Mois : mai 2022 Page 1 sur 9

Mort de Litri, gloire du tremendisme

Gloire du tremendisme, Litri fut dans les années cinquante une figure très populaire du toreo, en France notamment. Il forma avec Julio Aparicio un duo novillero qui eut un succès retentissant, à Barcelone notamment qui vécut avec passion cet affrontement répété régulièrement et géré par le génial apoderado Camara. Ce furent les années dorées de l’aficion catalane avec, plus tard, la venue de Chamaco.

Il était le fils du maestro  Miguel Báez Quintero «Litri», frère du torero Manuel Báez -mort d’une cornada en 1926- qui se maria le samedi suivant une blessure mortelle à Malaga. En raison de la gravité de sa blessure, le jeune homme de 22 ans, ne put assister à la cérémonie qui eut lieu juste avant sa mort. Elément le plus brillant d’une grande dynastie -son grand-père fut aussi matador-, il fut l’icone respectée de la ville de Huelva située à l’ouest du Guadalquivir ; région taurine s’il en est. Son père sur son lit de mort avait fait jurer à ses proches de le tenir éloigné des ruedos.

En 1949 il va toréer jusqu’à 115 novilladas ; chiffre invraisemblable aujourd’hui. Il prit son alternative à Valence de mains de Cagancho en présence de Julio Aparicio. C’était le 12 octobre 1950. Il triompha partout et remplit de nombreuses arènes puis il annonça sa retraite à plusieurs reprises. Ce furent alors une série de retours épisodiques. Le  premier se fit en 1967. Sa dernière apparition se fit à Nîmes en 1987 où il donna l’alternative à son fils Miguel en compagnie de Paco Camino qui la donna lui aussi à son fils, Rafael. Ce fut une initiative géniale de Simon Casas qui restera dans annales de la tauromachie et de la cité des Consuls.

Incarnation du tremendisme, monstre de courage, figure très populaire (un film lui fut consacré), simple et cordiale, Litri fut l’inventeur du « litrazo ». Cette suerte s’exécute avec  la muleta que l’on tient repliée avant de la déplier sous le mufle du toro, au moment ultime. Elle s’effectue de face, les pieds joints. C’est la signature ultime de ce grand torero aimé de tous. Décédé à Madrid il sera enterré vendredi à Huelva.

A sa famille, à Miguel à toute l’aficion onubensa, nos condoléances les plus sincères. A Miguel particulièrement si sympathique et qui par un hasard dramatique vient de se remarier vendredi dernier; une cérémonie à laquelle son père n’avait pas pu se rendre en raison de son état de santé.

Pierre Vidal    

Joselito Adame, entorse aux ligaments du cou

Les nouveaux tests auxquels Joselito Adame a été soumis ont statué que le torero mexicain, violemment pris ce mardi après-midi à Las Ventas, souffre d’une grave entorse aux ligaments du cou, due à l’impact avec le sol, après avoir été attrapé par le quatrième taureau de l’après-midi, de Arauz de Robles.

Ces tests ont été effectués cet après-midi à la clinique La Fraternidad, par le Dr Eduardo Hevia, qui a décidé de mettre un collier au patient, compte tenu des résultats du test. L’immobilisation et la rééducation ultérieure de la personne blessée auront lieu selon les indications des médecins.

Madrid, la corrida comme une fête ou comme un enterrement ?

Plaza de toros de Las Ventas. Onzième festejo de la Feria de San Isidro. Plus de 1/2 entrée.

Toros de Pedraza de Yeltes.

LÓPEZ CHAVES, ovation et silence;

JAVIER CORTÉS, qui remplaçait Diego Carretero, ovation après avis et silence; 

JESÚS ENRIQUE COLOMBO, silence et silence.

Les toros de Pedraza de Yeltes ont permis ce qu’ils  savent permettre : volume, armures, bravoure  pour 4 d’entre eux, noblesse pour 5, émotion pour 6.

Le vieux Lopez Chaves (45ans)  , bien dans le type lui aussi du campo charro a fait le boulot, bon !

Le plus jeune (33ans), Javier Cortés qui remplaçait Caballero, lequel , blessé devait confirmer ce soir son alternative à Las Ventas, a œuvré avec beaucoup de sérieux, d’entrega et de toreria . Notamment avec le meilleur du lot, Brigadier 590kgs de septembre 2017, on a pu admirer sa façon d’enrouler un animal un peu réticent au début et avec des naturelles de face qui avaient de quoi séduire les plus exigeants ?

Une épée perpendiculaire, un avis et deux descabellos privent le madrilène d’une oreille .

Au 5eme  comme juste avant Lopez Chavés au 4eme, c’est la litanie des pega pases, deux coups à droite deux coups à gauche , et si ça veut bien, on signe une trinchera et un pecho, denrée rare ce soir.

Les toristes étaient contents.

Et là, ce mot ( toristes) une fois prononcé on comprend mieux pourquoi le toreo joyeux, gonflé à bloc  de Colombo a déplu à une partie du public. Animateur  formidable bien que répétitif et manquant de profondeur il a voulu empêcher que ces toros très sérieux, encastés, durs mais nobles rendent la tarde em….merdante oui.

On a entendu de sonores insultes de la part de quelques ploucs incapables de se retenir : Fuera ! Fuera, ! hurlaient- ils quand Colombo se jouait la vie pour leur plaisir.

Un peu de retenue messieurs du tendido 7 et consorts !

Ce n’est pas que j’aime la musique de corrida et les paso- doble mais quand le matador banderille, le moins serait qu’il soit salué par quelques notes.

Si la fiesta brava doit devenir un pensum et plus du tout une fête populaire, elle ira à sa perte.

Je passe sur le décompte des ; silence, avis, descabello, il n’empêche qu’ au sixième , son toro qu’on croyait mort s’est relevé ,soulevant Colombo violemment dans l’entre jambe. Le drame n’est jamais loin et il faut se souvenir du mot célèbre : Ce toro mort me tue.

Jean François Nevière

Emilo de Justo, retour annoncé à Alméria

Emilio de Justo torea a la verónica al toro del percance, el pasado 10 de abril.

Après sa grave blessure à Las Ventas, lors de son six contre un dimanche des Rameaux, Emilio de Justo est actuellement au repos à Caceres. Son retour vient d’être annoncé pour la fin du mois d’août, la féria d’Alméria. Il y avait triomphé l’an dernier. On parle d’un cartel monstre pour l’occasion: Juli, Morante de la Puebla ou Talavante. En attendant Emilio de Justo devrait venir à Sanlucar qui est sa base habituelle d’entrainement.

Bolsin entièrement féminin

Le samedi 11 juin, à la ganadería Tardieu frères, bolsín mettant aux prises quatre novilleras…

A la Cour des Boeufs 13104 Mas-Thibert, à partir de 10h30, quatre novilleras affronteront des vaches de Tardieu frères pour les qualifications :

– Miriam Cabas, de l’école Campo de Gibraltar

– Marta Borao, de Saragosse

– Patricia Sacristán, de Palencia

– Alba Caro, Catalogne

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Tapas y vinos à la mi-journée, puis en début d’après-midi, la novillera qui sera désignée par un jury 100% féminin comme la triomphatrice des éliminatoires sera invitée à lidier un novillo du même élevage…

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Participation à la partie taurine : 10€

Réservations : 0643641841 – louis.tardieu@orange.fr

(Communiqué)

Madrid, valor mejicana…

Plaza de toros de Las Ventas de Madrid. Dixième de la Feria de San Isidro. Plus de 1/2 arène. (13. 500 spectateurs). Toros de Arauz de Robles. Un sobrero de Chamaco (1º tris).

• JOSELITO ADAME, ovation et vuelta al ruedo aprsè avis

 PEPE MORAL, silence après deux avis et silence après deux avis

 ÁNGEL TÉLLEZ, vuelta après pétition et avis et ovation après avis

Corrida forte et astifina darmure, la plupart mansos, violents et diffcicles à contenir.Changement deux fois du premier toro pour Joselito Adame qui a finalement hérité d’un toro de Chamaco.
Faena très volontaire et engagée. Ferme, tranquille le mexicain cite de loin et impose sa manière de voir à ce toro  qui dure et que Joselito appelle de loin.  Bonne épée à la deuxième tentative  qui lui enlève une oreille méritée.Grande ovation.
A son second ennemi( ici le mot n’est pas trop fort, Joselito Adame est percuté à pleine vitesse par le toro castaño qui l’envoie en l’air et le matador retombe sur la tête, on craint le pire à ce moment là.   Groggy il reprend le combat et mène une faena d’un mérite extraordinaire puisant dans ses réserves de courage et de volonté il tue à la deuxième tentative d’une entière. Grosse pétition de vuelta qu’il fera  lentement, avant de rejoindre d’abord l’infirmerie puis l’hôpital San Francisco pour des examens radiologiques plus approfondis. Ovation, Vuelta triomphale.
Pepe Moral a beaucoup bataillé pour rattraper les capes et les mulets qui s’envolaient.. maladroit jamais dans le sitio il a passé un mauvais moment, sauf à l’estocade du5éme.Sifflets 2avis, silence.
Angel Tellez s’est donné à fond , méritant une vuelta très apllaudie à son premier , et ovation au second après un avis.Vuelta et salut.
Dans le callejon Sergio Aguilar, Miguel Martin, Miguel Abellan, Luis David Adame, Alejandro Adame.Dure,  dure, soirée.

Jean François Nevière

Fiesta campera à Maussane-les-Alpilles

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Trophée Castella

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Madrid mercredi: Javier Cortés pour Diego Carretero

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Le madrilène Javier Cortés remplacera Diego Carretero blessé au cartel du 11ª festejo de la Feria de San Isidro 2022, mercredi Plaza de Toros de Las Ventas.

Toros de Pedraza de Yeltes para López Chaves, Javier Cortés et Jesús Enrique Colombo.

Madrid, « o triste était mon âme, à cause d’une lame »

Plaza de toros de Las Ventas. Neuvième festejo de la Feria de San Isidro et seconde novillada. Deux tiers. Novillos de Conde de Mayalde.

• SANTANA CLAROS, silence après avis et silence.

• ISAAC FONSECA, ovation et vuelta al ruedo.

• ÁLVARO BURDIEL, qui se présentait à Las Ventas, silence et grande ovation après avis.

On a respecté une minute de silence à la mémoire de Joselito El Gallo à la fin du paseillo.

Salut de  Javier Ambel après avoir banderillé  le premier.

Antonio Santana Claros a été opéré à l’infirmerie de Las Ventas pour une cornada interne de 15 centimètres de pronostic réservé dans le tiers moyen de la face interne de la cuisse droite, à la fin de la deuxième corrida de San Isidro et après avoir été blessé par son premier. Il est resté en piste, jusqu’à la fin de la course. Le diestro de Malaga a été attrapé lorsqu’il est entré pour tuer le premier novillo de Conde de Mayalde.

La reseña de Charles Figini:


Lundi 16 Mai.

                Las Ventas Deuxième novillada du cycle

SIX novillos de Conde de Mayalde. Tous magnifiquement présentés, armures impressionnantes, tempéraments différents. Quatre castaños et deux Colorados.

Tendidos copieusement remplis (2/3 d’entrées)

Novilleros SANTANA CLAROS : Silence et silence

                       ISAAC FONSECA : Ovation et Vuelta

                       ALVARO BURDIEL Silence et ovation.

SANTANA CLAROS avec volonté et courage essaya de montrer à Madrid tout ce qu’il avait appris avant d’arriver là . Il s’appliqua devant ses deux adversaires à présenter un capote sûr, mais chaque fois le vent ou les cornes du novillo le déstabilisèrent. On est sûr que la vie et les toros ne l’ont pas épargné, il n’a pas été aidé par le tirage au sort et ne se dépêtra d’aucun de ses deux novillos. Il ne fut pas aidé par ses piqueros auxquels je me permets de conseiller d’éviter VIC -FEZENSAC dans leur parcours professionnel. C’est fou comme même la partie avertie du public madrilène (et Sévillan)  se soucie de la pique comme d’une guigne. Dans la quadrilla le magnifique Javier Ambel fit de son mieux. Il salua.

ALVARO BURDIEL qui a l’immense vertu d’être apodéré par Ortega CANO que nous vîmes bien crispé toute la soirée essaya de se montrer digne du maestro qui le guide. Pas grand-chose à espérer de Chorlito qui humilie beaucoup et enfonce régulièrement les cornes dans le sable. Finalement il fait ce qu’il sait faire assez conscient qu’il faudrait faire autre chose. On s’ennuie. Un pinchazo une estocade plus descabello.

Il accueillit son deuxième au centre, classe et élégance. Et puis une autre série de deux piques aussi lamentables l’une que l’autre. Il resta à Alvaro à faire tout le reste, ce fut un des beaux moments de la soirée. Il sut profiter à droite comme à gauche de la bravoure émouvante d’un très grand novillo. J’ai vu des toros indultés pour moins que ça. Dommage qu’un pinchazo malheureux prive le Sévillan d’une oreille qui …lui tendait les bras. On peut tout voir en tauromachie même une oreille qui tend les bras.

ISAAC FONSECA : Un prénom de patriarche de la bible pour une petite bombe. Fonseca ne s’en laisse pas raconter, il a l’énergie et la bravoure des grands Sud-Américains.  Bien sûr comme les gens trop pressés de temps en temps il en oublie sa muleta au milieu du ruedo une ou deux fois, mais que d’enthousiasme, de générosité. Un bonheur ce garçon. Et puis il a envie de triompher et le fait savoir : il y met tous les ingrédients. Il est en plus aidé par une cuadrilla dirigée de main de maître par Yvan Garcia, toujours discret efficace et élégant. Je ne vous dirai pas par le détail de ses exploits, ses succès et ses échecs (rares) mais je veux vous dire que ses larmes lorsqu ‘il échoua à l’épée m’ont autant ému que celles d’EL JULI il y a deux ou trois jours dans ces mêmes arénes.

O TRISTE, TRISTE ETAIT MON AME,

A CAUSE A CAUSE D’UNE LAME.

Excusez monsieur VERLAINE je n’ai pas pu résister.

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