Le festival de Méjanes organisé par Marc Serrano et ses amis au profit des enfants malades a été un succès. Succès populaire puisque l’on a compté plus de 600 spectateurs, mais aussi succès artistique et économique puisqu’ un gros chèque sera versé aux services de pédiatries des hôpitaux de Nîmes et Arles. Dans son discours, le parrain de la manifestation Rudy Ricotti a évoqué le projet de loi Caron et il a qualifié cette démarche de fascisme. Un mot que reprend à son son compte Marc Serrano.

Mais avant cela faisons le bilan de Mejanes:

Le grand architecte Rudy Ricotti et Marc Serrano lors du festival de Méjanes

Pour ma part je suis très satisfait de la journée. Dès le matin on a eu une forte affluence et le temps était de la partie. J’ai retrouvé l’ambiance de ces anciens festivals qui se déroulaient dans ces mêmes arènes de Méjanes au temps de ma jeunesse. L’après-midi les toreros ont pris du plaisir en piste comme ceux qui étaient sur les gradins. Tous les toros sont sortis intéressants. Il y avait une profonde envie de tous les toreros d’être là, le résultat artistique a été positif et on va pouvoir donner un très gros chèque aux enfants. Il y a eu aussi une part de chance : Le temps, les toros, les gens venus dans un esprit de bienveillance, les toreros qui se sont prêtés au jeu, c’est bien dans cet esprit que l’on voulait organiser cette journée taurine.

Que penses-tu du projet de loi d’Aymeric Caron qui veut abolir la corrida ?

Je vois cela comme un grave danger. C’est un danger car c’est une atteinte à nos libertés, politiquement Caron cherche à exister avec cette loi qu’il tente de faire passer. Quand on parle de fascisme on en a ici un exemple concret. C’est quelqu’un qui ne connaît pas nos traditions, qui connaît rien de la tauromachie. Il veut empêcher les gens de vivre de quelque chose de légal, quelque chose qui représente une économie, toute la vie de beaucoup de personnes. C’est une démarche très dangereuse.

Comme torero français comment vis-tu l’éventualité de voir la corrida interdite ?

Pour un torero français ça serait très grave. Ça serait nous interdire d’exercer notre métier. Je dis que c’est du fascisme car c’est détruire une manière de vivre qui est normale et légale. C’est donc très dangereux. Tout le monde n’a pas vraiment conscience qu’il s’agit d’une menace aussi importante. Il y a de nombreux professionnels et des aficionados qui en ont conscience et ils ont réagi. Mais il faut faire plus que ce que l’on est en train de faire.

Tu vis à cheval entre la France et l’Espagne, comment le monde taurin espagnol voit-il ce projet de loi ?

 Je pense que nos amis espagnols sont sensibles à nos difficultés mais ils ne se rendent pas compte de la gravité de la situation. C’est le cas en France aussi pour beaucoup de monde.

Itw Pierre Vidal

#ouiàlacorrida