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Aux Saintes: Sortie a hombros de Clemente, Rafi et Victorino Martín…

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Arènes quasiment pleines, soleil, température estivale de bord de mer. Six toros de Victorino Martín formant un lot sérieux, en 3 et 3 pour le tamaño, inégaux de forces, donnant un jeu divers, meilleur le sixième, Estudioso, qui a eu les honneurs de la vuelta.

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En deçà les 3 et 5. A noter encore que plusieurs d’entre eux se sont rapidement épointés les extrémités de leurs défenses.

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Marseillaise à l’issue du paseo suivie d’un hommage en piste à l’éleveur Victorino Martín avec au micro le rappel de ce qui a fait la réputation, voire la légende, de cette ganadería… 

Clemente : oreille et oreille.

Adrien Salenc : oreille et saluts.

El Rafi : silence et deux oreilles. 

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Clemente a ouvert le bal avec un balèze qui s’évertua à lui compliquer la vie par manque de charge franche. Il alla deux fois au cheval, la seconde pour la forme, et à la muleta, Clemente fit l’effort de tirer quelques séquences méritoires, montrant de surcroît aguante et ganas. Pinchazo puis entière et descabello. Réception du cuarto par excellent capoteo, deux rencontres avant brindis à Diego Ventura. Ensuite, Clément se lança dans un trasteo décidé au cours duquel il étala sa détermination et son savoir-faire dans plusieurs passages réalisés en y mettant les formes. Entière au second envoi libérant l’oreille de la grande porte.

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Adrien Salenc eut en partage un premier toro qui rapidement passa dans le callejón avant plusieurs autres tentatives infructueuses. Rien de bien notable au cheval en deux assauts puis faena dynamique, Adrien proposant un affrontement enlevé sur les deux ailes rematé par entière puis un coup de verdugo. Il eut plus tard l’infortune de tomber sur un quinto qui ne confirma guère l’adage, reçu par capoteo varié avant batacazo. Brindis à Victorino d’une faena au cours de laquelle il fit de son mieux face à un adversaire qui jouait du chef et ne lui rendait pas la partie facile. Tout au long de son labeur, sans pouvoir triompher, le Nîmois y mit de la couenne et s’attira la sympathie du conclave. Conclusion par entière à la seconde tentative.

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El Rafi démarra avec un client qui alla deux fois au cheval en mettant les reins sur la première rencontre, avant un salut de Morenito d’Arles au second tercio. Brindis à l’auditoire d’une première faena donnée à un toro qui réservait ses charges et qui ne transmettait guère. Il frôla l’accrochage puis en finit sans pouvoir réellement s’imposer. Demie la seconde fois. Puis avec celui qui fermait le ban, un « studieux » dépassant les 600 kg sur la romaine qui avait dû bien enregistrer les bonnes manières apprises à la Faculté de Las Tiesas, la machine s’emballa, notamment sur un tercio de piques très applaudi à charge de Gabin, ovationné en deux rencontres en s’arranquant de loin. Musique !

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Rafi alla à son tour brinder à Victorino une faena qui prit d’emblée de la hauteur, utilisant la bonne charge de l’animal pour réaliser des mouvements relâchés et ajustés sur les deux rives au son d’Opera Flamenca. Moral retrouvé, après la vuelta d’Estusioso, Rafi allait récolter les deux oreilles d’une grande porte franchie dans une « happy end » avec Clemente et le ganadero. Dans l’alegría et à la grande satisfaction bien visible de l’assistance…

Paul Hermé

Voir le résumé vidéo : 

https://www.facebook.com/watch?v=1078663909702000

SOUSTONS :  GRANDE NOVILLADA CONCOURS DE TOREROS, « Trophée de France ».

Trophée gagné ex aequo par SOLALITO, 1 et 2 oreilles et Cristian PAREJO, 1 et 2 oreilles.

SOLALITO : 1 épée et 1 descabello, 1 oreille, puis en finale 1 épée concluante, 2 oreilles.

TRISTAN : 3 épées, salut.

ALVARO BURDIEL : ½ épée et 1 descabello, silence.

CRISTIAN PAREJO : 3 épées, 1 oreille puis en finale 1 épée, 2 oreilles.

Sortie par la grande porte de SOLALITO ET PAREJO, déclarés à juste titre ex aequo par le jury composé par les présidents des clubs taurins de la ville.

Saluons d’abord la volonté des organisateurs pour organiser un spectacle plaisant pour tous, public et aficionados. Volonté récompensée par une belle entrée.

Après un ténor chantant en direct le fameux air de Carmen « Toréador » il y eut un paseo comme nous ne l’avions jamais vu, les cuadrillas défilant, toujours au son de Carmen, joué cette fois par l’harmonie municipale, entre une haie d’honneur composée de danseuses flamencas de tous âges. Le plus beau paseo que nous n’ayons jamais vu.

Saluons également le choix des novillos car l’ambition de créer une vraie compétition entre les quatre novilleros ne pouvait fonctionner que si les chances étaient égales, ce qui fut le cas pour la première partie de « sélection » avec 4 novillos de BLOHORN de présentation et de jeu irréprochables, tous bien dans le style Jandilla, prenant chacun deux piques puis âpres, se retournant comme des chats, mais se laissant toréer pour peu que l’on se croise devant eux et que l’on allonge les passes, ce que les toreros réussirent à faire avec plus ou moins de réussite.

Les 2 novillos de la finale, de Camino de Santiago, d’origine Domecq, très bien présentés également mais ne prenant qu’une petite pique, qui permirent à leur tour à Solalito et à Parejo, sélectionnés par le jury pour cette finale, de donner l’essentiel de leur répertoire sans trop de danger : des passes de cape joyeuses, trois « al alimon », des banderilles de Solalito extra faisant se lever le public, puis des passes  droitières, gauchères, agenouillées, de face, de dos, inversées, liées, ….tout ce que l’on apprend dans les écoles taurines fut donné avec joie et bonheur .

Vuelta au premier Camino et Vuelta finale de Jean Louis Darré, le propriétaire, en compagnie des deux triomphateurs de l’après-midi.

Saluons enfin les deux autres novilleros non qualifiés pour la finale, TRISTAN pour sa combativité face au toro le plus compliqué de l’après-midi et Alvaro BURDIEL pour la qualité de ses trois naturelles données en se croisant qui auraient fait rugir de plaisir le public de Madrid, incontestablement les trois meilleures passes de l’après-midi pour les puristes.

Saluons enfin ma voisine de gauche qui voyait en SOLALITO de Nîmes une sorte de réincarnation de NIMENO, même costume bleu, même coupe de cheveux et même façon de banderiller puis de toréer, et saluons mon voisin de droite, ancien torero, qui voyait en PAREJO, de Chiclana, un futur grand d’Espagne.

Et merci SOUSTONS pour cette très belle novillada de toros et de toreros.

EXIR

Photos Jésus Hernandez

Au Puerto, la novillada: les absent eurent tort

C’est à une excellente novillada de La Cercada qu’a offert la Real Plaza del Puerto de Santa Maria au petit quart d’aficionados qui avaient fait le déplacement.

 Six novillos de Lacercada biens présentés (420 à 460 Kg.) bien armés et de comportement variable mais tous interessant le dernier primé d’une vuelta àl ruedo mais le second au dessus, pour :

Jorge Martinez une oreille et ovation

Alvaro Alarcon une oreille et une oreille

Victor Baroso une oreille et deux oreilles.

Alarcon et aroso sortirent par la puerta real vuelta a hombros du mayoral.

Jorge Martinez nous offrit son toreo de capote suave et templé qui avait déja fait notre délice l’an dernier ou cette année à Madrid. ferme à la muleta avec un toro qui avait tendence à se défendre il distribue de bonnes séries des deux main, muleta ausable, avant de conclure d’une formidable estocade. à son second  brindé à Luis Para Jerezano il donna une faena d’une grande profondeur mais perdit aux aciers tout le bénéfice de son travail.

Alvaro Alarcon impressionna par un toreo en rond dans un terrain des plus réduit l’excellent second livrant un ballet de redondos une très bonne estocade au deuxième essai ne lui permit pas de couper les deux oreilles que lui ouvraient sa faena; petite incompréhension ce très bon novillo méritait une vuelta al ruedo.

Son secont avait moins de classe Alarcon lui donna une faena intelligent le gardant dans les plis de sa muleta et l’amenant à se grandir ce jeune a du metier, Grande estocade ici aussi et une oreille.

Victor Barroso était le plus jeune mais aussi le local de l’étape toréant pour la première fois de novillero con caballos dans les arenes de son école plus vert que ces deux compagnons il fut loin de démeriterSon premier tres brave et fort lui demanda un travail exigent dont il sortit fort bien malgré quelques acrochages de muleta une grande estocade luit offrit son premier trophée. Aux sixième un grand novillo aussi il donna une faena vivrante et fleurie de nombreux adornos une trés bonne estocade en place lui permt de couper deux oreilles d’un novillo primé à juste titre de la vuelta al ruedo. A noter un cite magistral de son picador doné dans les règles de l’art ce qui malheuresemnt se fait de plus en plus rare.

En résumé des aficionados heureux des novilleros d’avenir le tout agrément d’une musique parfaite et généreuse.

Jean Dupin

Hagetmau: Des novillos parfaits face à des garçons un peu verts

Hagetmau. Soleil et chaleur, petite demi-arène, deux heure quarante de spectacle. Six novillos de Montealto, parfaitement présentés et plutot bien présentés, et armés à part le sixième pauvre de tete. premier, quatrième, et sixième, deux piques, le troisième un chˆatiment et le deuxième trois rencontres avec le picador. Tous toréables, mais compliqués.


Yon Lamothe (bleu marine et or), au premier, un entière, un pinchazo, deux descabellos, salut ; au quatrième, deux pinchazos, une entière, salut.


Diego Garcia (gris souris et or), au deuxième, trois pinchazos, une entière, salut ; au cinquième, quatre pinchazos, une entière, avis, salut.


Mario Navas (marron et or), au troisième, neuf pinchazos et une entière, silence ; au dernier, une demi-lame, trois pinchazos, un descabellos, silence.

Cette novillada de reprise,sans oreile ni vuelta fut tout de mˆeme un peu triste d’autant que le lot de Montealto, sans homogénéité présentait six novillos magnifiques. Compliqués certes, mais Yon Lamothe aborda le sujet parfaitement avec quelques sévères passes de chˆatiment genou plié. Très vite à droite il déclencha la musique et passa un moment sur l’autre min avec beaucoup d’aisance. Pourquoi, par la suite devait-il aussi longuement insister à droite, sans imprimer un soufle à sa faena ?
Alors qu’à sa première sortie il avait été parfait à la cape il ne s’attarda pas longtemps sur ce tercio. Son grand mérit sera de s’imposer à gauche et de se montrer conquérant. Mais il ne put concrétiser son final.
Diego Garcia commença parfaitement, à la cape d’abord puis dans passe de chˆatiment maˆitrisée ce furent de longs muletazos à gauche soulignés par la musique. Une longue séquence mais qui tout de mˆeme manquait d’émotion que ne remplaça pas un desplante sans intérˆet. Avec son seconq adversaire un solide client qui renversa la cavalerie il fut un moment débordé avan de se reprendre avec une certaine élégance à gauche.
Mario Navas un brave garçon, qui ne trouva jamais la distance du premier et fut débordé par le second qui renversa violement le cheval qui dut ˆetre changé. Un garçon perdu face à une situation qui le dépassait.
Heureusement il y avait de beaux novillos… mais il manquait des toreros acomplis.
Jean-Michel Dussol

Samedi 30. Demie arène. Erales d’Alma Serena inégaux en présentation et en jeu.

Nino Julián : vuelta.

Juanito : vuelta et silence.

Andoni Verdejo : saluts aux deux.

Au Puerto, les jours se suivent et heureusement ne se ressemblent pas

Dimanche, deuxième corrida du cycle estival du PUERTO DE SANTA MARIA.

Six toros de LA QUINTA bien présentés (505 à 540 Kg) de jeu varié excellent le quatrième et le sixième vuelta al ruedo au 4 à noter que les six moururent bouche fermée c’est assez rare pour le relever

EL JULI oreille et deux oreilles

MANZANAREZ salut au tier et silence

TALAVANTE silence et deux oreilles

pas grand chose à dire du premier du Juli assez collaborateur des deux ôtes mais toréé sur le voyage une pétition minoritaire fit tomber un e oreille aprés un julipie infructueux et un second efficace. Julian sut utiliser les grandes capacités de son deuxième qui répétait à l’envie venant un peu plus dans le terrain de l’animal il régala le public portuesin de longues séries sur les dux bords templée avec un toro qui transmettait .un julipé fulgurant déclancha une volée de mouchoirs blans et ce furent deux oreille. la présidence et à juste titre offrit à Aventurero une vuelta posthume.

A Mnzanares echut le moins bon du lot un premier soso à l’envie auquel il offrit une faèna à mi hauteur sans jamais parvenir à franchir la barrière aprés une bonne estocade en sitio le public bon enfant l’invita à saluer son secont ne fut guère mieux à part quelques série bien dessinées dont il a le secret quatre pinchazos le dernier un peu plus profond avec hémorigie finit par faire plier l’animal et s’envolérent tout espoir de triomphe.

Talavante qui ici aussi faisait son retour ne fut guéravantagé par frascuelo qui malgré son nom fut plus que terne sans transmission allant de poco à menosl’exercice se termina d’un entière d’effet rapide.. Les choses changèrent avec Mièlero un joli cardenio qui prit vaillament une pique et permit ensuite à talavante de développer son art series longues et profondes des deux mains les pied rivés à l’albero faisnt se lever le public bon toreo de face en se croisant enfin tout ce que l’on aime le tout conclu d’une grande estocade d’une sincérité absolue..

pourquoi ce toro n’a pas eu droit à sa vuelta al ruedo réponse parce que personne ne l’a demandé comme pour le quatrième au demeurant, explication d’un aficionado espagnol de toutes façon ils ne savent demander que l’indulto alors il vaut mieux ne rien demander (humour andalou).
Jean Dupin

La Madeleine: « corrida entretenue »

Mont de Marsan, samedi, 4° corrida des fêtes de la Madeleine : Arène quasi pleine, 30° à l’ombre.

6 toros de la Quinta dont 3 bien dans le type : Bas, légers, gris, peu de cornes mais beaucoup de présence et de classe dans le combat. Les 3 autres moins dans le type, plus grands et plus armés, au jeu plus incertain.  Les 6 applaudis à l’arrastre et salut du Mayoral à la fin de la course.

12 piques dont certaines appuyées et bien données.

Antonio Fererra : Bronca et Silence

Gines Marin : Ovation et une oreille

Angel Tellez : Vuelta et silence

Salut des Banderilleros Raphael Viotti au 2° toro et d’Alberto Zavas au 6°.

Nous ne dirons rien de Ferrera et de sa grande et laide cape verte car nous n’avons pas compris ce qui lui a passé par la tête cet après midi pour avoir si rapidement mis fin à l’existence de son premier toro qui, certes, ne passait pas bien à gauche, mais qui faisait l’avion avec sa corne droite.

A-t-il eu un mauvais présage au cours du combat, lui qui paraissait si décidé au début de sa faena brindée au public, mais faisant quand même passer le toro à la même distance qu’il y a entre Brive et Mont de Marsan ?

Gines Marin a étalé son art léger, son torero gracieux où tout parait couler de source grâce à un sitio immédiatement trouvé, et conservé tout au long de ses deux comparutions, la première malheureusement gâchée par une épée le privant d’une ou deux oreilles.

Tout parait facile avec Gines, les doblones exquis, les redondos interminables, les changements de mains galbés. Ce garçon a tout : Le sitio donc, mais aussi la ceinture et le poignet.

Ayant assisté à sa sortie par la grande porte de Madrid nous attendions beaucoup d’Angel Tellez et nous n’avons pas été déçus. Sa prestation à son premier opposant a été équivalente à celles de Madrid grâce à des séries de naturelles données toujours soit de trois quart face soit de face dans le berceau des cornes. « Asi es torear » dit- on outre Pyrénées.

Le public montois ne s’y est pas trompé qui réclama au torero une vuelta très fêtée après une mise à mort donnée en plusieurs fois.

A son second toro, le sixième de l’après midi donc, les avis furent partagés sur les gradins entre ceux qui pensaient que le toro était intoréable à cause de sa non fixité dans la charge et de son esprit « marcheur », ceux qui pensaient que le métier du torero n’était pas encore assez établi pour bien dominer une telle bête, et ceux qui pensaient que le toro n’avait pas été assez piqué. Les trois opinions sont sans doute vraies. Un beau sujet de « tertulia » en tout cas.

Une série d’épées défectueuses entraina les deux avis et ce fut la cape verte de Ferrera qui vint se mettre sous le mufle du toro avant le descabello libérateur d’un troisième avis qui se profilait.

Photo BC

Ce fut le meilleur acte taurin d’Antonio Ferrera de l’après-midi.  Tout est dans les détails.

EXIR

Mont-de-Marsan, la novillada: Alvaro Alarcon en triomphe

Mont-de-Marsan. Samedi. Novillada matinale de feria, la demi-arène a été frôlée, soleil et température agréable, deux heures trente-quarante de spectacle.

Six novillos de Cuillé, excellement présentés, et honorablement armés. Tous, deux piques prises sans une profonde conviction. Les trois premiers plus agréables pour le torero.

Yon Lamothe (vert et or) au premier, une atravesada, une entière, un descabello, avis, salut ; au quatrième, une entière, salut.

Alvaro Alarcon (blanc et or) au deuxième, un pichazo et une entière, une oreille ; au cinquième, une entière, une oreille.

Cristian Parejo (blanc et or souligné de noir), au troisième, deux pinchazos, une entière, avis, salut ; au dernier, une entière, deux descabellos, une oreille.

JMD

Apostille : Manolo de los Reyes et El Monteño Mathieu Guillon de la cuadrilla de Yon Lamothe ont salué aux banderilles

Mont de Marsan: Rafaelillo sauve la corrida et l’honneur des Cuadri

Mont-de-Marsan. Vendredi. Troisième corrida de feria, arènes combles, ciel couvert température agréable, deux heures trente de spectacle.

Six toros des fils de Celestino Cuadri, très bien présentés, lourds et bien armés. Tous, deux piques prises avec une relative bravoure.

Rafael Rubio Lujan Rafaelillo (bleu roi et or), au premier, trois pinchazos et deux descabellos, salut ; au quatrième, une entière, une oreille et deux vueltas.

Octavio Chacon (blanc et or), au deuxième, une entière et trois descabellos, silence ; au cinquième, une entière, trois descabellos, avis, silence.

Damian Castaño (rouge et azabache), au troisième, quatre pinchazos, un demi-lame, trois descabellos, silence ; au dernier, un pinchazo, une entière avis, silence.

Et vinrent Rafael Rubio, Rafaelillo et « Cobrador »… L’ennui s’arrêtait avec ce quatrième toro… Car si les toros des fils de Célestino Cuadri étaient parfait de présentation, parfaitement inscrits dans la lignée de l’élevage, mais au comportement, est-ce l’âge, tous des cinq ans et plus ou un problème de sélection, mais un seul véritablement mobile, ce « Cobrador » qui sortit en quatrième position. La rencontre avec Rafaelillo fut détonante… et il fallait bien cela pour en finir avec l’ennui qui tenaillait toute l’arène apparu peu après les quelques pas du toro d’ouverture

Un vrai bonheur et une grande et belle émotion que de voir toréer Valentin Rubio Lujan Rafaelillo grand maître des combats héroïques. Et ce fut une geste à l’ancienne… Dès la cape l’animal avait affirmé sa violence et les passes basses de Rafaelillo permirent de le réduire… Il était préparé pour une faena qui commença dans l’agression. Un premier cite à une dizaine de mètres pour embarquer l’animal dans une première ronde à droite, avant de tenter avec succès l’autre main. La musique se mit à sonner. La corrida était lancée avec ce quatrième toro. Il était temps et ce fut une résurrection pour Madeleine. Rafaelillo en ajouta en venant au ras des cornes pour contraindre plus encore son adversaire. Toujours les pieds rivés au sol travaillant sur un tout petit terrain l’enfant de Murcie ne se laissait pas impressionner. Ce furent des minutes d’intense émotion, de peur, mais aussi de beauté. L’épée surgit avec la violence d’un éclair… Et tout aurait pu sombrer dans la colère à la suite de l’incompréhension entre la présidence, les alguacils et les peones lors de l’attribution de l’oreille. Il est vrai que Bernard Sicet avait sorti son mouchoir de manière peu conventionnelle, le hissant au dessus de la présidence avec sa main et le laissant pendre à peine quelques secondes. Tout le monde devait attendre de le voir sur le balcon de la présidence. Mais tout rentra dans l’ordre et Rafaelillo s’octroya deux vueltas largement méritées.

Ce fut le grand moment, mais quel moment, de cette course qui avait commencé dans l’ennui avec trois toros de Cuadri aussi mobiles que des blocs de marbre. Rien à dire !

Avec le cinquième, Octavio Chacon nous fit rêver quelque minutes. Il s’était inscrit dans le style de Rafaelillo mais a fait trop durer sa faena et comme son toro allait a menos, il perdit tout le bénéfice d’un intéressant début de faena.

Damian Castaño aura été le grand perdant de cette journée, premier adversaire immobile et blessé au sabot avant gauche. Avec le dernier il tomba sur un demi-invalide du train avant qui réduisit rapidement sa charge. Mais Rafaelillo avait tout dit. La Madeleine peut se poursuivre sereinement.

Jean-Michel Dussol

La Madeleine jeudi : LA GOFFA LOLITA

2ème CORRIDA DES FETES DE LA MADELEINE 2022 :

6 toros de Garcia Jimenez inégaux de présentation et de pauvre jeu dû à une faiblesse générale, hormis les 5° et 6°.

12 piques anodines données uniquement pour respecter le règlement, sauf celles du 6°.

Morante de la Puebla : Silence et sifflets

Juan Ortega : Silence et Silence

Tomas Rufo : Silence et une oreille

Depuis les merveilleuses passes de réception données à son premier toro par Morante de la Puebla, le quite de Juan Ortega, on s’ennuyait ferme dans les arènes du Plumaçon, la faute à des toros insipides.

La tauromachie puissante et dominatrice de Morante et celle, légère et esthétique d’Ortega n’avaient pas pu déclencher la moindre note de musique de l’harmonie municipale, la faute aux toros.

Et puis, à la mort du cinquième la Banda présente joua de façon extraordinaire La Goffa Lolita, cet air entrainant, réussissant à retourner la mauvaise humeur d’un public frustré en une joie de vivre communicative, tapant dans les mains, dansant même dans les gradins, et le bonheur s’empara des arènes….

Le sixième toro ne voulant pas gâcher la fête naissante fit une sortie de brave et donna le jeu que l’on attend d’un toro de combat tout au long de sa vie en piste.

Les piques furent données avec précision, la deuxième avec un toro mis en place au centre de l’arène. Sortie ovationnée du picador.

Les trois paires de banderilles extra avec le public portant littéralement les banderilleros par des applaudissements continus, avant leur salut réclamé.

Tomas Rufo eut la grande intelligence de comprendre ce grand moment de communion où les gens ne pensaient plus à l’inflation, à la guerre, aux primes et aux salaires, mais uniquement à la fête des toros.

Il se mit donc à genoux au centre de la piste et entama une faena joyeuse composée de derachazos à genoux puis debout, de deux cites « rinconiens », de naturelles bien tournées et enfin de cinq naturelles données de face avant une épée sincère résultant concluante bien que « derrière ».

Et cet après-midi qui s‘annonçait sinistre se termina dans une allégresse générale avec pétition d’oreille vite accordée. C’est pour ces moments magiques que nous aimons la corrida.

Merci la Banda, merci Esaborio, toro noir né en décembre 2017, merci la cuadrilla, merci Tomas Rufo, vous fûtes grands, très grands, chacun dans votre répertoire.

Grace à vous nous reviendrons aux arènes demain à 18h voir les Cuadri avec Rafaelillo, Chacon et Castano. Otra cosa….

EXIR

Avec « Les picadors de Saint-Sever » Bertrand Caritey gagne le concours photo de La Madeleine

Dans le cadre des fêtes de la Madeleine, la commission d’ animation avait organisé un concours photo. Il comportait plusieurs catégories. Dans celle désignée « Hors Plumaçon », notre collaborateur Bertrand Caritey remporte la première place avec une photo en couleur de deux picadors avant leur entrée dans les arènes de Saint-Sever. Enhorabuena à notre ami Bertrand Caritey.

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