Arènes d’Aranjuez Feria de San Fernando, Vendredi 28 Mai 2021, première corrida

6 toros de Garcigrande, décastés, sans race, mal présentés avec des têtes allant de commode à scandaleusement commode pour

El Juli : une oreille, une oreille

José Maria Manzanarès : une oreille, un avis et une oreille

Paco Ureña : ovation, une oreille

6 picotazos

Salut au cinquième de Mambru et de Vivas et Azuquita au sixième

Quasi lleno de COVID

Image
photo Burladero Joven

Les corridas de Garcigrande vont de mal en pis. Après la course insipide de Vistalegre celle d’Aranjuez a été sans intérêt. Des têtes faciles, une présentation de seconde catégorie pour des toros qui décastés et manquant de race suivent la muleta sans conviction.  Le type de bicho  rêvé des figuras, dociles et soumis avant même de sortir du toril, Mais quand les toreros ont décidé de se limiter au minimum télévisuel il faut vraiment avoir envie de pratiquer la méthode Coué où être groupies de torero pour demander des oreilles après des faenas inintéressantes au possible. Et pourtant, il y a eu cinq oreilles accordées. Certains spectateurs ont même continué à agiter leur mouchoir pour réclamer que soient doublées ces récompenses. Rien n’a changé et le monde taurin d’après ressemble à celui d’avant.

El Juli a touché deux toros sans fond ni race mais qui suivaient la muleta. Un peu de technique et un peu de malice et la faena se déroule au grand plaisir d’une partie du public. D’une course à l’autre tout cela est répétitif et répété. A vaincre sans péril, le madrilène va finir par lasser le grand public. Pour les aficionados, c’est déjà fait. Chaque faena a été conclue par un horrible julipié qui devrait interdire toute attribution de trophées.

José Manzanarès a construit deux faenas alliant l’élégance (limite snobisme)  à la capacité à maintenir le toro à distance. Des deux faenas seules les deux dernières séries au cinquième avaient un minimum d’intérêt. Après un recibir engagé mais malchanceux au second, l’alicantin opte pour le julipié à son deuxième toro.

Paco Ureña s’applique, s’efforce de bien toréer. Mais face à deux toros sans race et qui ne transmettent rien cela devient vite ennuyeux. Pas d’oreille au troisième pour cause d’épée défectueuse, une oreille au dernier pour faire comme tout le monde.

Pour tout arranger, la banda de musica n’a brillé ni par le choix des partitions ni par la qualité de ses interprétations.

En fait le seul évènement marquant de cette triste après-midi est le sourire qu’a esquissé Ureña au sixième toro. Cet évènement est suffisamment rare pour mériter d’être signalé.

RT