#OuiàlaCorrida

Le lancement du Hashtag  #OuiàlaCorrida et son premier succès populaire est un moment essentiel de la bataille que nous devons tous mener. Elle est  incertaine, car on ne peut pas prévoir, dans le contexte de crise politique actuel, de quoi l’Assemblée est capable et indispensable puisque c’est de l’existence même de la tauromachie en France dont il est question. Pas d’illusions : la course landaise puis la course libre seraient inévitablement aspirées par le courant animaliste et rapidement défaites. Le toro de combat dans sa diversité vivrait ses dernières heures sur le sol français.

Le Milieu Taurin dans son ensemble, trop longtemps pris dans ses intérêts à court terme et gangréné par ses divisions, semble désormais avoir pris maintenant la mesure du danger. La réaction des arènes de Nîmes et d’Arles vont dans ce sens, l’éditorial de Dominique Valmary président de la FSTF aussi.

Que de temps perdu ! Mais il est inutile et contreproductif d’épiloguer sur ce « retard à l’allumage ». Il faut désormais agir dans une épreuve qui si nous l’emportons aura des conséquences positives sur le fonctionnement de notre milieu. Aux troupes bien nourries, décidées, organisées et menées par des chefs influents de nos ennemis il faut répondre par une attitude déterminée, volontaire, courageuse, unie derrière les plus convaincants d’entre nous.

Sans doute y-a-t’il eut une erreur de stratégie dans notre défense. Saluons le talent et l’investissement remarquable de ceux qui mènent ce combat difficile sur le terrain. Ils se sont multipliés auprès des élus ou des groupes parlementaires avec des résultats intéressants pour ce qui concerne les départements taurins  mais aussi beaucoup de réponses floues, ambigües, négatives pour ceux qui ne sont pas concernés directement. Le groupe central de l’Assemblée, Renaissance, penche pour une adoption du projet ; avec l’appui de LFI, le projet dans ces conditions passe. C’était une tradition du temps des regrettés François Fortassain ou Jean Grenet de s’arranger pour bloquer ou éloigner les projets abolitionnistes par des tours de passepasses parlementaires. Cela ne marche plus aujourd’hui.

Il faut donc descendre dans l’arène. Nous avons des arguments. L’UVTF en a fait une excellente liste exhaustive. Il faut donc s’en emparer. Montrer que nous avons nous aussi nos bataillons que nous pouvons utiliser les techniques de communication modernes et notamment les réseaux sociaux dont ils n’ont pas le monopole. Non nous ne sommes pas des blaireaux et en matière de communication –terrain décisif-, nous pouvons faire aussi bien qu’eux voir mieux. Un coller/copier, un petit click :

#OuiàlaCorrida

Pierre Vidal