Mois : novembre 2022 Page 5 sur 15

“Parejas” par Pascal Quiot

Orson Welles et Lola Flores

Luis Miguel et Ava.

Manuel Laureano et Lupe.

Jean et Jean.

Dali et Gala.

Pablo et Françoise.

Ernest et Mary.

Orson et Rita.

Gabriel GarcĂ­a MĂĄrquez et Deborah Kerr.

Jean-Paul du Prix Nobel refusé.

Et Simone du « DeuxiÚme sexe ».

Mario Vargas Llosa et «La Pantoja».

Neruda et Lola Flores.

Rafael et Pastora.

Le roi et la comtesse.

Sir Edmond et Simone.

Charles Louis Napoléon et Eugénie.

Curro et Carmen.

Fernando de MedellĂ­n et Serena de la statue de Christian.

Nouvel et Bouquet.

Albaladejo et Sophie Calle.

AlmodĂłvar et Abril.

«El Cigala» et Estrella Morente.

Tyrone et Rita.

James de «La fureur de vivre» et Sharon de «Basic instinct».

Montand et Signoret.

Arditi et Evelyne Bouix….

Et encore, et encore.

Et quoi qu’ils en disent.

D’HĂ©raclĂšs.

A HĂ©ra.

De Charlemagne et Charles Quint.

A Conchita la cavaliĂšre et Cristina la torera.

De Fray Luis de Leon et Alfonso X Â« El Sabio ».

A Rocío Jurado et Marifé de Triana.

De Di Stefano, Zidane, Ronaldo et Renaud Ripart.

A Penelope Cruz, Lucia Bose, la duchesse d’Albe et Colette Lacome..

De Juppé et Emmanuelli.

A GeneviĂšve Darrieussecq et Sylvette Fayet.

De Christian Lacroix.

A la Nati.

De Placido Domingo.

A RĂ©gine Crespin.

Du «Tío Pepe».

A «Miqueleta».

De Denis PodalydĂšs.

A la Romy de «Sissi».

De Miura à Doña Celsa.

De «Bailador» à «Avispada».

De San Juan de Aznalfarache Ă  La Placette.

De ChamartĂ­n Ă  Calvas.

De la Chalosse des canards.

A la Camargue des sarcelles.

Des coquelicots de Benalup.

A la farigoulette de la garrigue.

D’Escamillo.

A Muriel Feiner.

Du «Che» en béret.

A Dolores Ibårruri en « No pasarån».

De l‘Atlantique de John Fulton.

A celui de la «Paquera de Jerez».

De Théophile Gauthier et Prosper Mérimée.

A la «Pajuelera» et Teresa Bolsi.

De Goya.

A Marie Sara et Carla Otero.

De Paco de Trebujena.

A Mari Carmen de Aldea del Rey.

De Ramuntxo et Maritxu.

A Marcel Langlade et Magali Roumanille.

Masculin.

Et féminin.

He.

And she.

Toutes.

Et tous.

All.

And all.

En barrera de primera fila.

De l’afición a los toros.

Nada mĂĄs.

Ou mieux encore.

Nada menos.

Patrice Quiot t

www.torofiesta.com

Et que dire de plus et de mieux au moment oĂč les dĂ©s qui dĂ©cideront de notre futur sont en train de rouler sur le tapis de la dĂ©raison ?

Jaun Leal écrit au président Macron

Beziers 15-08-2018

Le matador arlĂ©sien Juan Leal vient d’Ă©crire une lettre au PrĂ©sident de la RĂ©publique Emmanuel Macron qui a Ă©tĂ© publiĂ©e par le site espagnol “Applausos”. En voici la traduction:

Monsieur le Président,

Vous avez toujours dĂ©fendu la culture qui, selon la dĂ©finition de l’UNESCO, « dĂ©signe un ensemble de pratiques dans lesquelles une certaine communautĂ© humaine exprime ses valeurs, sa sensibilitĂ© et, finalement, son identitĂ© existentielle ».

Les communautĂ©s du sud de la France partagent leur passion pour le taureau, se mesurant Ă  lui dans des spectacles plus ou moins tragiques depuis le Moyen Âge. Parmi toutes ces traditions, la tauromachie reprĂ©sente un rite unique et particulier. Je laisserai volontairement de cĂŽtĂ© toutes les raisons sociologiques, Ă©cologiques ou Ă©conomiques qui suffiraient Ă  le dĂ©fendre. D’autres l’ont fait trĂšs explicitement et il est connu de tous que seule la tauromachie assure l’existence de la race de taureaux de combat, protĂšge un Ă©cosystĂšme unique et soutient une Ă©conomie agricole et touristique trĂšs importante dans de nouvelles rĂ©gions.

Je me limiterai Ă  parler de mon statut de torero. De l’engagement que j’ai chaque aprĂšs-midi que je combats, mettant mon existence en jeu et donnant un sens Ă  ma vie et la haute idĂ©e de ce que le mot libertĂ© reprĂ©sente pour moi. Au vu du dĂ©bat large et dĂ©mesurĂ© qui s’est Ă©levĂ© il y a quelques semaines autour d’un projet de loi visant Ă  interdire la tauromachie, force est de constater qu’il n’est pas facile de se comprendre. Pour ceux qui ne connaissent pas la tauromachie, la corrida peut mĂȘme ĂȘtre insupportable, et ils confondent dĂ©vouement et cruautĂ©, risque et inconscience. Et, en effet, comment comprendre qu’on tue le taureau alors que c’est l’animal qu’on aime le plus et dont on s’occupe avec passion et soin pendant quatre ans pour enfin l’emmener dans une arĂšne ?

La rĂ©ponse jaillit sans hĂ©sitation : Qu’est-ce qui me pousse chaque soir Ă  risquer ma vie en flirtant avec l’essence mĂȘme de la condition humaine et rĂ©affirmant ainsi la supĂ©rioritĂ© de la vie sur la mort ? Il ne fait aucun doute que c’est lĂ  le nƓud du problĂšme, car c’est clairement de cela qu’il s’agit. C’est pourquoi je vous Ă©cris, Monsieur le PrĂ©sident, ainsi qu’Ă  ceux qui ne veulent pas nous comprendre, et nous relĂ©guer au rang d’irresponsables barbares. Notre passion est lĂ©gitime et lĂ©galement reconnue. C’est la rĂ©affirmation de notre communautĂ© culturelle et de son droit au respect qui sera dĂ©battue le 24 novembre Ă  l’AssemblĂ©e nationale.

Je suis torero par passion et par conviction. MalgrĂ© tout et tout le monde. Ma vie c’est rencontrer le regard d’un taureau brave, avec ses cornes et ses cinq cents kilos de violence sauvage chaque aprĂšs-midi au centre du ring. Je dois apprivoiser cette menace, rĂ©ussir et transmettre mes sentiments aux fans. De ma confrontation avec le taureau naĂźtra une Ɠuvre d’une beautĂ© Ă©phĂ©mĂšre, d’incroyables arabesques qui transformeront un public disparate mais uni dans les gradins en un ensemble d’Ă©motions, tĂ©moin que la tauromachie est le dernier lien entre l’ĂȘtre humain et ses origines.

La sociĂ©tĂ© que dĂ©fendent nos ennemis ne fait pas de diffĂ©rence entre les hommes et les animaux. Ce n’est pas une maniĂšre de respecter l’un ou l’autre. Ce que nous demandons, c’est la libertĂ© de vivre nos vies conformĂ©ment Ă  nos valeurs, notre sensibilitĂ© et, finalement, notre identitĂ© existentielle. Dans ce combat lĂ©gitime, Monsieur le PrĂ©sident de la RĂ©publique, j’espĂšre pouvoir compter sur votre soutien.

Recevez, Monsieur le PrĂ©sident, l’expression de mon profond respect.

Juan Leal

Adrien Salenc rencontre le dĂ©putĂ© des français de l’Ă©tranger

đŸ‡«đŸ‡· Rencontre avec le dĂ©putĂ© des Français Ă©tablis Ă  l’étranger StĂ©phane Vojetta – DĂ©putĂ© Ă  Madrid.

J’ai pu lui expliquer tous les enjeux de la tauromachie et ce qu’entraünerait sa prohibition.

J’espĂšre pouvoir compter sur son vote jeudi Ă  l’assemblĂ©e nationale! đŸ›ïžđŸ—łïžđŸ‚

SĂ©bastien Castella: “LibertĂ©, EgalitĂ©, FraternitĂ©!”

Dorian Canton: “c’est notre identitĂ© qui est attaquĂ©e”

Parmi les aficionados venus dĂ©fendre la corrida samedi devant la prĂ©fecture de Pau : Dorian Canton. Dorian est le premier matador d’origine bĂ©arnaise de l’histoire. MalgrĂ© le Covid qui ne lui a pas permis de dĂ©buter dans de bonnes conditions sa jeune carriĂšre, il a fait une temporada 2022 qui a retenu l’attention des aficionados avec des succĂšs importants Ă  Villeneuve-de-Marsan et Bayonne par exemple. On y a notĂ© sa maturitĂ© nouvelle, son engagement et une incontestable profondeur dans son toreo. Bref il est sur la bonne voie et sa prĂ©sence au milieu des aficionados bĂ©arnais qui l’ont beaucoup soutenu, samedi a Ă©tĂ© apprĂ©ciĂ©e. C’est d’ailleurs lui qui a lu la motion remise Ă  la prĂ©fecture. Une occasion de faire un peu plus sa connaissance.

Dorian Canton lisant la motion samedi Ă  Pau

-Pourquoi es-tu prĂ©sent dans cette manifestation, ce matin ?

-Pour la simple et bonne raison que le monde de la corrida est attaquĂ©. Ca n’est pas simplement le monde de la tauromachie, ce sont les cultures de notre territoire dans leur ensemble qui sont visĂ©es : les pĂȘcheurs, les chasseurs, les centres Ă©questres, etc. C’est notre territoire notre identitĂ© qui est attaquĂ©e aujourd’hui donc c’est important d’ĂȘtre prĂ©sent devant la prĂ©fecture de Pau pour dĂ©fendre nos valeurs et nos cultures.

-Quel bilan fais-tu de ta temporada 2022 ?

-Sur le nombre de corridas ma saison a Ă©tĂ© courte mais intense : j’ai commencĂ© en juin et j’ai terminĂ© en septembre ; 6 corridas, des dates importantes Ă  chaque fois, dans des arĂšnes importantes comme Bayonne oĂč j’ai coupĂ© deux oreilles. Donc sur le plan comptable une annĂ©e restreinte en nombre par contre importante en oreilles et en triomphes.

Comment abordes-tu ta saison prochaine ?

-Je la vois bien. Franchement bien avec les triomphes de cette temporada : ils vont forcĂ©ment m’aider et m’ouvrir des portes pour l’annĂ©e prochaine. Ils vont me permettre d’avancer de rentrer dans les grandes ferias aussi, ce qui est l’objectif sur le court terme. Je sais que ça va s’ouvrir; que ça va le faire!

-Les aficionados qui te suivent ont trouvĂ© que tu avais Ă©voluĂ©. As-tu le sentiment que c’est la rĂ©alitĂ© ?

C’est la rĂ©alitĂ©. Bien sĂ»r j’ai Ă©voluĂ© et j’espĂšre Ă©voluer encore beaucoup. C’est ce que j’ai cherchĂ©. J’ai cherchĂ© Ă  Ă©voluer dans mon toreo et dans ma façon d’ĂȘtre : dans ma façon de me positionner, de me placer devant le toro notamment. Au niveau du toreo il y a une Ă©volution que je qualifierai de classique. Je veux rester dans cette direction. Je veux gagner en toreria. Je veux progresser dans tout ce qui englobe le toreo. Je veux gagner de maturitĂ©. Petit Ă  petit l’oiseau fait son nid


-Tu es nĂ© dans le petit village d’Asson, dans la montagne, qui n’a rien de taurin. Aujourd’hui tu as changĂ© de vie


-Je m’entraine Ă  Madrid. Je vis Ă  Madrid. Je suis Ă  proximitĂ© de nombreux Ă©levages. Pour moi c’est plus simple. Avant j’allais m’entrainer Ă  Mont-de-Marsan mais j’avais les dĂ©placements. LĂ  je suis sur place au contact de nombreux professionnels de  qualitĂ©. C’est le cƓur de l’Espagne les gens que je cĂŽtoie sont comme moi : ils ne vivent que pour la corrida. Ils sont lĂ  pour s’entrainer Ă  300% et pour progresser.

-Quitter sa famille, ses amis, son pays ça n’est pas facile. As-tu de l’amertume, des regrets ?

Aucun ! Je ne suis pas un genre de garçon qui a de l’amertume ou des regrets par rapport Ă  ses choix. Je vais jusqu’au bout de ce que je veux faire mĂȘme si je me trompe je n’aurai pas de regrets. Aucune amertume. Aucun regret.

-Tu as choisi Olivier Mageste, un montois qui vit Ă  Madrid comme apoderado. Comme se passe votre relation ?

-Il m’apporte Ă©normĂ©ment. Ça n’est pas un apoderado comme les autres. Il m’a ouvert Madrid qu’il connaĂźt trĂšs bien. Il m’a aidĂ© Ă  progresser en Espagnol. Il m’a ouvert la porte de certains Ă©levages. Il m’a fait connaĂźtre des dizaines de personnes passionnantes et au niveau technique il m’a beaucoup apportĂ©. C’est un aficionado passionnĂ© qui communique avec tous les toreros, tous les aficionados. Il m‘a apportĂ© sur le plan professionnel et aussi sur le plan humain. Je m’entends trĂšs bien avec lui avec son Ă©pouse aussi. Ca n’est pas une histoire banale ; celle d’un torero qui prend un apoderado simplement pour trouver des contrats, c’est une histoire entre deux personnes passionnĂ©es qui aiment la corrida pour de vrai, s’apprĂ©cient et veulent aller ensemble au bout des choses.

Itw Pierre Vidal

Les trois présidents de région du sud soutiennent la corrida

Plus de 15 000 euros de bénéfices réalisés au festival de Méjanes

Méjanes Marc Serrano ici avec Mme Cuillé lors du dernier festival (photo D; Chicot)

Le rĂ©cent festival de MĂ©janes qui s’est dĂ©roulĂ© le 30 octobre dernier, organisĂ© par Marc Serrano et ses amis de l’association « Un toro pour un rĂȘve d’enfant Â», a permis de rĂ©colter une somme supĂ©rieure Ă  15 000 euros. Ce trĂšs beau rĂ©sultat montre la gĂ©nĂ©rositĂ© des aficionados qui Ă©taient venus nombreux participer Ă  la journĂ©e et de l’ensemble des acteurs qui ont tous ƓuvrĂ© gratuitement au succĂšs de cette manifestation qui avait pour but d’aider les enfants malades. Cet argent sera versĂ© aux services de pĂ©diatrie des hĂŽpitaux d’Arles et de NĂźmes. La cĂ©rĂ©monie de remise du chĂšque global se dĂ©roulera le vendredi 2 dĂ©cembre Ă  MĂ©janes Ă  18 heures 30 au restaurant La Bergerie en prĂ©sence des organisateurs. A cette occasion la tombola du festival sera tirĂ©e et la somme exacte des bĂ©nĂ©fices du festival sera dĂ©voilĂ©e et remise aux responsables des hĂŽpitaux. On sait d’ors et dĂ©jĂ  que cette somme sera supĂ©rieure Ă  15 000 euros.

En dĂ©fense de la corrida dans Midi Libre: Olivier Marleix prĂ©sident du groupe LR Ă  l’AssemblĂ©e Nationale

Le dĂ©putĂ© d’Eure-et-Loir et vice-prĂ©sident des RĂ©publicains Olivier Marleix prĂ©side le groupe LR Ă  l’AssemblĂ©e nationale. Aficionado, Ă  titre personnel, il explique pourquoi il s’engage en faveur de la corrida et votera contre la proposition de loi d’Aymeric Caron.

Quelle sera la position de votre groupe jeudi si la proposition de loi d’Aymeric Caron visant Ă  abolir la corrida est discutĂ©e et votĂ©e Ă  l’AssemblĂ©e nationale ?

Sur ce sujet-lĂ , comme tous les sujets, dans mon groupe, il y a une totale libertĂ© de vote. C’est la premiĂšre fois qu’il y en a une au Rassemblement national, et le groupe Rassemblement national va ĂȘtre divisĂ©, c’est la premiĂšre fois que le groupe macroniste va ĂȘtre divisĂ©, mais chez nous, la libertĂ© de vote, c’est le principe.

Mais sur ce sujet, le prĂ©sident de groupe que vous ĂȘtes s’est engagĂ© Ă  titre personnel ?

À titre personnel, je suis un peu sorti de mon devoir de rĂ©serve habituel de prĂ©sident de groupe. Normalement, je ne signe pas d’amendement autre que des amendements collectifs. Et lĂ , j’ai dĂ©posĂ© un amendement qui a Ă©tĂ© votĂ© en commission des lois et qui a supprimĂ© l’abrogation proposĂ©e par Aymeric Caron. C’est un amendement que j’ai dĂ©posĂ© avec ma collĂšgue Anne-Laure Blin (dĂ©putĂ©e LR de Maine-et-Loire, NDLR). Il a Ă©tĂ© votĂ© en commission, donc on a gagnĂ© la premiĂšre Ă©tape.

Quel est le rapport de force sur ce sujet au sein de votre groupe ?

Je pense que, de maniĂšre gĂ©nĂ©rale, dans notre groupe, il y aura un plus grand nombre de dĂ©putĂ©s pour dĂ©fendre la diversitĂ© culturelle, la diversitĂ© de traditions, les cultures qui s’expriment aussi Ă  travers ce combat pour la dĂ©fense de la tauromachie. Je pense que je serai suivi par le plus grand nombre de mes collĂšgues prĂ©sents.

Au sein du groupe LR au SĂ©nat, les Ă©quilibres doivent par ailleurs ĂȘtre similaires ?

Oui, oui. Je pense aussi. GĂ©rard Larcher ? Je ne lui en ai pas encore parlĂ©, et je ne m’exprimerai pas Ă  sa place. Mais, moi, je suis sorti de mon devoir de rĂ©serve en espĂ©rant l’emporter jeudi dans l’hĂ©micycle.

Justement, qu’est-ce qui a motivĂ© votre dĂ©marche, pourquoi monter au front sur ce sujet ?

Je comprends ce que le philosophe Francis Wolff appelle “les conflits de sensibilitĂ©”. Les gens qui ne connaissent pas du tout la corrida en ont une image qui en rĂ©alitĂ© est fausse. Ils ne voient que la mort du toro, les derniers instants de la corrida. Ils voient la souffrance de l’animal, mais l’aficionado ne va pas Ă  la corrida en admettant la souffrance animale. DĂšs qu’un picador a un geste trop appuyĂ©, si le torero est maladroit, le public proteste aussi. Personne n’applaudit la souffrance de l’animal. L’aficionado voit autre chose, il sait ce qu’est un toro de combat, un toro brave, il sait qu’il s’agit d’une espĂšce spĂ©cifique, spĂ©cialement Ă©levĂ©e pour la corrida, qui disparaĂźtra un jour si on supprime la corrida. Ceux qui ne connaissent pas ne savent pas qu’il s’agit de vĂ©ritables fauves, redoutables, avec des cornes de la taille d’un sabre, trĂšs effilĂ©es. Un torero, le temps de la corrida, la mise Ă  mort exceptĂ©e, c’est un homme Ă  mains nues face Ă  un fauve, ça les gens ne le voient pas, ne voient pas ce courage. C’est une autre culture, pas partagĂ©e par tous.

L’Union des Villes Taurines en association avec l’Observatoire National des Cultures Taurines, la FĂ©dĂ©ration des SociĂ©tĂ©s Taurines, l’Association Françaises des Ă©leveurs de Toros de Combat, le mouvement Esprit du Sud, l’Union des Clubs Taurins de France et l’ACOSO organisent ce samedi 19 novembre la remise d’une motion en dĂ©fense de la libertĂ© culturelle au prĂ©sident de la RĂ©publique. C’est ce que vous voulez dĂ©fendre ?

Oui. Cette culture a Ă©tĂ© cĂ©lĂ©brĂ©e par de grands artistes, je ne pense pas que des gens comme Hemingway, Picasso, Cocteau Ă©taient des barbares. Ceux qui combattent la corrida pourraient aussi faire l’effort de comprendre un peu plus cet univers.

Redoutez-vous que d’autres traditions, ou cultures, comme vous les prĂ©sentez, soient attaquĂ©es Ă  leur tour, aprĂšs la tauromachie ?

Oui. De maniĂšre gĂ©nĂ©rale, on se retrouve face Ă  la politisation de la question animale. C’est une philosophie selon laquelle l’homme ne serait qu’une espĂšce parmi d’autres, qu’elle n’aurait aucun droit sur les animaux qui seraient un peu les derniĂšres victimes du mĂąle blanc suprĂ©maciste. C’est un peu la philosophie qu’il y a derriĂšre la proposition d’Aymeric Caron. Et aprĂšs, on ne chasse plus, la chasse Ă  courre est dans leur viseur puis ce sera au tour d’autres formes de chasse, on ne pĂȘche plus, mĂȘme si on relĂąche le poisson. Mais ce que je combats rĂ©solument, et que propose Aymeric Caron, c’est cette espĂšce d’uniformisation de valeurs au nom desquelles il faudrait faire disparaĂźtre des cultures rĂ©gionales.

Mais d’autres dangers, finalement, ne mettent-ils pas en pĂ©ril la tauromachie ?

Cette initiative ne sera pas isolĂ©e, elle reviendra. Mais il y a en mĂȘme temps, de vrais succĂšs populaires avec les grandes ferias, Arles, NĂźmes, BĂ©ziers. Il y a aussi une belle gĂ©nĂ©ration de formidables jeunes toreros français, comme El Rafi, par exemple, il est trĂšs sympathique en plus. Ils pourraient se faire davantage les ambassadeurs, dans les mĂ©dias nationaux, de ce qu’est la corrida. J’attends aussi avec impatience le retour de SĂ©bastien Castella.

Vous ĂȘtes Ă©lu d’un dĂ©partement qui n’a pas de tradition tauromachique, ça ne doit pas ĂȘtre toujours simple d’y dĂ©fendre une position d’aficionado ?

Oui, c’est sĂ»r, chez moi, on connaĂźt moins la corrida. mais bon, je dĂ©fends, j’explique. Et quand on explique, les gens arrivent aussi Ă  comprendre. À comprendre que nous n’attendons pas que l’animal souffre. Moi je dis aux gens, croyez-moi,si je devais ĂȘtre rĂ©incarnĂ© en bovin, je prĂ©fĂ©rerais l’ĂȘtre en toro bravo qu’en animal de boucherie.

VINCENT COSTE Midi Libre

https://www.midilibre.fr/2022/11/18/corrida-je-prefererais-etre-reincarne-en-toro-brave-quen-animal-de-boucherie-assure-le-lr-olivier-marleix-10811699.php

217 signataires d’une tribune de soutien Ă  la corrida publiĂ©e ce dimanche dans le JDD

#OuiĂ lacorrida

https://www.lejdd.fr/Politique/castaner-retailleau-muselier-sur-la-corrida-nos-traditions-doivent-resister-a-lecototalitarisme-4148752

Un député de la Dordogne signe la pétition en défense de la corrida

Le dĂ©putĂ© du PĂ©rigord Vert, Jean-Pierre Cubertafon, a signĂ© la tribune qui dĂ©fend la corrida. Celle-ci est signĂ©e par 217 autres Ă©lus et responsables politiques et elle s’oppose Ă  la proposition de loi du dĂ©putĂ© Nupes Aymeric Caron qui demande l’interdiction de la corrida partout en France. Actuellement, elle est autorisĂ©e dans certains dĂ©partements comme les Landes ou les PyrĂ©nĂ©es-Atlantiques en Nouvelle-Aquitaine. 

Jean-Pierre Cubertafon explique avoir signĂ© car il aime la corrida et parce qu’il estime qu’interdire la corrida ouvrirait la voie Ă  “l’interdiction de la chasse, du foie gras ou encore du miel produits par les abeilles”. Pour le dĂ©putĂ© du PĂ©rigord Vert “quand on n’aime pas la corrida, on n’y va pas. Personne n’oblige Ă  y aller donc laissons les traditions”

Les signataires de cette tribune estiment “qu’interdire la corrida, c’est interdire une culture et humilier une partie de nos concitoyens et que la mosaĂŻque de nos traditions fait l’identitĂ© de la France mais aussi son rayonnement culturel et son attractivitĂ© touristique”. Parmi eux, on retrouve Christophe Castaner l’ancien ministre de l’IntĂ©rieur, Bruno Retailleau vice-prĂ©sident du groupe LR Ă  l’AssemblĂ©e nationale et de nombreux dĂ©putĂ©s qui ne siĂšgent pas forcĂ©ment dans des dĂ©partements oĂč la corrida est autorisĂ©e comme la SaĂŽne-et-Loire, le Morbihan ou les Yvelines.

France Bleu

https://www.francebleu.fr/infos/societe/un-depute-de-dordogne-signe-la-tribune-pour-defendre-la-corrida-1668933707

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