Plaza de toros de Jerez de la Frontera, Cádiz. Troisième et dernière de la Feria del Caballo. Lleno

Toros de Torrestrella, 

Photo N.V.

• MORANTE DE LA PUEBLA, silence et oreille

• JUAN ORTEGA, silence et pitos

• ROCA REY, ovation après avis et pétition minoritaire et oreille avec forte pétition de la seconde et bronca au palco.

Mieux présentée que le veille mais légère et d’armures commodes, la corrida de Torrestrella s’est montrée sans race, juste de force, vite arrêtée et incapable de donner une quelconque aux aficionados venus nombreux pourtant. Le second: noble mais soso. Le bilan de la féria, côté toro, est calamiteux on voudrait en finir avec la corrida à Jerez (où elle est menacée par une partie de la municipalité) qu’on ne ferait pas mieux. C’est une attitude irresponsable de la part du gestionnaire des arènes.

Heureusement il y avait en piste deux grands professionnels qui, comme la veille Juli, ont le sens des responsabilités et ainsi on a pu échapper au désastre. Morante de La Puebla a fait un bel effort au second immobile d’emblée mais dont il sut tirer quelques séries inattendues qui avaient sa marque. Son esthétique. Une entière et un tour de piste très fêté, pour cet arrimon inattendu de sa part.

Juan Ortega aux abonnés absents toute la soirée et, plus grave, souvent débordé et très méchamment sifflé.

Grande tarde de Roca Rey qui a mis les pendules à l’heure en toréant de manière assez classique le potable troisième de la tarde. Le toro tardant à tomber il ne put couper une première oreille qui lui était promise. Andrés se jeta comme un mort de faim sur l’ultime à qui il imposa son toreo à hauts risques et porta ainsi sur un public enfin libéré. Estoconazo et oreille qui auraient pu être deux, mais on l’a vu à Séville, le péruvien n’a pas celle des présidents. Le palco Jerezano se fit copieusement conspuer et Andrés sortit à pied entouré des élèves des écoles taurines admiratifs. C’est le torero de la jeunesse. En ce sens il est précieux.

PV