Plaza de toros de Las Ventas. Neuvième festejo de la Feria de San Isidro et seconde novillada. Deux tiers. Novillos de Conde de Mayalde.

• SANTANA CLAROS, silence après avis et silence.

• ISAAC FONSECA, ovation et vuelta al ruedo.

• ÁLVARO BURDIEL, qui se présentait à Las Ventas, silence et grande ovation après avis.

On a respecté une minute de silence à la mémoire de Joselito El Gallo à la fin du paseillo.

Salut de  Javier Ambel après avoir banderillé  le premier.

Antonio Santana Claros a été opéré à l’infirmerie de Las Ventas pour une cornada interne de 15 centimètres de pronostic réservé dans le tiers moyen de la face interne de la cuisse droite, à la fin de la deuxième corrida de San Isidro et après avoir été blessé par son premier. Il est resté en piste, jusqu’à la fin de la course. Le diestro de Malaga a été attrapé lorsqu’il est entré pour tuer le premier novillo de Conde de Mayalde.

La reseña de Charles Figini:


Lundi 16 Mai.

                Las Ventas Deuxième novillada du cycle

SIX novillos de Conde de Mayalde. Tous magnifiquement présentés, armures impressionnantes, tempéraments différents. Quatre castaños et deux Colorados.

Tendidos copieusement remplis (2/3 d’entrées)

Novilleros SANTANA CLAROS : Silence et silence

                       ISAAC FONSECA : Ovation et Vuelta

                       ALVARO BURDIEL Silence et ovation.

SANTANA CLAROS avec volonté et courage essaya de montrer à Madrid tout ce qu’il avait appris avant d’arriver là . Il s’appliqua devant ses deux adversaires à présenter un capote sûr, mais chaque fois le vent ou les cornes du novillo le déstabilisèrent. On est sûr que la vie et les toros ne l’ont pas épargné, il n’a pas été aidé par le tirage au sort et ne se dépêtra d’aucun de ses deux novillos. Il ne fut pas aidé par ses piqueros auxquels je me permets de conseiller d’éviter VIC -FEZENSAC dans leur parcours professionnel. C’est fou comme même la partie avertie du public madrilène (et Sévillan)  se soucie de la pique comme d’une guigne. Dans la quadrilla le magnifique Javier Ambel fit de son mieux. Il salua.

ALVARO BURDIEL qui a l’immense vertu d’être apodéré par Ortega CANO que nous vîmes bien crispé toute la soirée essaya de se montrer digne du maestro qui le guide. Pas grand-chose à espérer de Chorlito qui humilie beaucoup et enfonce régulièrement les cornes dans le sable. Finalement il fait ce qu’il sait faire assez conscient qu’il faudrait faire autre chose. On s’ennuie. Un pinchazo une estocade plus descabello.

Il accueillit son deuxième au centre, classe et élégance. Et puis une autre série de deux piques aussi lamentables l’une que l’autre. Il resta à Alvaro à faire tout le reste, ce fut un des beaux moments de la soirée. Il sut profiter à droite comme à gauche de la bravoure émouvante d’un très grand novillo. J’ai vu des toros indultés pour moins que ça. Dommage qu’un pinchazo malheureux prive le Sévillan d’une oreille qui …lui tendait les bras. On peut tout voir en tauromachie même une oreille qui tend les bras.

ISAAC FONSECA : Un prénom de patriarche de la bible pour une petite bombe. Fonseca ne s’en laisse pas raconter, il a l’énergie et la bravoure des grands Sud-Américains.  Bien sûr comme les gens trop pressés de temps en temps il en oublie sa muleta au milieu du ruedo une ou deux fois, mais que d’enthousiasme, de générosité. Un bonheur ce garçon. Et puis il a envie de triompher et le fait savoir : il y met tous les ingrédients. Il est en plus aidé par une cuadrilla dirigée de main de maître par Yvan Garcia, toujours discret efficace et élégant. Je ne vous dirai pas par le détail de ses exploits, ses succès et ses échecs (rares) mais je veux vous dire que ses larmes lorsqu ‘il échoua à l’épée m’ont autant ému que celles d’EL JULI il y a deux ou trois jours dans ces mêmes arénes.

O TRISTE, TRISTE ETAIT MON AME,

A CAUSE A CAUSE D’UNE LAME.

Excusez monsieur VERLAINE je n’ai pas pu résister.