Plaza de toros de Las Ventas. Onzième festejo de la Feria de San Isidro. Plus de 1/2 entrée.

Toros de Pedraza de Yeltes.

LÓPEZ CHAVES, ovation et silence;

JAVIER CORTÉS, qui remplaçait Diego Carretero, ovation après avis et silence; 

JESÚS ENRIQUE COLOMBO, silence et silence.

Les toros de Pedraza de Yeltes ont permis ce qu’ils  savent permettre : volume, armures, bravoure  pour 4 d’entre eux, noblesse pour 5, émotion pour 6.

Le vieux Lopez Chaves (45ans)  , bien dans le type lui aussi du campo charro a fait le boulot, bon !

Le plus jeune (33ans), Javier Cortés qui remplaçait Caballero, lequel , blessé devait confirmer ce soir son alternative à Las Ventas, a œuvré avec beaucoup de sérieux, d’entrega et de toreria . Notamment avec le meilleur du lot, Brigadier 590kgs de septembre 2017, on a pu admirer sa façon d’enrouler un animal un peu réticent au début et avec des naturelles de face qui avaient de quoi séduire les plus exigeants ?

Une épée perpendiculaire, un avis et deux descabellos privent le madrilène d’une oreille .

Au 5eme  comme juste avant Lopez Chavés au 4eme, c’est la litanie des pega pases, deux coups à droite deux coups à gauche , et si ça veut bien, on signe une trinchera et un pecho, denrée rare ce soir.

Les toristes étaient contents.

Et là, ce mot ( toristes) une fois prononcé on comprend mieux pourquoi le toreo joyeux, gonflé à bloc  de Colombo a déplu à une partie du public. Animateur  formidable bien que répétitif et manquant de profondeur il a voulu empêcher que ces toros très sérieux, encastés, durs mais nobles rendent la tarde em….merdante oui.

On a entendu de sonores insultes de la part de quelques ploucs incapables de se retenir : Fuera ! Fuera, ! hurlaient- ils quand Colombo se jouait la vie pour leur plaisir.

Un peu de retenue messieurs du tendido 7 et consorts !

Ce n’est pas que j’aime la musique de corrida et les paso- doble mais quand le matador banderille, le moins serait qu’il soit salué par quelques notes.

Si la fiesta brava doit devenir un pensum et plus du tout une fête populaire, elle ira à sa perte.

Je passe sur le décompte des ; silence, avis, descabello, il n’empêche qu’ au sixième , son toro qu’on croyait mort s’est relevé ,soulevant Colombo violemment dans l’entre jambe. Le drame n’est jamais loin et il faut se souvenir du mot célèbre : Ce toro mort me tue.

Jean François Nevière