Plaza de toros de Las Ventas, Madrid. Corrida de la Cultura. Lleno de ‘No hay billetes’.

Toros de Jandilla y Vegahermosa (3º). 

Alejandro Talavante : Silence,  oreille, silence

Juan Ortega: Ortega : Silence, silence, silence.

Sobresaliente: Alvaro de la Calle

Voilà ! Une fois de plus  l’attente est mal récompensée, et nous voici en train de répéter l’antienne « corrida de expectacion corrida de decepcion ».

Je finis par me demander mais sans doute me répondra t on que cela n’a pas d’importance, si l’âge des toros , 5 ans et bien plus, ne joue pas en défaveur des faenas possibles.

En tout cas nous avons vu 5 Jandilla super armés et 1Vegahermosa qui ne déparait pas , bien au contraire puisque lui, avec ses cinq ans et demi, a consenti a laisser une oreille au grand Alejandro Talavante. On ne lui reprochera rien, il a vu d’emblée que Follonero était Le toro à brinder au public, les deux autres de son lot ne lui ayant offert que trop peu d’options. Au cours de sa faena le maestro nous a fait cadeau d’une maitrise technique parfaite, de changements de main magiques au moment de trincherillas superbes.

A l’épée, la corne droite touche la poitrine du matador au moment où il finit d’enfoncer le fer.

Pour ce qui concerne Juan Ortega les choses se sont mal passées, on a entendu plusieurs fois le public le siffler, peut- être parque sa technique d’artiste manquait un peu d’autorité pour dominer ses trois adversaires et son temple habituel a été troublé par des charges irrégulières.

Grandes épées à son premier et à son troisième qui ne lui valurent que l’estime presque silencieuse du public.

Peu d’émotion avec cinq toros quasi impossibles…

Alors on aura reconnu dans les gradins OrtegaCano, Adrien Salenc, une palanquée de footballeurs célèbres dans le callejon, Miguel Abellan, et on est heureux pour Talavante qu’il ait José Miguel Arroyo Joselito comme apoderado.On  n’a vraiment vibré qu’avec Follonero le 2eme de Talavante, avec Oscar Bernal impérial à la pique, Curro Javier posa deux paires sur Hispano le dernier d’Ortega qui lui valurent une belle salve d’applaudissements , demande de saluts qu’il refusa.

Attendons des jours meilleurs.

Jean François Nevière