2ème CORRIDA DES FETES DE LA MADELEINE 2022 :

6 toros de Garcia Jimenez inégaux de présentation et de pauvre jeu dû à une faiblesse générale, hormis les 5° et 6°.

12 piques anodines données uniquement pour respecter le règlement, sauf celles du 6°.

Morante de la Puebla : Silence et sifflets

Juan Ortega : Silence et Silence

Tomas Rufo : Silence et une oreille

Depuis les merveilleuses passes de réception données à son premier toro par Morante de la Puebla, le quite de Juan Ortega, on s’ennuyait ferme dans les arènes du Plumaçon, la faute à des toros insipides.

La tauromachie puissante et dominatrice de Morante et celle, légère et esthétique d’Ortega n’avaient pas pu déclencher la moindre note de musique de l’harmonie municipale, la faute aux toros.

Et puis, à la mort du cinquième la Banda présente joua de façon extraordinaire La Goffa Lolita, cet air entrainant, réussissant à retourner la mauvaise humeur d’un public frustré en une joie de vivre communicative, tapant dans les mains, dansant même dans les gradins, et le bonheur s’empara des arènes….

Le sixième toro ne voulant pas gâcher la fête naissante fit une sortie de brave et donna le jeu que l’on attend d’un toro de combat tout au long de sa vie en piste.

Les piques furent données avec précision, la deuxième avec un toro mis en place au centre de l’arène. Sortie ovationnée du picador.

Les trois paires de banderilles extra avec le public portant littéralement les banderilleros par des applaudissements continus, avant leur salut réclamé.

Tomas Rufo eut la grande intelligence de comprendre ce grand moment de communion où les gens ne pensaient plus à l’inflation, à la guerre, aux primes et aux salaires, mais uniquement à la fête des toros.

Il se mit donc à genoux au centre de la piste et entama une faena joyeuse composée de derachazos à genoux puis debout, de deux cites « rinconiens », de naturelles bien tournées et enfin de cinq naturelles données de face avant une épée sincère résultant concluante bien que « derrière ».

Et cet après-midi qui s‘annonçait sinistre se termina dans une allégresse générale avec pétition d’oreille vite accordée. C’est pour ces moments magiques que nous aimons la corrida.

Merci la Banda, merci Esaborio, toro noir né en décembre 2017, merci la cuadrilla, merci Tomas Rufo, vous fûtes grands, très grands, chacun dans votre répertoire.

Grace à vous nous reviendrons aux arènes demain à 18h voir les Cuadri avec Rafaelillo, Chacon et Castano. Otra cosa….

EXIR