Mois : septembre 2022 Page 5 sur 14

Arles, Roca Rey triomphateur de la temporada

arr21ph

La commission extra-municipale d’Arles a dĂ©voilĂ© ses laurĂ©ats de la temporada 2022
AndrĂ©s Roca Rey triomphateur de la temporada arlĂ©sienneLa commission taurine extra-municipale arlĂ©sienne s’est rĂ©unie la semaine derniĂšre une fois la Feria du Riz terminĂ©e pour voter et dĂ©cerner ses laurĂ©ats de la temporada taurine 2022. C’est le pĂ©ruvien AndrĂ©s Roca Rey qui a Ă©tĂ© dĂ©cernĂ© grand triomphateur aprĂšs avoir coupĂ© quatre oreilles de la corrida de La Quinta lors de la feria de PĂąques. Imparable ce jour-lĂ , AndrĂ©s Roca Rey avait rĂ©alisĂ© une prestation de haut vol qui n’avait pas laissĂ© indiffĂ©rents les aficionados qui avaient rempli les arĂšnes ce jour-lĂ .Un triomphe qui permet Ă©galement Ă  la ganaderĂ­a de La Quinta, reprĂ©sentĂ©e par les frĂšres Conradi, de remporter le prix du meilleur lot lidiĂ© dans les arĂšnes d’Arles cette annĂ©e. Pour rappel, cet aprĂšs-midi-lĂ , les 3Ăšme et 6Ăšmes toros avaient Ă©tĂ© honorĂ©s d’un tour de piste posthume. 

Du cĂŽtĂ© des rejoneadores, c’est une nouvelle fois Diego Ventura qui remporte le trophĂ©e de triomphateur. Dans l’escalafĂłn novilleril c’est le jeune novillero arlĂ©sien TristĂĄn qui a Ă©tĂ© plĂ©biscitĂ© par les membres de la commission taurine, alors que la famille Gallon a Ă©tĂ© rĂ©compensĂ©e pour avoir lidiĂ© le meilleur novillo de la temporada. Finalement, la prestation d’Álvaro de la Calle lors de la corrida de competencia ne sera pas passĂ©e inaperçue puisque les membres de la commission taurine ont tenu Ă  lui rendre hommage avec un trophĂ©e coup de cƓur.
Liste complÚte des lauréats :
arr21h
Triomphateur : Andrés Roca Rey
lq22h
Meilleur lot de toros : La Quinta
dv18h
Rejoneador triomphateur : Diego Venturatris21h


Meilleur novillero : TristĂĄn
gal17h

Meilleur novillo : Gallon
fc21h

Meilleur becerrista : Fabien Castellanipm12h
Meilleur lot de becerros : Pages-Mailhanadlc21h
TrophĂ©e coup de cƓur : Álvaro de la Calle

(Communiqué)

LA PROPOSITION DE LOI ANTI-CORRIDA EST DEPOSEE

Voici donc la proposition de loi en intĂ©gralitĂ© de Caron. La plupart des paragraphes (sinon tous) montre une mĂ©connaissance totale de la Tauromachie et particuliĂšrement de la Corrida. Que cela Ă©difie tous les sceptiques oui c’est possible! Et si nous ne faisons rien l’interdiction totale de la corrida en France deviendra donc une rĂ©alitĂ© Ă  trĂšs court terme. Il faut donc se mobiliser rapidement et fortement et intervenir auprĂšs de vos Ă©lus

(PPL signĂ©e par LFI : 74 – Ă©colo-Nupes :19 – RĂ©publicains : 1 – LibertĂ©,IndĂ©pendants,outremer : 1)

assemble-7-groupes-parlementaires

ASSEMBLÉE NATIONALE – CONSTITUTION DU 4 OCTOBRE 1958 – SEIZIÈME LÉGISLATURE
EnregistrĂ© Ă  la PrĂ©sidence de l’AssemblĂ©e nationale le 20 septembre 2022.

PROPOSITION DE LOI
visant à l’abolition de la corrida

(RenvoyĂ©e Ă  la commission des lois constitutionnelles, de la lĂ©gislation et de l’administration gĂ©nĂ©rale de la RĂ©publique, Ă  dĂ©faut de constitution d’une commission spĂ©ciale dans les dĂ©lais prĂ©vus par les articles 30 et 31 du RĂšglement.),

présentée par Mesdames et Messieurs

Aymeric CARON, Anne STAMBACH‑TERRENOIR, Bastien LACHAUD, NadĂšge ABOMANGOLI, Laurent ALEXANDRE, Gabriel AMARD, SĂ©golĂšne AMIOT, Farida AMRANI, Rodrigo ARENAS, Christine ARRIGHI, ClĂ©mentine AUTAIN, Julien BAYOU, Lisa BELLUCO, Karim BEN CHEIKH, Ugo BERNALICIS, Christophe BEX, Carlos Martens BILONGO, Manuel BOMPARD, Idir BOUMERTIT, Louis BOYARD, Guy BRICOUT, Sylvain CARRIÈRE, Cyrielle CHATELAIN, Florian CHAUCHE, Sophia CHIKIROU, Hadrien CLOUET, Éric COQUEREL, Alexis CORBIÈRE, Jean‑François COULOMME, Catherine COUTURIER, Hendrik DAVI, SĂ©bastien DELOGU, Alma DUFOUR, Karen ERODI, Martine ETIENNE, Emmanuel FERNANDES, Sylvie FERRER, Caroline FIAT, Charles FOURNIER, Perceval GAILLARD, Marie-Charlotte GARIN, Raquel GARRIDO, ClĂ©mence GUETTÉ, David GUIRAUD, Mathilde HIGNET, Hubert JULIEN‑LAFERRIÈRE, Rachel KEKE, Andy KERBRAT, Julie LAERNOES, Maxime LAISNEY, Arnaud LE GALL, Antoine LÉAUMENT, Élise LEBOUCHER, Charlotte LEDUC, JĂ©rĂŽme LEGAVRE, Sarah LEGRAIN, Murielle LEPVRAUD, Benjamin LUCAS, Élisa MARTIN, Pascale MARTIN, William MARTINET, FrĂ©dĂ©ric MATHIEU, Damien MAUDET, Marianne MAXIMI, Manon MEUNIER, Jean‑Philippe NILOR, DaniĂšle OBONO, Nathalie OZIOL, Mathilde PANOT, Francesca PASQUINI, SĂ©bastien PEYTAVIE, François PIQUEMAL, Marie POCHON, Thomas PORTES, LoĂŻc PRUD’HOMME, Adrien QUATENNENS, Jean‑Hugues RATENON, Jean-Claude RAUX, Sandra REGOL, SĂ©bastien ROME, Sandrine ROUSSEAU, François RUFFIN, AurĂ©lien SAINTOUL, Michel SALA, Eva SAS, Sabrina SEBAIHI, Danielle SIMONNET, Ersilia SOUDAIS, Sophie TAILLÉ‑POLIAN, BĂ©nĂ©dicte TAURINE, AndrĂ©e TAURINYA, Matthias TAVEL, Nicolas THIERRY, AurĂ©lie TROUVÉ, Paul VANNIER, LĂ©o WALTER,

députés.

– 1 –

EXPOSÉ DES MOTIFS

Mesdames, Messieurs,

« Sentir le sable
Sous ma tĂȘte, c’est fou comme ça peut faire du bien
J’ai priĂ© pour que tout s’arrĂȘte
Andalousie, je me souviens
Je les entends rire comme je rĂąle et je les vois
Danser comme je succombe
Je pensais pas qu’on puisse autant
S’amuser autour d’une tombeEst‑ce que ce monde est sĂ©rieux ? Â»

Francis Cabrel, La corrida, 1994

Mesdames, Messieurs,

« La corrida davantage qu’un spectacle est un art Â» estimaient en 2019 quarante personnalitĂ©s françaises du monde de la culture, inquiĂštes de l’interdiction possible des corridas aux moins de 18 ans. L’argument est bien connu : l’arĂšne serait un thĂ©Ăątre mettant en scĂšne une lutte mĂ©taphorique, celle de la vie contre la mort.

La corrida, un art ? Ceux qui l’affirment se fourvoient : il s’agit en rĂ©alitĂ© d’un acte sanglant, dont la finalitĂ© est la mort de taureaux prĂ©alablement torturĂ©s en public. A contrario, parmi les Ɠuvres d’art, on compte la chanson de Francis Cabrel qui dĂ©crit l’incomprĂ©hension, la lutte et les souffrances d’un taureau qui vit ses derniers instants dans l’arĂšne. « Je ne pensais pas qu’on puisse autant s’amuser autour d’une tombe Â», s’étonne‑t‑il avant d’expirer.

D’aprĂšs l’article 521‑1 du code pĂ©nal, les sĂ©vices graves ou les actes de cruautĂ© envers un animal domestique, ou apprivoisĂ©, ou tenu en captivitĂ©, s’ils entraĂźnent la mort de l’animal, sont punis de cinq ans d’emprisonnement et de 75 000 euros d’amende. Qui oserait soutenir que les traitements infligĂ©s Ă  un taureau pendant une corrida n’entrent pas dans cette catĂ©gorie ?

*

Une corrida dure deux heures. Elle comprend six combats de vingt minutes chacun, opposant un taureau Ă  trois matadors. Chacun des combats se dĂ©roule en trois phases appelĂ©es « tercios Â»

Le premier tercio est celui des picadors, qui manient des piques destinĂ©es Ă  sectionner ou cisailler les muscles releveurs de la tĂȘte du taureau. L’animal souffre, Ă©videmment, mais commence aussi Ă  perdre tous ses repĂšres, ce qui le rend d’autant plus vulnĂ©rable.

Le deuxiÚme tercio est celui des banderillos, qui manient des bùtons terminés par un harpon de 4 cm de long. Plantés dans la masse musculaire proéminente située à la base du cou du taureau, ils déclenchent des hémorragies internes accrues par les déplacements brusques et saccadés du taureau, stimulé par le jeu de cape du torero. Les nerfs sont eux aussi atteints, portant la douleur à son paroxysme.

Le troisiĂšme tercio est celui de la mise Ă  mort qui commence par l’estocade, au cours de laquelle l’épĂ©e est plongĂ©e au niveau du sommet de l’omoplate droite pour atteindre la cage thoracique.

AprĂšs l’estocade, le coup de grĂące est donnĂ© par un poignard Ă  lame courte et large, plantĂ© entre la base du crĂąne et le dĂ©but de la colonne vertĂ©brale pour dĂ©truire le cervelet et le dĂ©but de la moelle Ă©piniĂšre. Le temps imparti au torero (ou « matador Â») pour tuer le taureau est d’un quart d’heure. S’il ne rĂ©ussit pas Ă  l’achever dans ce dĂ©lai, l’animal est conduit au toril oĂč il est abattu. En trophĂ©es, le torero recevra les oreilles coupĂ©es, voire la queue du taureau massacrĂ©.

Tout cela relĂšve‑t‑il de l’art ou de la torture ?

*

L’ordre national des vĂ©tĂ©rinaires a tranchĂ©. En 2016 il affirmait : « Dans les spectacles taurins sanglants, la douleur infligĂ©e aux animaux n’est pas contestĂ©e. Dans la pratique de la corrida, c’est prĂ©cisĂ©ment cette douleur qui augmente les rĂ©actions dĂ©fensives des animaux, leur stress psychologique et physique et donc leur agressivitĂ©. Elle conditionne ainsi le succĂšs du spectacle. La courte durĂ©e du spectacle (20 minutes) et la sĂ©lection d’animaux agressifs et gĂ©nĂ©tiquement prĂ©disposĂ©s Ă  combattre paraissent une attĂ©nuation peu significative de l’intensitĂ© des souffrances physiques forcĂ©ment ressenties par les animaux.
Les spectacles taurins sanglants, entraĂźnant, par des plaies profondes sciemment provoquĂ©es, des souffrances animales fonciĂšrement Ă©vitables et conduisant Ă  la mise Ă  mort d’animaux tenus dans un espace clos et sans possibilitĂ© de fuite, dans le seul but d’un divertissement, ne sont aucunement compatibles avec le respect du bien‑ĂȘtre animal Â».

La lĂ©gislation française suit logiquement l’avis de l’ordre des vĂ©tĂ©rinaires : en vertu de l’article 521‑1 du code pĂ©nal, la corrida est interdite dans notre pays.

*

Plusieurs dĂ©partements français bĂ©nĂ©ficient pourtant encore aujourd’hui d’une exception Ă  la loi, au nom d’une « tradition locale ininterrompue Â». Dans le Gard, les PyrĂ©nĂ©es Atlantiques ou les Bouches du RhĂŽne est donc admis ce qui est considĂ©rĂ© comme une barbarie rĂ©prĂ©hensible dans la Sarthe ou dans les Vosges. Dans les dĂ©partements dits « taurins Â», l’acte de cruautĂ© sur les taureaux n’est pas niĂ©, il n’est simplement pas condamnĂ©.

La justification d’un tel dispositif au nom d’une « tradition locale ininterrompue Â» est factice. La corrida n’est en rien une tradition française, mais espagnole. Elle n’est arrivĂ©e en France qu’en 1853, pour faire plaisir Ă  EugĂ©nie de Montijo, l’épouse andalouse de NapolĂ©on III. Et elle n’a d’ailleurs bĂ©nĂ©ficiĂ© d’une exception aux peines prĂ©vues pour les actes de cruautĂ© qu’en 1951. De plus, cette corrida espagnole ne peut se prĂ©valoir d’appartenir au patrimoine culturel immatĂ©riel de la France, ce qu’a confirmĂ© le Conseil d’État en 2016, appuyant la dĂ©cision de la cour administrative de Paris prise un an plus tĂŽt.

Par ailleurs, ce « spectacle Â» qui bĂ©nĂ©ficie de fonds europĂ©ens, par le biais de la Politique agricole commune (PAC), et de subventions locales, soulĂšve l’opposition et l’indignation d’une majoritĂ© de Français et Françaises. D’aprĂšs un sondage Ifop de fĂ©vrier 2022, 87 % des Français et Françaises se dĂ©clarent favorables Ă  ce que tout acte de cruautĂ© volontaire ayant entraĂźnĂ© la mort d’un animal soit puni, sans exception pour les corridas. En 2017, un autre sondage Ifop avait montrĂ© que 75 % des habitants et habitantes des dĂ©partements oĂč sont autorisĂ©es les corridas sont opposĂ©s aux corridas avec pique, banderille et mise Ă  mort.

Le Chili, l’Argentine, Cuba et l’Uruguay ont fait le choix d’interdire les corridas. En Europe, le Danemark, l’Italie et le Royaume‑Uni ont formellement interdit cette pratique, tout comme la Catalogne. Les Français et Françaises expriment trĂšs fortement le souhait que notre pays suive l’exemple. En tant qu’élu.e.s de la Nation, il nous revient d’agir dans l’intĂ©rĂȘt gĂ©nĂ©ral, en tenant compte de l’attente sociĂ©tale. Nous avons le devoir de suivre le sens de l’Histoire et d’abolir les corridas. Cette proposition de loi vise donc Ă  interdire les corridas, sans affecter les autres activitĂ©s taurines.

En affirmant solennellement que la torture et la mort d’un animal ne peuvent lĂ©galement constituer un divertissement digne de l’éthique contemporaine, nous ferons un pas historique en faveur des droits des animaux et par là‑mĂȘme en faveur de notre humanitĂ©.

L’article unique prĂ©voit l’abolition de la corrida sur tout le territoire français.

proposition de loi
Article unique
Le titre II du livre V du code pĂ©nal est ainsi modifiĂ© :

1° Au onziĂšme alinĂ©a de l’article 521‑1, les mots : « aux courses de taureaux lorsqu’une tradition locale ininterrompue peut ĂȘtre invoquĂ©e. Elles ne sont pas non plus applicables Â» sont supprimĂ©s ;
2° Au second alinĂ©a de l’article 522‑1, les mots : « aux courses de taureaux lorsqu’une tradition locale ininterrompue peut ĂȘtre invoquĂ©e. Il n’est pas non plus applicable Â» sont supprimĂ©s.

Logroño/Salamanque

Plaza de toros de La Ribera de Logroño. QuatriÚme de la Feria de San Mateo. Lleno.

Toros de NĂșñez del Cuvillo, Un sobrero de Juan Pedro Domecq (4Âș).

‱ MORANTE DE LA PUEBLA, silence et oreille

‱ DIEGO URDIALES, ovation et deux oreilles

‱ ROCA REY, silence et deux oreilles

ArÚnes de La Glorieta (Salamanque) . SixiÚme et derniere de la Feria de la Vega . Entrée aux deux tiers. Toros des Héritiers Sånchez et Sånchez.
‱ PABLO HERMOSO DE MENDOZA, silence et silence.


‱ LEA VICENS, applaudissements et applaudissements.
‱ GUILLERMO HERMOSO DE MENDOZA , oreille et deux oreilles.

Ils veulent nous humilier !

« Nous sommes plus que jamais debout, tĂȘte haute, fiers et passionnĂ©s ! Â»

L’obstination d’Aymeric Caron et de ceux qui le soutiennent est fondĂ©e sur le mĂ©pris de la ruralitĂ© et des peuples du sud de la France dĂ©jĂ  durement confrontĂ©s Ă  la dĂ©sertification et ponctuellement Ă  la sĂ©cheresse. Il ne s’agit ni plus ni moins que d’un racisme social Ă©manation d’une Ă©lite parisienne dans un pays excessivement centralisĂ© qui dĂ©tourne ainsi le souffle rĂ©publicain de ses principes sacrĂ©s : libertĂ©, Ă©galitĂ©, fraternitĂ©.

Le triste et mĂ©diocre bateleur, recyclĂ© Ă  l’AssemblĂ©e nationale faute de mieux, sait trĂšs bien que la corrida est dĂ©sormais universelle non seulement dans son principe mais aussi trĂšs prosaĂŻquement dans sa diffusion. En effet il y a tous les jours –ou presque- une corrida tĂ©lĂ©visĂ©e soit par une chaĂźne autonome espagnole (ou portugaise ou mĂȘme mexicaine), soit une chaĂźne nationale. Ainsi hier des milliers d’aficionados français ont pu voir l’excellente corrida de Bargas oĂč se sont illustrĂ©s Francisco Espada et Fernando Robleño, tĂ©lĂ©visĂ©e par Castilla Mancha Media (qui fait un boulot remarquable). Il faut y ajouter la tĂ©lĂ©vision par pĂ©age (Movistar) qui a connu un succĂšs foudroyant en France selon ses promoteurs et qui vient de voir naĂźtre un concurrent Ligatoros trĂšs dynamique.

L’attitude de Caron et de ses affidĂ©s est donc d’une mauvaise foi totale car personne ne pourra avec les technologies nouvelles interdire aux tĂ©lĂ©spectateurs abonnĂ©s ou tout simplement possĂ©dant un fil HDMI de regarder tranquillement dans leurs fauteuils des corridas. Comme le foot et le rugby ou encore la musique et la chasse. A part faire des descentes de polices Ă  domicile…. Pas plus qu’on ne pourra interdire au public français d’aller aux arĂšnes espagnoles. Si elles sont proches de la frontiĂšre comme par exemple Saint-SĂ©bastien de Bayonne, il ne faudra que quelques minutes. Quel sens d’ailleurs a le mot frontiĂšre Ă  l’heure de la construction europĂ©enne ? Peut-on censurer une pratique d’un cĂŽtĂ© d’une ligne et l’autoriser de l’autre ? Ce serait une rĂ©gression rĂ©actionnaire et hypocrite qui irait Ă  l’encontre de tous les principes que l’on met en avant en ces temps de crise. Ainsi on reviendrait au temps du franquisme oĂč nos voisins espagnols devaient franchir la frontiĂšre pour voir les films censurĂ©s par le dictateur…

Pour autant faut-il prendre la dĂ©marche de Caron Ă  la lĂ©gĂšre ? Non ! Trop d’aficionados, ils nous l’ont dit, sont dans le dĂ©ni : « Ă§a n’arrivera jamais, tu es trop pessimiste Â»â€Š Et bien si ! c’est possible : dans un moment de difficultĂ©s majeures, il peut faute de mieux y’avoir des accords sur des questions subalternes, car ça en est une au regard de la guerre, des menaces climatiques, des violences urbaines, du chĂŽmage, de la pauvretĂ©, etc. Caron et ses sbires malgrĂ© leurs cris d’orfraies peuvent mĂȘler leurs voix au Rassemblement National (ils l’ont dĂ©jĂ  fait) et il pourrait se trouver quelques Ă©garĂ©s pour les rejoindre.   

Il faut donc se rĂ©jouir des rĂ©actions des aficionados qui prennent conscience du danger et qui montent. Elles viennent d’abord de la jeunesse du sud en premiĂšre ligne dans ce combat dĂ©cisif et il faut s’en fĂ©liciter. Comme il faut applaudir Ă  ces premiĂšres manifestations qui ont eu lieu Ă  Dax, Arles et NĂźmes. N’oublions pas ce qui est dĂ©sormais la devise de notre Ă©tendard: « Nous sommes plus que jamais debout, tĂȘte haute, fiers et passionnĂ©s ! Â»

Pierre Vidal

Eddie Pons

Autres corridas du lundi

Honrubia (Cuenca) â€“ Toros de Joao Dias Coutinho.

Serafin MarĂ­n, oreille et 2 oreilles; 

Javier Orozco, 2 oreilles et vuelta al ruedo;

JosĂ© David Cadavid, silence et deux oreilles.

Yunquera de Henares (Guadalajara) 

Toros de El Pilar.

SĂĄnchez Vara, deux oreilles et deux oreilles;

EsaĂș FernĂĄndez, deux oreilles et silence;

Maxime Solera, deux oreilles et oreille.

NOVILLADAS

Mejorada del Campo (Madrid).

Novillos de Adolfo MartĂ­n et de NĂșñez de Tarifa (6Âș). Un sobrero de RocĂ­o de la CĂĄmara (1Âș). 

José Antonio Lavado, ovation et oreille;

 JosĂ© Rojo, oreille ;

Niño de las Monjas, silence aprÚs avis et ovation.

Azuqueca de Henares (Guadalajara)- â€“

Novillos de Sandra Sopeña.

Javier de Miguel, silence et vuelta al ruedo ;

Miguel Senent ‘Miguelito’, silence et oreille ;JesĂșs Romero, oreille et oreille  

San AgustĂ­n de Guadalix (Madrid) â€“

Novillos de Aurelio Hernando, 3Âș premiado con la vuelta al ruedo. S

Sergio RodrĂ­guez, oreille et vuelta al ruedo ;

Fabio JimĂ©nez, ovation et ovation

Burgohondo (Ávila) â€“ Festival con picadores.

Novillos de Pablo Mayoral.

Rafaelillo, oreille

 Javier CortĂ©s, oreille; 

Alejandro Marcos, deux oreilles; 

Leo Valadez, deux oreilles

Le novillero Manuel RomĂĄn, 2 oreilles et la queue. 

Bargas, maestria de Robleño, hiĂ©ratisme d’Espada

Bargas (TolĂšde) corrida de Feria del Cristo de la Sala. Plus de Ÿ d’entrĂ©e.

Toros de Montealto 3Âș de vuelta

Fernando Robleño qui remplaçait Sergio Serrano : oreille et ovation,

Adrian de Torres oreille et ovation

Francisco JosĂ© Espada 2 oreilles  et ovation

Salut d’Ivan Garcia

Le  bruit courut, dans la journĂ©e, qu’aprĂšs avoir rĂ©alisĂ© la meilleure faena de la temporada madrilĂšne, devant un toro d’Escolar dimanche (selon la critique) et dont on peut avoir une idĂ©e ici : https://videos.toromedia.com/w/cDUbXZqw4rz6VA9ANrCPtc, Fernando Robleño avait obtenu le remplacement de Sergio Serrano blessĂ©. Le retour de Fernando, oubliĂ© de la temporada, a donc amenĂ© dans les arĂšnes de Bargas le gratin du mundillo pour revoir le belluaire madrilĂšne passĂ© Ă  la trappe et qui s’était rappelĂ© au souvenir de tous (et de quelle maniĂšre
) le veille. Ils n’auront pas Ă©tĂ© déçus


Ce fut une excellente tarde de toros d’abord en raison du lot de Montealto, trĂšs sĂ©rieux, encastĂ©, brillant Ă  la pique et avec de la codicia dans sa charge : le troisiĂšme et le sixiĂšme surtout ; le quatriĂšme un ton en dessous.

Fernando Robleño a justifiĂ© sa prĂ©sence (s’il en Ă©tait besoin) par sa classe, son concept d’un toreo classique engagĂ©, sans excĂšs, pur et dominateur. Le toreo exĂ©cutĂ© dans les canons, dans les rĂšgles de l’art en pesant sur le toro sans le rĂ©duire, en citant de face pour des sĂ©ries courtes mais lentes et bien conclues par des dĂ©tails, des remates, splendides, « de cartel Â». A montrer dans les Ă©coles taurines : sa seconde faena surtout hĂ©las mal conclue Ă  l’épĂ©e.

Adrian de Torres, trĂšs enthousiaste, peu sollicitĂ© par les empresas malgrĂ© sa gĂ©nĂ©rositĂ© et le sĂ©rieux de sa prĂ©paration, a frĂŽlĂ© la grande porte ; s’il n’y avait eu l’épĂ©e au second passage. Il a fait preuve d’enthousiasme et montrĂ© qu’il avait malgrĂ© tout dĂ©jĂ  un bon bagage. Techniquement solide, on ne voit pourtant pas la personnalitĂ© qui se cache derriĂšre le muletero efficient.

Gros succĂšs de Francisco Espada qui, lui, a une idĂ©e trĂšs mure, prĂ©cise, de ce qu’il veut faire : un toreo spectaculaire, basĂ©e sur la verticalitĂ©, ce hiĂ©ratisme dont la meilleure version fut celle donnĂ©e par Paco Ojeda. Sans atteindre ce sommet Espada a surpris par sa sĂ©curitĂ© dans ces maniĂšres risquĂ©es, par son toreo menĂ© par cercanias, ses circulaires inversĂ©es d’Ă©xĂ©cutions parfaites et son temple. Ainsi il a emballĂ© les tendidos Ă  ses deux passages, l’épĂ©e le privant, la deuxiĂšme fois, d’un succĂšs retentissant.

Pierre Vidal

SĂ©ville, le festival enfin officiel!

Caveirac

UBRIQUE: Myriam Cabas coupe deux oreilles



Six erales de la Condesa de Sobral tous bons ; vuelta al ruedo du troisiĂšme et au quatriĂšme.
pour :

Myriam CABAS deux oreilles


           Javier PEREGRINO Deux oreilles
           Julio ROMERO une oreille
            Ivan REJAS deux oreilles et la queue
            Angel DELGADO une oreille
            Pepe MARTINEZ deux oreilles



ArrĂȘtons-nous tout d’abord devant ce lot phĂ©nomĂ©nal de la Condessa de sobral (les Torealta du Portugal) des erales magnifiquement prĂ©sentĂ©s firent impression Ă  la sortie des chiqueros puis tout au long de la lidia un lot homogĂšne, pas un qui ne prĂ©sente pas un grand intĂ©rĂȘt. Le premier complique rapide et fougueux au retours parfois imprĂ©visible de quoi mettre en doute un jeune novillero compliquĂ© mais plein d’intĂ©rĂȘt le second obligent son adversaire Ă  torĂ©er avec beaucoup de vigilance et de prĂ©cision parfaits les troisiĂšme et quatriĂšme d’une noblesse Ă  toute Ă©preuve force et bravoure la vuelta al ruedo qui leur fut octroyĂ©e n’Ă©tait en rien superfĂ©tatoire les cinquiĂšme et sixiĂšme trĂšs nobles aussi mais manquant peut ĂȘtre un peu de cette Ă©tincelle qui fait monter la tempĂ©rature mais facilitant le travail aux jeunes novilleros. Il est rare de sortir des arĂšnes avec cette sensation d’avoir vraiment vu six toros suffisamment rare en fait pour en parler avant les toreros


Des hommes nous avons vu une Femme de grand courage Marian CABAS a dĂ©montrĂ© une fois de plus son envie de torĂ©er et sa volontĂ© face au plus compliquĂ© du lot qui lui infligea deux sĂ©vĂšres voltĂ©reta  Ă  chaque fois elle revint sourire aux lĂ©vres pour finalement dominer pleinement son adversaire terrassĂ© d’une entiĂšre fulgurante elle mĂ©ritait bien ses deux oraeilles du courage.


Le novillo de PEREGRINO n’Ă©tait pas simple non plus et demanda au jeune jerezano toute sa vista pour Ă©viter la rentre des cornes et de ses mollets. C’est une faena tout en art et en technique qu’il distilla sur les deux bords aprĂšs avoir dĂ©montrĂ© au capote tout le panel qu’il dĂ©tient. Javier Ă  dĂ©montrĂ© ce soir qu’il peut passer Ă  la catĂ©gorie supĂ©rieure il possĂšde tout le bagage du futur novillero piquĂ©. Un pinchazo portĂ© en toute sincĂ©ritĂ© avant une entiĂšre parfaite l’empĂȘchĂšrent certainement de couper la queue qu’aurait mĂ©ritĂ© sa faena deux oreilles toutefois  furent chaleureusement fĂȘtĂ©es.

 Julio ROMERO  toucha l’un des bonbons de la soirĂ©e aliant Ă©lĂ©gance et temple en dĂ©but de faena il se laissa vite aller Ă  la facilitĂ© oubliant de dominer le noblissime animal il le paya par plusieur dĂ©sarmĂ©s et surtout Ă  la mort. 5 pinchazos et une entiĂšre trasera une oreille “cadeau bonux” pour lui et une vuelta Ă l ruedo pour son adversaire bien audessus de lui.

Le quatriĂšme fut lui aussi un adversaire de trĂšs haut niveau accueilli Ă  puerta gayola quasiment du centre de l’arĂšne Ivan REJAS le banderilla quatre paires pas toujours heureuse mais cela porte sur le public. Entame de faena Ă  genoux au centre puis une grande faena des deux mais avec un toro aussi bon d’un cĂŽtĂ© que de l’autre toute la faena se dĂ©roule quasiment au centre. Une entiĂšre sin puntilla fit tout d’abord tomber eux oreilles et le bleu puis sur l’insistance d’un public en folie le troisiĂšme blanc sortit permettant Ă  REJAS d’ĂȘtre le triomphateur de la soirĂ©e au nombre de trophĂ©es.

Difficile aprĂšs cela de parler d’Angel Delgado qui fit paraĂźtre soso son adversaire qui pourtant ne demandait qu’Ă  transmettre un vilain bajonazo et un descabello aprĂšs avis terminĂšrent mais pour que la fĂȘte soit complĂšte on lui offrit quand mĂȘme une oreille

Un peu terne fut aussi le labeur de Pepe MARTINEZ qui paraissait gĂȘnĂ© par le vent pourtant le mĂȘme tout au cours de la soirĂ©e il brinda Ă  Octavio CHACON prĂ©sent dans les tendidos une faena en demi-teinte sans grand dĂ©faut Ă  son noble opposant mais on n’atteint jamais les sommets trois quart de lame desprendida suffirent Ă  faire tomber deux oreilles


En résumé une trÚs bonne soirée dont le toro fut le Roi .

Jean Dupin

Acoso y derribo aux Saintes

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