Nous sommes en plein boum ! Dax est là et Béziers aussi, c’est le moment fort de la temporada française. Il y a eu de beaux succès populaires à Parentis et Châteaurenard qui ont fait de très belles entrées, pour ne citer que ces deux arènes. C’est réconfortant !

Une hirondelle ne fait pas le printemps, on ne saurait cependant oublier ce qui nous pend au nez et, comme Henri Salvador, reprendre l’antienne « faut rigoler pour empêcher le ciel  de tomber ». Ceux qui font comme si tout était immuable, que rien ne pourrait changer sont comme des conducteurs qui se banderaient les yeux. Au prochain virage qui nous attend, c’est-à-dire à la rentrée parlementaire de novembre prochain, ils sont surs d’aller dans le décor avec perte fracas.

Aymeric Caron a beau être un personnage peu sympathique, il faut lui reconnaître un mérite : il annonce la couleur. Il déposera un projet de loi pour l’interdiction pure et simple de la corrida. Quelle sera l’issue de ce débat ? On ne peut en présumer mais on a vu que dès cette annonce la plupart des médias se sont rangés derrière lui ; ce qui est logique puisqu’il appartient à ce monde-là. Comptons donc sur nos propres forces qui sont réduites en comparaison de celles de nos ennemis.

Le temps n’est donc pas au déni ni aux disputes ou critiques excessivement sévères lues ici ou là. Faut-il le préciser ? Une arène de village est une arène de village et une arène de grande ville est une arène de grande ville. Le jugement porté sur les uns et sur les autres ne peut être le même. Il est opportun de mettre l’accent sur le positif plutôt que sur le négatif et de mesurer les efforts mis en place pour réaliser ces spectacles indispensables à l’enracinement populaire de la corrida. Mettre l’accent sur le positif cela ne veut pas dire masquer les manques et défaillances. Cela signifie être responsable et mesuré.

C’est en tout cas notre manière sur ce site. Et c’est le résultat d’une longue expérience personnelle  (plus de quarante ans) du journalisme (écrit, télévisuel ou parlé), du milieu taurin et de la critique taurine sous tous ses volets. Il est plus facile de démolir pour faire le buzz que de souligner le positif dans un souci de responsabilité…

Qu’allons-nous faire ici, sur ce site ? Nous n’allons pas nous lancer dans une course folle au scoop ou nous engager dans le sprint de l’info donnée avant tout autre. Non ! Nous allons continuer à rendre compte de la plupart des spectacles taurins (ceux que nous pourrons assumer en tout cas) en ouvrant nos portes à des collaborations multiples et bénévoles. Car beaucoup d’entre vous souhaitent écrire ou photographier. Nous souhaitons donc réunir ces talents, les vôtres (pour une part c’est déjà fait) pour constituer une cohorte d’excellence qui défende la tauromachie en en rendant compte sous tous ses aspects. 

Pierre Vidal