUEL ESCRIBANO, silence après avertissement et palmas.

Esau Fernández, Manuel Escribano, Mario Sotos, Bolaños de Calatrava, Ciudad Real
Photo Mundotoro

ESAÚ FERNÁNDEZ , deux oreilles et silence.

MARIO SOTOS , oreille et ovation après avis.

Correctement présentée la corrida d’Albarreal, armée diversement, a eu un comportement décevant dans l’ensemble allant de mas à menos et finissant aux planches : un manque de race caractérisée. Il y eut une belle exception, le second noble, encasté, humiliant avec de la classe; le troisième alegre est à sauver aussi.

Manuel Escribano hérita du mauvais lot. Le torero de Gerena aurait dans une autre circonstance fait contre mauvaise fortune bon cœur, il semblait ailleurs et peu enclin à transformer le plomb en or ce soir là. Il y avait peu à faire il est vrai avec cette débile opposition. Il banderilla avec facilité ses deux adversaires et reçu à genoux le second. On mettra à son crédit un estoconazo à son second. C’est sa marque de fabrique et ça n’est pas rien. Pour le reste, même quand il ne se foule pas, il ne manque pas d’officio et se sort avec une certaine désinvolture des situations pénibles comme celles là.

Grande tarde d’Esaü Fernandez, qui a réalisé une faena complète, dominatrice et artistique face au second, le meilleur de la tarde. Il su s’accorder aux charges lentes de l’animal qui répétait; toréant par le bas avec temple, développant ainsi le meilleur du toreo andalou: la douceur maîtrisée. Son travail de plus fut construit avec sérieux, sans excès, ni effets, juste l’expression la meilleure du toreo artistique. Esaü nous avait plu lors de son passage à Samadet en 2019. « Bon sang ne saurait mentir » le torero de Camas chasse de race et mérite plus d’opportunités. L’épée un poil desprendida l’a privé d’un succès plus notable encore. Du second toro, il ne put rien tirer.

Très vert encore Mario Sotos qui eut peine à se hisser à la hauteur du bon troisième et qui ne put rien face au dernier, sans race, parti aux planches rapidement. Ce n’est que sa quatrième apparition en costume de lumière on sera donc indulgent. Il a beaucoup à apprendre.

Un mot pour conclure pour le travail réalisé par CMM TV https://www.cmmedia.es/programas/tv/toros/videos/1_k1kp8tkn/ qui fêtait à cette occasion sa 1001 retransmission télévisée. Avec des résultats d’audience remarquables. Bravo! Que serait la corrida sans eux ? Et nous que serions nous sans leurs retransmissions ? Ils nous permettent de garder un lien avec ce monde que nous aimons tant. Il est juste de les féliciter et de les remercier.

Pierre Vidal

Mérida décevante corrida de luis Algarra

Plaza de toros de Mérida (Badajoz). Samedi. Lleno de l’aforo autorisé.

Toros de Luis Algarra, disparates de présentation et de jeu décevant marqué par le manque de race

JULIÁN LÓPEZ ‘EL JULI’, ovation et ovation 

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JOSÉ MARÍA MANZANARES, oreille et silence 

Pablo Aguado silence et ovation

Sanlúcar: Le beau toreo d’Emilio de Justo

Plaza de toros de Sanlúcar de Barrameda (Cádiz). Samedi. Lleno de ‘No hay billetes’; aforo réduit. Corrida de la Primavera, télévisée en direct.

Toros de Juan Pedro Domecq (5º bis, remplaçant le titulaire en raison de sa corne cassée contre le burladero) et Parladé (4º),

ENRIQUE PONCE, palmas et palmas. 

MANUEL DÍAZ ‘EL CORDOBÉS’, oreille et vuelta al ruedo.

EMILIO DE JUSTO, deux oreilles et vuelta al ruedo. 

Le banderillero Ángel Gómez a salué au sixième.

El Codobes a fait son retour avec le toro « El Remendon »

Corrida très attendue que celle de ce jour en Sanlucar, d’abord pour le retour du Cordobés personnage charismatique et débordant largement le cadre du milieu taurin ( trois chaines de télévision étaient présentes, c’est dire!) mais aussi parce qu’il s’agissait de la première corrida importante de la saison en Andalousie. Elle venait le lendemain du renoncement de l’empresa Pages à organiser le cycle prévu à Séville. Le fait que la petite ville de Sanlucar, souvent moquée des sévillans ait pris le relais de la capitale provinciale est assez symbolique. Le coso del Pino était donc au centre de la planète taurine. C’est une belle revanche de l’aficion locale modeste, chaleureuse et bien vivante.

Les toros de Juan Pedro Domecq avaient une présentation conforme à l’événement: forts, homogènes et commodes de tête. Ils ont donné le jeu que l’on attendait d’eux: nobles sans mièvrerie sauf le quatrième poussif allant aux planches; le sixième excellent sur la corne droite, transmettait beaucoup. Il y eut pout lui, une demande d’indulto -c’est une des traditions du coso del Pino-, malgré ses qualités, il ne pouvait en être question. La tarde fut d’ailleurs marquée plus par le sérieux que par l’enthousiasme parfois exagéré qui domine parfois en ce lieu.

Enrique Ponce ne rajeunit pas même s’il a encore de beaux restes. Saluons une fois encore son aficion doublée de cette volonté d’éternelle jeunesse qui l’habite -comme vous et moi. Mais contre le poids des ans que faire? Il y eut de bons moments dans les deux travaux du torero de Chiva tout en donnant un sentiment aussi d’altibajos, là où Enrique aurait conduit des ouvrages complets. On se contenta de scories brillantes éclairant ça et là des trasteos décousus par ailleurs. Le torero restant prudent et ne se lâchant que dans de rares moments. Il eut du mal avec l’acier, en particulier à son second passage et récolta un succès d’estime.

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Beaucoup d’estime aussi pour El Cordobés qui revenait d’une lésion dont beaucoup pensait qu’elle l’éloignerait définitivement des ruedos. Mais on sait que le mot impossible n’existe pas dans le lexique taurin et à force de volonté il était à la fête en ce jour et comme toujours preniat plaisir à en être. Manuel avait donc un capital de sympathie dès le départ. Il en joua, avec son habileté coutumière, sérieux mais prudent à son premier passage, plus naturel à son second où il a fait du Cordobés comme on l’attendait avec ses marques de fabriques comme el salto de la rana. Même si ce n’est pas notre tasse de thé reconnaissons son charisme, sa capacité à plaire à un large public. Manolo a donc, tant pis pour les tenants de l’orthodoxie, sa légitimité.

Peut être une image de une personne ou plus, animal et plein air

C’est Emilio de Justo qui a produit le meilleur toreo. Il l’a fait une fois encore à la cape (à son premier surtout) et à la muleta face à ses deux adversaires. Ce qui séduit chez Emilio (Sanluqueño d’adoption) c’est ce mélange de clacissisme qui le conduit à s’engager dans les règles et ce sens de l’esthétique désormais abouti comme on a pu le voir face à l’excellent sixième qui se prêtait au « beau » toreo qu’il a su pratiquer conduisant le Domecq avec temple par le bas, sans heurt en se’abandonnat avec confiance. Ses échecs à l’épée ne lui ont pas permis d’ajouter au compteur mais tout le monde aura vu, grace à la télévision, qu’ Emilio est un élément indispensable désormais. Il a atteint le groupe de tête en y faisant une entrée incontestable. C’était son rêve le plus cher comme il l’a expliqué à Antonio Arévalo dans son livre https://www.editions-cairn.fr/editions-gascogne/1488-emilio-de-justo-les-cles-du-triomphe-9782366661316.html.

La suite de la temporada démontrera cette vérité.

Pierre Vidal

Le cartel de Beaucaire a été dévoilé

beauc17h
beauc10ph

Las Ventas ouvrira le 2 mai avec un festival

Le festival madrilène prévu du le 2 mai aura bien lieu, Les autorités sanitaires (la Junte administrative de Madrid) l’ont autorisé: ainsi les arènes de Las Ventas feront leur ouverture après plus de 13 mois d’arrêt. Il s’agit d’un festival avec des mesures très strictes : avec un maximum de 6000 spectateurs, des masques obligatoires et des groupes inférieurs à 6 personnes qui devront être isolées sur les gradins. Rappelons le cartel de cette journée : Enrique Ponce, Julián López “El Juli”, José María Manzanares, Miguel Ángel Perera, Paco Ureña et le rejoneador Diego Ventura et le novillero Guillermo García, élève de l’école de Tauromaquia José Cubero “Yiyo”. Ganaderías: El Capea, Juan Pedro Domecq, Garcigrande, Victoriano del Rio, Fuente Ymbro, Jandilla et El Parralejo.

De plus ces mesures sanitaires de la communauté de Madrid (les mêmes qu’à Séville en réalité), limitant à 40% du contenu le nombre des places pour un spectacle devrait permettre au cycle prévu dans les arènes de Vistalegre programmé par la Casa Matilla de se dérouler.

 

Las Ventas

Aguascalientes

Sanlucar, c’est oui!

Les autorités administratives de Cadiz ont donné leur accord. La corrida de Sanlucar aura bien lieu ce soir au cartel Enrique Ponce, El Cordobes qui fait son retour et Emilio de Justo tors de Juan Pedro Domecq. Corrida télévisée.18:00h Canal Sur Tv – Castilla La Mancha Media – Telemadrid 

Cehegin (Murcie)

La féria de Cordoue

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Séville non! Cordoue oui? Cherchez l’erreur.

Troisième visioconférence du 105 avec Victor Mendes…

Après le succès des deux premières (avec François Zumbiehl et Francis Wolff), le 105 vous invite à sa 3ème Visio-conférence (sans jauge limitée et sans mesures sanitaires particulières…).

Juste pour nous retrouver autour de notre Aficion avec un Maestro qui est resté durant 20 ans dans les premiers rangs de l’escalafón, affrontant plus de trois mille toros, réussite en partie liée à ses talents de banderillero, spectaculaire et athlétique.

Qualités qui lui ont toujours permis d’apporter une pointe d’alegría dans ses corridas et qui l’ont fait aimer d’un large public et respecté par les plus grands Maestros.   

Sa carrière, son parcours, sa vision de la corrida de demain, et une carte blanche autour du livre de Jean-Michel Dussol.

Inscrivez-vous à cette rencontre du 105 programmée

le vendredi 30 avril à 18h30 (présentation par Mr. Daniel Jean VALADE)

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