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Galère sévillane

Sevilla,  . Toros de Daniel Ruiz, inégaux de présentation de peu par manque de forces et de caste sauf le très encasté premier  

Morante de la Puebla, silence et silence;

 El Juli, silence et ovation avec salut; 

Ángel Jiménez,  ( alternative), vuelta al ruedo après un avis et oreille après un avis. 

Entrée: Trois quarts.

On a touché le fond hier à Séville avec une corrida de Daniel Ruiz bien faite, certes, mais juste de présentation : de trapio et surtout de poids puisque plusieurs toros ne dépassaient pas les 500 kilos. Il paraît que c’est le toro de Séville désormais… Quelle décadence… L’ensemble a donné un jeu calamiteux : le premier noble mais soso, le dernier faisant illusion mais se dégonflant vite, les quatre autres sur la réserve, se défendant sans jamais se livrer ; tous mansos au cheval.

Spectacle pitoyable au total. Les inconditionnels sauveront un, voire deux muletazos de Morante, et le pundonor de Juli, disposé, qui prit même une dure voltererta et sortit par la porte de l’infirmerie après avoir tué laborieusement. Le jeune Angel Jimenez, volontaire, fut soutenu par le public. Il ne voulait pas manquer ce jour glorieux pour lui. Il fit donc sensation en partant à puerta gayola au sixième qu’il tua médiocrement après une faena décousue et superficielle qui lui valut une récompense en guise d’encouragement.

Il y avait beau temps que les américains, chinois et coréens avaient quitté leur place. Une attitude pragmatique raisonnable et censée dans ce genre d’après-midi ou l’ennui le dispute à l’amertume : que suis-je allé faire dans cette galère ? 

Les locaux, eux, prennent cela avec philosophie : leur patience nous étonnera toujours.    

Pierre Vidal

Albacete: ce qui n’est plus possible!

Albacete, jeudi. Feria de la Virgen de los Llanos. Novillos de Juan Manuel Criado (1º, 4º et 6º) y Encinagrande (2º, 3º et 5º bis). Plus d’un tiers d’entrée.

 Diego San Román, ovation après avis, oreille et grande ovation après trois avis

 José Fernando Molina, oreille après avis ,oreille après avis et silence.

Il y a des choses qui ne sont plus possibles dans la tauromachie et ce que nous avons vu hier à Alabacete en font partie. Un novillero trop sûr le lui qui entend les trois avis après avoir pris le descabello trop tard et un novillo qui attendra plusieurs minutes en piste, lamantablement, un homme en civil lui donner le puntillazo final. Le troisième avis était légitime de la part de la présidence qui applique là un règlement implacable, mais peut-on de désintéresser de ce qui se passe ensuite dans le ruedo ? Cette attente est-elle légitime ? N’est-ce pas à un professionnel d’achever correctement un toro qui mérite un peu plus de respect ? Il va falloir répondre à une question claire : que fait-on après le troisième avis et comment le fait-on? Et une fois la règle édictée il faudra s’y plier.

Jusque là, Diego san Roman nous avait plu comme il l’a fait à Pampelune ou plus récemment à Hagetmau pour son entrega, son courage et ses capacités à proposer un toreo engagé et varié. Il sut justement conduire ce cinquième novillo de menos à mas et le final enjoué de la faena a séduit le public. Il tenait un succès légitime entre ses mains. Il tenta le recibir qui semblait peu approprié et le résultat fut ce pinchazo qu’il estima mortel contre toute évidence erreur fatale pour lui et qui ne sera pas sans conséquences pour un jeune homme, qui pourtant a marqué positivement la temporada.

José Fernando Molina a séduit. C’est un novillero sobre, classique qui ne s’embarrasse pas de fioritures bien dans le corte albaceteño avec cette recherche permanente du temple idéal. Très vert encore puisqu’il n’a que cinq novilladas au compteur cette année, il a plu et c’est encore un nom à retenir.

Novillada bien présentée qui dans l’ensemble eut de la noblesse et de la classe, notamment les troisième et quatrièmes qui furent applaudis par un public frigorifié par une vent violent.

Pierre Vidal

Le 10 septembre 1989 Nimeño II

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Le 10 septembre 1989, à Arles, le Nîmois Christian Montcouquiol, Nimeño II, subissait une violente blessure face au toro Pañolero de Miura. Le Nîmois était au cartel avec El Boni et Mendes. Retombé sur la tête, les vertèbres sérieusement touchées, il est évacué à l’hôpital de la Timone à Marseille. Son pronostic vital reste engagé durant quelques jours. Tétraplégique, il retrouve l’usage de ses membres sans envisager un retour en piste.  Il décédera le 25 novembre 1991

Marc Serrano en triomphe à Autol

Marc Serrano a triomphé dimanche dans les arènes de Autol dans la Rioja. Il a coupé une oreille à chacun de ses opposants avec pétition de seconde oreille. Il s’agissait de bétail de Santafè Marton (source Corrida France).

NOUVELLE ORGANISATION DE LA FERIA DE LA MADELEINE

COMMUNIQUÉ DE PRESSE LA NOUVELLE ORGANISATION DE LA FERIA DE LA MADELEINE

Charles Dayot, Maire de Mont de Marsan vient de présenter les mesures qui seront prises afin d’améliorer le fonctionnement et l’organisation des corridas des Fêtes de la Madeleine 2020 qui se dérouleront du 22 au 26 juillet 2020. Cette décision fait suite aux très vives réactions exprimées par le public des arènes du Plumaçon durant la dernière corrida des Fêtes de la Madeleine 2019. Après avoir rappelé les moments forts qui ont marqué l’édition 2019 : – une affluence exceptionnelle dans les rues de la ville, – une ambiance festive, conviviale et musicale portée par 40 bandas et plébiscitée par les habitants et les visiteurs venus nombreux, – un feu d’artifice de très haut niveau, – un temps fort culturel marqué par le succès de l’exposition Toreart et la venue Domingo Zapata, l’artiste qui a réalisé l’affiche officielle des fêtes et une fresque monumentale dans les coursives des arènes du Plumaçon, – le développement de la fête de jour, – les bons résultats en matière de maintien de la sécurité des personnes et des biens. Charles Dayot a exprimé sa volonté de reconstruire un projet taurin partagé avec l’afición montoise : « La corrida du dimanche a quelque peu terni le bon bilan global de la Madeleine 2019. Je ne peux ignorer les critiques, les déceptions, mais aussi les propositions qui ont pris une ampleur inégalée depuis 10 ans. Comme si une grande partie de l’afición montoise voulait peut être nous dire qu’un virage devait se prendre, un changement de cycle devait s’opérer. J’ai également entendu un souhait collectif des peñas d’être davantage écouté et impliqué dans les choix impactants notre feria».

Après de multiples échanges avec les élus de la Régie des Fêtes, au premier rang desquels Bertrand Tortigue son président et Pascale Haurie sa vice-présidente, les membres de la Commission Taurine Extra Municipale (CTEM), le monde taurin, le prestataire actuel Marie Sara et l’ensemble des peñas taurines montoises, 3 leviers importants d’action ont été identifiés par le Maire de Mont de Marsan : – le mode de gestion et la relation avec l’empresa prestataire – le fonctionnement, le périmètre d’action et la gouvernance de la Commission Taurine – l’implication et la participation des aficionados dans le choix des cartels, la représentation des peñas et aficionados Leur intention est double : – élargir et ouvrir le mode de fonctionnement à l’afición – proposer de la nouveauté dans le fonctionnement en le testant sur une année de transition, en 2020

LES PRINCIPALES DÉCISIONS ANNONCÉES

1) Le non renouvellement du contrat passé avec la sociéte KIKA représentée par Marie Sara ➔ confier cette mission à Jean-Baptiste Jalabert et Alain Lartigue, par le biais d’une union temporaire d’entreprises, dans le cadre d’un marché négocié et allégé de prestation de service. Le choix de ne pas relancer un appel d’offre classique permettra :

– de donner plus de poids à la Commission Taurine élargie qui aura un rôle plus important sans pour autant être en mode de gestion directe

– de ne pas engager la collectivité et sa Régie sur un marché qui irait au-delà de l’échéance des municipales prochaines. Ce marché négocié est, dans son contenu, sans commune mesure avec le marché actuel, il comprend moins de composantes pour ne pas diluer les missions du prestataire (communication, recherche de partenariat…). La partie taurine étant essentielle.

2) Modifier la composition, le nombre de membres et la gouvernance de la Commission Taurine Extra Municipale qui passera de 4 à 8 membres

➔ 5 membres désignés –

Christophe Andiné qui était jusqu’à présent président de la commission taurine du Cercle Taurin Vicois, commerçant depuis de nombreuses années à Mont de Marsan où il réside –

Romain Laborde en charge des arènes du Plumaçon et chiquero de nos arènes –

Pedrin Sevilla, ex banderillero –

Didier Godin, ex novillero –

Pascal Darquié, organisateur de la novillada de Saint-Perdon

➔ 1 membre élu représentant le Maire – Pascale Haurie, conseillère municipale, vice-présidente de la Régie et aficionada

➔ 2 membres représentant les peñas (à désigner par les peñas) renouvelables chaque année

➔ Le ou la présidente de cette Commission Taurine sera choisi.e par ses membres

3) Intégrer des représentants des peñas à la CTEM et leur permettre ainsi de participer à l’instance décisionnelle

➔ Fin du Conseil Consultatif Taurin

➔ Désignation d’un ou deux membres de la CTEM en charge de la relation avec les peñas et l’animation des réunions des peñas

➔ Mise en place de 3 réunions des peñas avec présence de membres de la CTEM et du prestataire. Objectifs : – En septembre/octobre: debriefing sur la temporada passée et propositions de cartels (ganaderias, toreros) – En janvier : point sur les validations de cartels – Fin mars : ajustements avant annonce des cartels

➔ Mise en place de groupes de réflexion thématiques inter-peñas pour proposer des pistes d’amélioration à la CTEM

En conclusion, Charles Dayot a souhaité revenir sur les 10 années de collaboration avec la Société KIKA et plus particulièrement avec Marie Sara : « je voudrais témoigner ici du fait que Marie Sara ne porte pas la seule responsabilité des déceptions de cette dernière feria. Nous ne devons jamais oublier que durant ces 10 années et après des débuts difficiles, nous avons eu de belles ferias comme en 2012 avec Jazmin, en 2013 avec Ivan Fandiño, en 2017 avec Juan Bautista face aux La Quinta… Les compétences professionnelles de Marie Sara, associée à Simon Casas ne doivent pas être remises en question, mais le besoin de changement porté par un grand nombre d’aficionados, y compris majoritairement hors peñas, doit être pris en compte. En ce qui me concerne j’ai pu apprécier les relations respectueuses avec ce prestataire depuis que je suis Maire, même si des points auraient pu être améliorés ». Il a également tenu à rappeler le rôle, le dévouement et la compétence technique de Guillaume François à qui il a proposé de rester membre de la CTEM après avoir démissionner de sa présidence. Devant son refus et après de nombreuses consultations, le Maire de Mont de Marsan a accepté la démission qu’il lui avait adressée très rapidement après la feria. « J’ai pu travailler avec Guillaume François durant les deux dernières Madeleine ; je dois ici témoigner de son engagement bénévole sans faille. Sa récente lettre démontre son honnêteté intellectuelle et sa capacité à assumer, en partie, la responsabilité des déceptions de cette année » a précisé Charles Dayot.

CALENDRIER PRÉVISIONNEL ➔ Avant le 15 septembre : réunion des peñas pour proposer les 2 représentants qui intégreront la CTEM ➔ Le 23 septembre : validation des membres de la CTEM par le Conseil municipal lors d’une délibération ➔ Avant le 30 septembre : installation de la CTEM et élection de son (sa) président(e) ➔ Avant le 15 octobre : réunion des peñas en présence de membres de la CTEM et du prestatire pour débriefer de la temporada 2019 et présenter les souhaits de ganaderias et toreros

Palencia, Luis David puerta grande

Palencia, samedi. Feria de San Antolín. 2/3 d’arène

Toros de Montalvo. 

Enrique Ponce, silence après avis et palmas;

 Ginés Marín, silence et ovation; 

Luis David, deux oreilles et silence.

Bayonne, du grand toreo ou des toreros sans toros (c’est selon…)

Bayonne première de la féria de l’Atlantique, vendredi. 4/5 ‘d’arène.

Photo Matthieu Saubion

Toros de Luis Algarra,  correctement présentés mais manquant de race et fond le second, nº 33, ‘Tomasito’, vuelta al ruedo. non justifiée et le cinquième , sifflets justifiés à l’arrastre

Sébastian Castella, oreille et deux oreilles; 

Daniel Luque, oreille après avis et silence; 

Pablo Aguado, silence après avis et silence. 

Salut de José Chacón, au premier et de Rafael Viotti et Santiago Pérez au quatrième.

BAYONNE : DU GRAND TOREO

On a pu assister à des moments magiques avec deux protagonistes : Sébastien Castella et Daniel Luque. Un duel qui s’est amorcé des les quites au premier toro, avec un Luque toréant à merveille par chicuelinas, d’une douceur extrême, avec pour réponse des gaoneras d’une prise de risque maximum de Sébastien.
On a continué de voir du très bon toreo de cape. Commençons par le Français. Sa réception au second a été sublime, lui apprenant à charger avec un temple envoûtant. Après avoir été déséquilibré, avant d’amener son cheval à la pique, Sébastien l’a fait avec des chicuelinas d’une arrogance et d’une personnalité uniques. C’était beau, c’était inédit.

Photo Roland Costedoat

Castella a coupé trois oreilles, l’une à son premier dans une faena qui a démarré avec un temple majestueux, des passes au ralenti, se régalant dans chaque charge du toro d’Algarra. Malheureusement le toro n’a pas été jusqu’au bout, sa bravoure était limitée, malgré sa classe. Cependant Castella ne s’est pas démonté et s’est arrimé, avec des accrochages qui ont parfois effrayé le public.

Sur son second, début de faena sensationnel, des changements de main invraisemblables et une naturelle éternelle, qui n’est pas sans nous rappeler celle de Talavante à Séville. Mais une fois encore, là aussi, le toro s’est éteint un peu plus tard. Castella n’a pas lâché et une estocade efficace lui a permis de couper deux oreilles, la seconde contestée par une partie du public.

Photo Mathieu Saubion

Luque a été sublime par moments. Surtout à son premier, qu’il a torée magnifiquement à la cape et à la muleta alliant toujours la douceur à la profondeur. Son toro était bon, sans doute, mais le tour de piste fut excessif, d’autant plus que le torero de Gerena dissimula sa baisse de régime, en particulier avec les luquesinas. L’estocade fut sensationnelle, mais le toro, brave, mit un temps fou à tomber et le prix ne fut que d’une oreille. Son suivant, il le toréa avec des véroniques caressantes, d’un relâchement hallucinant, sans le moindre préambule. Elles étaient presque charnelles, on les dégustait avec la même lenteur que Luque les interprétait. Il brinda à Sébastien mais malheureusement le toro n’avait pas de charges, toutes les tentatives de Luque furent vaines malgré sa volonté et sa determination.

Photo Roland Cosetdoat

Pablo Aguado a été bien, correct. Il s’est efforcé au dernier, a réussi à le faire charger alors que cela semblait improbable, mais il n’a pas été au même niveau que ses compagnons de cartel. Son premier toro permettait sans doute davantage et face à son dernier, plus compliqué, il montra une facette plus technique et un peu plus convaincante. Peut-être avait-il en tête son rendez-vous de Ronda ? En tout cas, l’après-midi, qui finit la nuit, fut celui de Castella et de Luque qu’on aimerait voir confrontés plus souvent.

Antonio Arévalo

Deux toreros et pas de toros

Grande démonstration de savoir faire , en particulier à la cape, par les deux exceptionnels maestros que sont Luque et Castella. Les deux toreros nous ont offert de très bons muletazos en début de chacune des faenas mais les toros décastés de Luis Algarra sont rapidement allés à menos , ou se sont même éteints. Débuts étincelants et fins tristounettes ou en trompe l’oeil , tel est les résumé de chacune de faenas de Luque et Castella. Il y a eu une vraie compétition entre les deux toreros avec de grands quites à la cape, de quoi donner envie à certains organisateurs de programmer un mano à mano. Aguado, mal servi au sorteo, a toréé fuera de cacho et sur le pico et n’a pas convaincu le public bayonnais qui remplissait au quatre cinquièmes les gradins.

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Carlos Olsina en triomphe à Saint-Gilles

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 Sortie a hombros de Carlos Olsina qui a coupé une oreille à chacun de ses adversaires de Cuillé/Málaga…

Deux tiers d’arène environ, grand soleil. Trois novillos de Cuillé puis trois de Málaga, le quinto étant crédité de la vuelta.

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Maxime Solera (vuelta et oreille) reçut son Cuillé par larga de rodillas, poursuivant par capoteo varié. Deux rencontres sans style puis Maxime se fit accrocher sur la seconde paire de banderilles. Saluts. A la muleta, le novillero de Fos donna la distance et soigna plusieurs séquences de derechazos face à un adversaire limité de forces, donc de transmission. Final plus rapproché puis entière au second envoi. Réception décidée d’un superbe Malaga qui poussa au second assaut après un premier puyazo maladroit. Début de faena par le haut, avant que Maxime ait à lutter devant un novillo retors qui jouait du chef, essuyant une violente voltereta, mais refusant d’abdiquer, se reprenant bien en valiente. Pinchazo puis entière.

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Carlos Olsina (oreille et oreille) reçut son Cuillé avec pas mal d’allure dans les gestes, avant un tercio de piques a minima. Brindis à l’assemblée, début par le haut avec novillo au sol sur le remate. La suite par derechazos templés puis naturelles, le tout par gestes soignés avant final encimista puis pinchazo profond suffisant. Réception du quinto par larga, suivie d’un bon capoteo applaudi. Piques sans histoire avant que Charles ne signe plusieurs séries droitières méritoires. Après un passage à gauche remarqué, le Biterrois poursuivit par circulaires inversées et peut-être trop confiant, il se fit spectaculairement cueillir, s’en tirant miraculeusement sans mal apparent. Le temps de se reprendre, et badaboum… Autre accrochage sévère… et autre miracle !  Malgré ces deux chocs violents, final de faena valeureux avant entière caída.

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Tomba alors du palco un mouchoir bleu, ainsi qu’un blanc symbole de grande porte pour Olsina.

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El Rafi (oreille et silence) s’est fait applaudir pour de soyeux capotazos avant une pique rectifiée puis une faena composée de mouvements suaves, sur le bon tempo. Trasteo agréable, y compris sur la rive gauche, surtout dans une alternance de muletazos une fois avoir jeté l’épée. Final rapproché et inversé puis entière après pinchazo. L’ultime tapa fort aux planches avant de s’employer dans le capote du Nîmois, puis bon tercio de piques avec notamment un second assaut poussé et bien contenu par Nicolas Bertoli. De sa faena, on se souviendra surtout de la violente rouste qui allait visiblement le déstabiliser, alors que Rafi avait auparavant affiché une gestuelle pouvant laisser espérer un trasteo abouti. Après une belle réaction, Rafi éprouva pas mal de difficultés dans la conclusion… avant de gagner l’infirmerie pour s’être blessé à la main avec une banderille, et après observation, il a été conduit à l’Hôpital de Nîmes. Aux dernières nouvelles, rien de grave, mais tout de même huit points. On lui souhaite évidemment de récupérer rapidement…

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A l’issue de la course, le Club Taurin « La Taquilla » a remis en piste le trophée au vainqueur de ce défi ganadero à la ganadería Málaga, notamment pour le toro de vuelta.

Paul Hermé torofiesta.com

Mimizan, à Escribano le triomphe et à Alejandro Marcos la qualité

Arènes de Mimizan, corrida des Fêtes

Six toros de Loretto Charro Santos, dont un sobrero (3ème bis), les mieux présentés et les plus intéressants en comportement ont été les trois derniers

Manuel Escribano : un avis et silence, deux oreilles (au moins une de trop)

Alvaro Lorenzo : un avis et salut, un avis et une oreille

Alejandro Marcos : un avis et silence, une oreille

Salut au second d’Alberto Zayas et Rafael Gonzales Amigo

Neuf piques (une après la sonnerie), seul le dernier a été lidié et piqué correctement

Cavalerie Bonijol

Président : Franck Lanati

Deux tiers d’arène

Soleil alternant avec quelques passages brumeux

Paradoxalement ce n’est pas celui qui est sorti en triomphe qui est à créditer de la meilleure prestation. La corrida de Mimizan a eu du mal à démarrer, les trois premiers toros de Loreto Charro Santos manquant de fond et s’éteignant rapidement. A partir du quatrième la course est monté d’un cran avec trois toros très bien présentés et armés et avec de la caste et du fond. Le quatrième a été gâché par un Manuel Escribano superficiel et pueblerino. Alvaro Lorenzo s’est appliqué mais est resté en dessous d’un cinquième encasté , transmettant de l’émotion et qui , dans des mains plus expertes, aurait permis une faena d’un autre niveau. Le sixième avait des défauts qu’Alejandro Marcos a su gommé en fin de faena avant de lui servir les meilleurs muletazos , en particulier de très belles naturelles de face, de la tarde.

Difficile de juger la bravoure des toros tant ils ont très mal lidiés et piqués, à l’exception du dernier .

Pas grand chose à tirer pour Manuel Escribano du premier piqué sans mise en suerte, mal banderillé et qui s’est rapidement éteint au troisième tiers. Le quatrième est un toro noble qui a de la charge et qui met la tête dans la muleta. Escribano le banderille très bien avec une quatrième paire « supérieure ». A la muleta, le toro demande à être templé, toréé avec goût. Le torero choisit le tape à l’oeil et une tauromachie pueblerina qui lui permet de couper deux oreilles de peu de poids gâchant un très bon toro.

Comme Escribano, Alvaro Lorenzo touche un premier toro qui s’éteint rapidement et ne permet pas grand chose. Le cinquième a de la caste mais demande un toréo alliant fermeté , pour le maîtriser, et de la toreria pour faire ressortir sa charge noble et sa caste. N’est pas Ponce ou Luque qui veut , Lorenzo s »applique, tire quelques bons muletazos mais reste en dessous du potentiel du Loretto Charro.

Alejandro Marcos, qui se présentait en France en tant que matador, a mal tué son premier, un sobrero qui comme les deux premiers n’offraient pas beaucoup d’options. Le dernier est un toro, très bien présenté et avec de la caste que Marcos finira par régler à la dernière passe de sa première série à gauche. Avec pas mal d’élégance, il enchaîne à partir de cet instant de très bonnes séries de muletazos donnés avec classe et un certaine sincérité. La dernière série de naturelles de face est excellente. Pour une fois Marcos tue de manière efficace (une entière plate mais basse ) ce qui lui permet de couper une oreille « sérieuse » celle-ci

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photos de Nicolas Couffignal

Malaga, Rafael León vainqueur du certamen

Plaza de toros La Malagueta. Vendredi deuxième du Certamen Internacional de Escuelas Taurinas.
Cincq erales de Jandilla, le 3ème vuelta al ruedo.
Jesús Moreno (Escuela Taurina Albacete), vuelta al ruedo
Marcos Andreu (Escuela Taurina Castellón), oreille.
Rafael León (Escuela Taurina Diputación Málaga), deux oreilles.
Eric Olivera (Escuela Taurina Diputación Badajoz), silence.
Víctor Acebo (Escuela Taurina Almería), vuelta al ruedo.

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