El Rafi por la Puerta de los Cónsules en su confirmación en Nimes
photo Mikael Fortes

Arènes de Nîmes, première corrida du week-end taurin

6 toros de Victoriano del Rio bien présentés, les cinq premiers sans classe ni intérêt, seul le sixième a permis au torero de s’exprimer

Antonio Ferrera : une oreille, silence

Juan Ortega (confirmation d’alternative) : beaucoup de sifflets, silence

El Rafi (confirmation d’alternative) : un avis et une oreille, deux oreilles

Onze piques, une chute

Cavalerie Heyral

Salut de Rafael Viotti au sixième

Président Frédéric Pastor

Soleil et vent

Bonne entrée

Le monde des toros aime les proverbes. Pour rendre compte de la première corrida du week-end taurin nîmois, on pourrait commencer cette reseña en écrivant « No hay sexto malo », «  la fortune sourit aux débutants », « Jamais deux sans trois oreilles » ou tout autre maximes. En fait celle qui caractérise le mieux cette premier tarde gardoise est incontestablement « Il y a toujours un arbre sain qui cache une forêt dévastée ».

Le dernier Victoriano del Rio a permis par sa noblesse à Rafi d’ouvrir la Porte des Consuls .Il est le seul toro acceptable d’un lot certes bien présenté mais sans l’ombre d’une transmission et dépourvu de race. Seul le troisième avait probablement un peu de fond mais Ortega l’a fait assassiner au cheval. La tauromachie du sévillan exige de diminuer au maximum la force de la charge du toro mais quand le toro n’avance plus, il n’est plus possible de toréer même lentement.

Antonio Ferrera, parrain d’une double confirmation d’alternative, avait envie. Son premier toro renverse le groupe équestre avant d’être châtié en carioca. Le Victoriano a une demi-charge .Le torero s’applique et s’efforce de le faire passer. La faena est tristounette jusqu’au deux dernières série à gauche dont la dernière de face où la classe du torero de Badajoz lui permet de sauver les meubles. Entrée à matar à la manière de Ferrera, l’épée résulte très approximative (probablement atravesada) mais comme elle est très rapide d’effet, on donne une oreille.

Son second sort avec un arrière train flageolant du tercio de piques. Le toro n’a de charge ni à droite, ni à gauche. Ferrera essaie mais à l’impossible nul n’est tenu. Le torero abrège d’un habile volapié.

La prestation de Juan Ortega est à oublier. Son premier trop piqué est vite parado. Le sévillan abrège et le bicho est puntillé après trois pinchazos (sic).

Son second, économisé au cheval, n’a ni charge, ni transmission. Le torero n’insiste pas.

El Rafi confirmait ce samedi son alternative. Son premier toro sera le seul correctement piqué. En début de faena, on hésite pour le qualifier entre encasté et violent. La suite montrera que c’est la seconde assertion qui est la bonne. Le nîmois a du mal à trouver la bonne distance en début de faena. Le début est parfois trop brusque. Il trouve à mi faena le bon sitio. Il se centre et enchaîne de bonnes séries à droite ; Le jeune torero coupe une oreille après une entière caidita rapide d’effet.

Le sixième est noble et à de l’alegria. Rafi en profite pour le toréer avec beaucoup de courage et de classe à la cape. Le toro passe bien et répète. La première série est sur le voyage .Les suivantes sont d’un autre niveau. Porté par son public, le garçon exploite et profite de la noblesse de l’animal pour construire une très jolie faena avec des derechazos profonds.  Deux oreilles après un grand coup d’épée et s’ouvre la Porte des Consuls.

(corrida vue sur Toros TV)

RT