Bolaños de Calatrava dimanche (Ciudad Real). Presque plein, selon les limites de capacité liées à la pandémie. Corrida télévisée par CMM TV

6 toros d’Albarreal

MANUEL ESCRIBANO, silence après avertissement et palmas.

Esau Fernández, Manuel Escribano, Mario Sotos, Bolaños de Calatrava, Ciudad Real
Photo Mundotoro

ESAÚ FERNÁNDEZ , deux oreilles et silence.

MARIO SOTOS , oreille et ovation après avis.

Correctement présentée la corrida d’Albarreal, armée diversement, a eu un comportement décevant dans l’ensemble allant de mas à menos et finissant aux planches : un manque de race caractérisée. Il y eut une belle exception, le second noble, encasté, humiliant avec de la classe; le troisième alegre est à sauver aussi.

Manuel Escribano hérita du mauvais lot. Le torero de Gerena aurait dans une autre circonstance fait contre mauvaise fortune bon cœur, il semblait ailleurs et peu enclin à transformer le plomb en or ce soir là. Il y avait peu à faire il est vrai avec cette débile opposition. Il banderilla avec facilité ses deux adversaires et reçu à genoux le second. On mettra à son crédit un estoconazo à son second. C’est sa marque de fabrique et ça n’est pas rien. Pour le reste, même quand il ne se foule pas, il ne manque pas d’officio et se sort avec une certaine désinvolture des situations pénibles comme celles là.

Grande tarde d’Esaü Fernandez, qui a réalisé une faena complète, dominatrice et artistique face au second, le meilleur de la tarde. Il su s’accorder aux charges lentes de l’animal qui répétait; toréant par le bas avec temple, développant ainsi le meilleur du toreo andalou: la douceur maîtrisée. Son travail de plus fut construit avec sérieux, sans excès, ni effets, juste l’expression la meilleure du toreo artistique. Esaü nous avait plu lors de son passage à Samadet en 2019. « Bon sang ne saurait mentir » le torero de Camas chasse de race et mérite plus d’opportunités. L’épée un poil desprendida l’a privé d’un succès plus notable encore. Du second toro, il ne put rien tirer.

Très vert encore Mario Sotos qui eut peine à se hisser à la hauteur du bon troisième et qui ne put rien face au dernier, sans race, parti aux planches rapidement. Ce n’est que sa quatrième apparition en costume de lumière on sera donc indulgent. Il a beaucoup à apprendre.

Un mot pour conclure pour le travail réalisé par CMM TV https://www.cmmedia.es/programas/tv/toros/videos/1_k1kp8tkn/ qui fêtait à cette occasion sa 1001 retransmission télévisée, sous la houlette de Juan Martin de Blas. Avec des résultats d’audience remarquables. Bravo! Que serait la corrida sans eux ? Et nous que serions nous sans leurs retransmissions ? Ils nous permettent de garder un lien avec ce monde que nous aimons tant. Il est juste de les féliciter et de les remercier.

Pierre Vidal