Photo N. Vidal

Plaza de toros de Jerez de la Frontera (Cádiz). Vendredi. Deuxième corrida de la Feria del Caballo. Casi lleno.

Toros de Santiago Domecq, cinquième et sixième comme sobreros

• MORANTE DE LA PUEBLA, palmas et silence.

• EL JULI, silence et deux oreilles et sortie en triomphe.

• JOSÉ MARÍA MANZANARES, oreille et ovation après pétitionja y ovación tras petición.

 Le banderillero Daniel Duarte, a salué au troisième.

Présentation lamentable de la corrida de Santi Domecq pourtant très attendue. Un ensemble excessivement léger de poids, anovillado et aux défenses suspectes. Faible et sans race par la suite, excepté le troisième noble mais sans piquant et le cinquième, premier sobrero, bien bâti, avec du piquant et se laissant faire. L’ensemble inexistant à la pique.

Comme il le fait d’habitude devant un duo calamiteux, Morante abrégea, se contentant du service minimum quelques véroniques et de belles chicuelinas d’entrée. Il tua ses deux adversaires correctement.

Toreo sans profondeur de Manzanares qui abuse du pico et ne s’est jamais engagé de toute l’après-midi. Il cherche désormais à plaire plutôt qu’à toréer mais ça ne prend pas. Un estoconazo au premier toro lui valut une oreille.

Grande faena du Juli au cinquième, premier sobrero, un toro léger et modeste de trapio mais entipado. Le Domecq avait montré un certain genio au cheval et Julian était resté inédit à la cape. Dès le début de la faena pourtant il calma les velléités négatives de l’animal et bâtit un trasteo splendide très engagé, sans brusquerie ni brutalité, ni aucune concession. La faena allant de menos à màs pour finir dans des séries très templées à droite surtout. Le public circonspect dans un premier temps rugit alors de bonheur. Une entière en place et une double récompense très fêtée.

Ce type fait le bonheur de organisateurs: au sauveur de soirées désespérantes, patron des causes perdues, il faut allumer un cierge !

PV