Violette Barratier est à l’origine de Ciné Campo qui se déroulera en juillet à Nîmes. Fille du réalisateur Christophe Barratier (Les Choristes, Envole-moi) c’est une « enfant de la balle » qui se destine elle aussi au cinéma et à la chanson. Elle est aussi proche du milieu taurin. C’est à Madrid où elle demeure que nous l’avons rencontré pour évoquer cette première édition.

-Comment va se dérouler la journée Ciné Campo ?

-Ciné Campo débute le 10 juillet 2021 à midi, au cinéma CGR de Nîmes où sera projeté le documentaire sur Domiguin en présence du producteur du film Christophe Baratier. Il y aura ensuite une masterclass à laquelle il participera. Ce sera l’occasion d’un échange vrai avec les nîmois. On pourra débattre autour de sa filmographie, sa carrière, ses projets. Ensuite, quartier-libre pour déjeuner mais j’invite le public à venir au restaurant des frères Zaouch ; un restaurant italien très sympathique et original puisqu’il reprend les plats des plus grands films Hollywoodiens. Ensuite tout le monde se retrouve à la ganaderia de Dominique Cuillé. Marc Serrano va tienter plusieurs de ses produits et en même temps qu’il va toréer, mon père, qui a été guitariste professionnel, jouera de la guitare. Ça devrait être un moment magique et nous terminerons par un repas dans la ganaderia.

-Quel est le but de cette journée ?

-Moi je suis très famille et j’aime voir les gens que j’aime tous réunis. Le fait de voir assemblés mon père et Marc dans un même événement, c’est pour moi un cadeau après toute cette période de confinement où on a été privé des gens qu’on aime. Cette période a été très difficile car j’étais loin de tout. J’attends ce moment pour réunir la tauromachie et le cinéma qui sont les deux univers dans lesquels je baigne.

-On peut dire un mot du film sur Dominguin ?

– On y parle des grands moments tauromachiques de Dominguin mais ce qui le différencie de beaucoup d’autres documentaires ce que des archives inédites y sont présentées. On voit des images rares de Picasso, Cocteau, Hemingway. On voit aussi Ava Gardner, Sophia Loren danser du flamenco… On voit la grand-mère de Luis Miguel, Lucia Bosé et son frère aussi. Avec des éléments inoubliables.

-La journée se poursuit avec la masterclass de Christophe Barratier, comment ça va se dérouler ?

Un documentaire comme celui qu’on va présenter mérite de créer un vrai échange entre le public et le producteur. Le film peut susciter des questions et on pourra y répondre. Par ailleurs, si des jeunes veulent faire du cinéma et se posent la question comment y arriver ? Mon père sera là pour répondre à leurs interrogations. On parlera aussi de toros car c’est un grand aficionado initié par ma grand-mère Eva Simonet. Nous allons inviter Marc à participer lui aussi au débat et à parler de son expérience de torero. Tout cela a pour but de célébrer ses vingt ans d’alternative et le dernier film de mon père « Envole moi » qui vient de sortir –il sera projeté la veille, le vendredi 9 juillet, à 20 heures au cinéma CGR de Nîmes. Et nous célèbrerons aussi la disparition de Luis Miguel Dominguin il y a 25 ans.

   

-Est-ce que cette idée de réunir cinéma et tauromachie pourrait se renouveler et s’ouvrir à d’autres réalisateurs ?

-C’est vrai qu’il y a beaucoup de documentaires taurins réalisés par des jeunes. C’est très difficile pour eux de les montrer. Ce sera une occasion dans le cadre de futures éditions de Ciné Campo. C’est une première édition. Il y en aura d’autres. Pas forcément à Nîmes. On peut aller dans le sud-ouest par exemple. Mais je tiens à le dire cet événement nous le faisons avec le club taurin Marc Serrano et son président Hervé Raynaud. C’est un club formidable, comme une famille à chaque événement tout le monde est là et nous avons des liens permanents entre nous.

Propos recueillis par Pierre Vidal

* « Luis Miguel Dominguin, el numero uno », réalisation Marianne Lamour auteur Jacques Durand.