Corella  (Navarre)/ : Quatre novilloset un eral (3ème) de Miguel Reta de Casta Navarra  inégaux de présentation, avec beaucoup de mansedumbre et peu de caste  pour

José Cabrera : vuelta, deux avis et silence

Francisco Montero : quelques sifflets, silence

le becerriste Javier Poley : un avis et salut au tiers

Sobresaliente : Carlos Enrique Carmona qui a fait un quite au premier

Dix piques pour quatre novillos

Cuadra Garcia

Plus d’un tiers d’arène

Température très agréable

Après la corrida de Céret et ses trois toros condamnés aux banderillas negras, les aficionados et le ganadero avaient des gros doutes sur la capacité à sortir en courses formelles des produits de la ganaderia de Miguel Reta de Casta Navarra.

Après la novillada de Corella, une toute partie du doute, il faut bien un début, a été levée. Les quatre novillos sont allés au cheval sans fuir, ni sans sortir seuls pour trois d’entre eux. Au contact du peto, ils se sont employés certes mais tous ont eu un comportement de mansos. Ils se sont défendus systématiquement et on a beaucoup entendu chanter les étriers. A la muleta , les deux premiers étaient dangereux et intoréables. Les deux derniers avaient deux à trois séries à condition de les consentir, de tirer les passes une à une et de rester sur le qui-vive car il n’est pas nécessaire que le torero fasse une erreur pour qu’il soit en danger.

A mi-course est sorti un eral qui naturellement pardonnait plus et surtout offraient un plus de possibilités au novillero.

Autre problème, la présentation manque de volume et même à trois ans passés les utreros n’ont pas atteint le stade de développement physique que l’on rencontre dans les autres encastes. Ce constat confirme ce qu’avait expliqué Miguel Reta avant Céret sur la maturité tardive de ses produits.

Chaque torero a eu un novillo intoréable face auquel il n’a rien pu faire.

Face à un quatrième toro qui permettait un peu plus, José Cabrera s’est appliqué. Avec courage, et malgré une appréhension visible, il a su en tiré les quelques muletazos possibles. Il avait mal tué au premier. A son second, il a eu beaucoup de mal à descabeller . Comme tous ses congénères, le novillo s’est couvert après l’estocade rendant difficile l’utilisation du verdugo. On n’est pas passé loin des trois avis.

Phoros Nicolas Couffignal

Francisco Montero a paré de façon spectaculaire le premier s’attirant la sympathie du public. Pris au jeu, il opte pour une tauromachie très « cinématographique » et pueblerina. Après les doblones de rigueur, il consent et conduit tr(ès bien le toro si on ne regarde sa main droite, il est quasi clownesque si on regarde son attitude. A partir de la second série, la partie sérieuse n’existe plus  Face à un tel toro, cela finit par un torero désarmé ou en danger et un bicho qui file dans les planches.  Il y avait autre chose à faire. Comme au premier, Montero tue mal.

photo Nicolas Couffignal

En intermède, face à un novillo exigeant avant de devenir compliqué , Javier Poley a montré des principes qui donnent envie de le revoir dans un contexte plus favorable.

rt