Dax. Deuxième corrida de feria, arène quasi combles, soleil et chaleur, deux heure vingt de spectacle. Sept toro de Antonio Bañuelos et un Virgen Maria, le quatrième changé par un sobrero du même fer, a son tour changé par le Virgen. Tous, deux piques, lot de 493 à 530 kilos chez l’éleveur.

José Antonio Morante de la Puebla (vert et or, cape assorties au costume) au premier, une entière, silence ; au quatrième, trois pinchazos et une demi-lame, bronca.

Ginès Marin (bleu et or), au deuxième, une entière, silence ; au cinquième, une demi-lame, silence.

Pablo Aguado (bleu pétrole et or) au troisième une entière, une oreille ; au dernier, un pinchazio, un quart de lame et un descabello, silence

On connaissait la Controverse de Valladolid, il y a désormais La trahison de Burgos écrite dans les arènes de Dax par Antonio Bañuelos. L’éleveur le plus au nord de l’Espagne, à Burgos, nous a trahi en nous volant ce que l’on attendait de Morante de la Puebla et Ginés Marin. Des moments artistiques que dont les chutes et la faiblesse de ses toros nous privèrent. Seul Pablo Aguado fera vibrer l’arène avec un « Marchatras » un peu plus solide que les autres. Cela lui suffit, pour toréer avec temple, tout le corps relâché et imprimant une douce lenteur à sa muleta. A gauche il n’aura qu’une réussite relative… mais chaque fois qu’il revient à droite, ce sont des moments de magie. Il pensait renouveler ces instants avec le dernier, mais s’il y eut deux ou trois bons derechazo, le toro chuta rapidement.

Le sommet fut atteint avec le quatrième Bañuelos, changé avec l’insistance du maestro, son remplaçant Bañuelos lui aussi ne fit que quelques pas avant que ne survienne une Virgen Maria. Mais tout cela fit que le plus malheureux de cette journée est Morante de la Puebla. Une première rencontre avec un adversaire sans énergie bougeant à peine qu’il exécute rapidement. En revenant il aura droit à trois toros, un Bañuelos bloqué du train arrière, un second Bañuelos qui s’écroule peu après sa sortie et enfin un Virgen Maria… auquel il tirera quelques capotazos. Et sans faena ou presque il finit sous la bronca. Ginès Marin ne fut guère plus heureux, un toro adepte du ralenti empêchant toute faena pour commencer et un second qui toute les deux ou trois passe chutait.

Rien à dire. Heureusement il y eut la « petite oreille » de Pablo Aguado.

Jean Michel Dussol

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