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Retour en images sur la Féria d’Arles

Photos Alain Garres

LA CORRIDA CONCOURS

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LA NOVILLADA

vidéo CorridaTV

LA CORRIDA MIXTE

Corrida mixte, et récompenses égalitaires….

Corrida mixte, et récompenses égalitaires….(photos Daniel Chicot)

Dimanche 13 septembre ; Arènes d’Arles

Diego Ventura (1 oreille, saluts, 2 oreilles); Antonio Ferrera (rubis de Thaïlande et or) (1 oreille, 2 oreilles, applaudissements)

Elevages :

2 Los Espartales (origine Murube); 1 Prieto de la Cal (origine Veragua-Vasquez) pour le réjon

2 Zalduendo (origine Domecq); 1 La Quinta (origine Santa Coloma-Buendía) pour le toréo à pied

Cavalerie :

Alain Bonijol

Présidence : Sébastien Hébrard 

Beau temps,; “plein Covid” (limité à 4 000 entrées payantes). Changement du toro de la Quinta sorti en 4ème (remplacé par un toro du même fer) et du Zalduendo sorti en 6ème (remplacé par un toro du même fer)

Aimez-vous les mélanges de genres ? Mieux vaut pour aller aux arènes cet après-midi. Diego Ventura et sa cavalerie légère, aérienne, virevoltante et Antonio Ferrera, ce torero ressuscité de lui-même, se sont donné rendez-vous sur le sable arlésien. C’est peut-être qu’ils ont quelque chose en commun. La place laissée à l’inspiration du moment, le goût de rechercher des gestes nouveaux, voire une tendance au baroque, qui frôle le sublime et risque de tomber dans le vulgaire, mêlée à la quête d’une tauromachie naturelle. Ils ne sont préoccupés que de leur langage taurin, loin des confrontations artificielles. Ils disent, à leur manière, combien la corrida est paradoxe.

On connaît la maîtrise du cavalier Ventura et l’excellence de son écurie. Il l’a encore une fois démontré à Arles. Qu’il cite à reculons ou qu’il réalise des quiebros inversés avant des banderilles au violin, l’étendue de son répertoire semble en perpétuel enrichissement. Quelques passages à vide à son premier, une mise à mort moins efficace à son second c’est avec son deuxième exemplaire des Espartales qu’il atteindra le niveau supérieur et lui coupera deux oreilles largement demandées.

Dans le panorama taurin d’aujourd’hui Antonio Ferrera est, au sens propre, exceptionnel. Cette manière d’écrire une partition particulière propre aux caractéristiques de chaque toro dont il fait le spectateur complice fait de chacune de ses faenas une création unique. Il aime à nous surprendre, à mettre en scène les hésitations de sa création.

Commence-t-il une série ? Il l’interrompt pour changer de terrains. Avance-t-il vers le toro pour engager une série à droite ? Il marche en faisant deux molinetes sur sa tête avant de tendre la muleta en avant pour provoquer la charge. Veut-il tuer son toro ? Il s’éloigne à quinze mètres, s’avance d’un pas décidé vers son adversaire, provoque sa charge et le transperce d’une épée ferme « à l’encuentro ». Fait-il une passe inversée ? Il l’a fait naturelle, sans ayuda glissée dans la muleta.

Mais il ne néglige pas le toréo classique. Les passes de capote servent à apprendre au taureau à charger. Dans sa muleta l’application des trois règles du « parar mandar y templar » n’est jamais oubliée.

Cette tauromachie si personnelle il l’a déclinée auprès de chacun de ses trois adversaires. D’abord avec un Zalduendo burraco de 530 kg. Son changement de main lors d’un pecho, sa série de naturelles plus naturelles que nature, la dernière d’une durée infinie, annonçaient deux oreilles. Un pinchazo lors de la première tentative à l’encuentro le réduisit à une seule. Vuelta au taureau. Et si la mésaventure se reproduisit avec le cárdeno de La Quinta (515kg), le public sous le charme insista pour qu’on lui attribue deux oreilles. Son second Zalduendo (510 kg) s’éteignit vite interdisant tout triomphe.

Cette si particulière Feria du Riz pouvait se terminer. Ses héros du jour Ferrera et Ventura à hombros accompagnés des jeunes des écoles taurines admiratifs, leurs yeux remplis d’images de toros et toreros avaient fait le plein de souvenirs de joies taurines. Les spectateurs étaient heureux. Et plus forte encore l’idée de revenir l’année prochaine. L’histoire de la corrida à Arles n’est pas finie !

Santiago Porbajo  

Photos Daniel Chicot

Ils veulent devenir toreros

Ils veulent devenir toreros

Dimanche 13 septembre (matinée) ; Arènes d’Arles

Novillada mixte :

  • Avec Picador :

Adam Samira (bleu profond et or) (1 oreille et saluts) ; Tristan Espigue (blanc d’espoir et or) (saluts et saluts)

Elevages :

      Yonnet  (origine Pinto Barreiros) ; Fernay (origine Domecq)

  • Sans Picador

Fabien Castellani (Ecole Taurine du Pays d’Arles) (rouge de Sienne et or) (1 oreille et saluts)

     Elevage :

          Jalabert (origine Domecq)

Cavalerie :    Alain Bonijol

Présidence : Vincent Gayraud

Beau temps, bleu de Provence. “Un quart Covid” (limité à 4 000 entrées payantes). Mehdi Savalli salue après les banderilles au 5ème.

Arles est terre de toros et de toreros. L’école taurine du Pays d’Arles en est le principal vivier. Les trois jeunes de ce matin en sont issus. Ils sont en devenir. Ils rêvent de futur. Il leur faut franchir les premières marches d’un parcours dont ils savent les difficultés, les pièges, les aléas. Ils ont l’envie et l’espoir chevillés au corps.

Se présenter dans des arènes de première catégorie, chez eux, dans leur ville, là où tout le monde les connaît… Ils découvrent cette autre peur, celle du qu’en dira-t-on, celle qu’inspire le public, plus cruel parfois que le toro. L’enjeu est d’importance !

Mais ils veulent être toreros et ils veulent le montrer… alors la peur ? ce n’est pas leur affaire. Ou alors elle ne les freine ni encore moins les arrête. L’envie est la plus forte.

Adam Samira est le plus expérimenté. Pensez donc il a toréé un novillo de Taurelle lors de la dernière Feria du Riz à Arles… Il lui a coupé une oreille en s’imposant à un novillo de combat en y mettant de l’art. Depuis plus rien. Son premier Yonnet,pattes dures, charge incertaine et brusque « demande les papiers ». Adam les lui présente sans hésiter, prend le dessus et dessine quelques muletazos de belle facture en particulier à droite et à gauche. Une estocade sincère lui vaut une forte voltereta. Jean Baptiste Jalabert saute en piste pour le quite. Plus de peur que de mal. Le toro roule à terre. Adam peut saluer, une oreille méritée dans ses mains. Le toro est applaudi à l’arrastre. Adam Samira reçoit son Fernay avec d’élégantes véroniques templées. Mais après la deuxième pique les charges du cornu deviennent plus incertaines. Il faudra bien de l’aguante à Tristan pour conclure son quite d’une larga valeureuse. Courageux et décidé le jeune novillero s’imposera encore malgré une nouvelle voltereta. Seule une mort en quatre temps (deux coups d’épée et deux coups de descabello) l’empêchera de promener une deuxième oreille.

 

« Tristán » fait sa présentation en piquée dans sa ville. Il quitte l’école taurine. Le voilà à l’étage supérieur. Il est bien décidé à y tracer sa route vers … plus loin ! Un premier Yonnet, présentation impeccable à la charge courte et qui se retourne vivement, lui permettra de montrer son envie et sa détermination en particulier sur la gauche, le meilleur côté de l’animal. Deux pinchazos avant une épée efficace et un descabello précis laisseront les récompenses en un salut au tiers. Son second Fernay sera accueilli par une larga suivie de véroniques puis de chicuelinas pleines de rythme et entrain. Dans la muleta le novillo devient incommode, charge courte, coups de tête défensifs. Tristan ne se laisse pas démonter et tente de le toréer. La nécessité d’un deuxième coup d’épée, estocade engagée et efficace ne laissera pas se développer une demande d’oreille restée minoritaire.

C’est l’AFAP de Nîmes qui a donné le goût de toréer à Fabien Castellani. Il lui a suffi de passer le pont pour engager sa formation à l’école taurine d’Arles. Face aux deux Jalabert de sa présentation arlésienne, le premier de grande noblesse, il fera la démonstration de son envie tranquille et de la diversité de son répertoire. L’estocade à l’encuentro à son premier lui vaudra une oreille. Ayant eu plus de mal à s’accorder au rythme de son second, l’estocade efficace et sincère ne suffira pas pour couper une possible deuxième.

Santiago Porbajo 

Photos Daniel Chicot

Nîmes sera télévisée

Toros TV - Videos

Concours d’Arles: Toro par Toro

Arles. Samedi. Première de la Feria del Arroz. Lleno de la jauge autorisée.

Corrida concours.

Toros, par ordre de sortie de Victoriano del Río, Jandilla, Santiago Domecq, Garcigrande, Alcurrucén et Pagés Mailhan.

JULIÁN LÓPEZ ‘EL JULI’, ovation et oreille.

PACO UREÑA, ovation après avis et oreille après avis.

ADRIEN SALENC, oreille après avis et oreille après avis.

Saluts de Gómez Escorial aux banderilles au sixième avec Diego Valladar. 

Carlos Pérez Hernández, a reçu le prix du meilleur picador, le prix au meilleur toro est allé à « Afortunado » de la ganadería de Santiago Domecq.

Il est difficile de dire lleno quand on voit des gradins aux deux tiers vides mais le COVID est passé par là et l’Aficion doit se contenter de ce que les autorités veulent bien leur accorder.

Dommage aussi que certains spectateurs (heureusement peu nombreux) se soient dispensés du port du masque d’autant que les caméras de Toros TV ont fait de nombreux plans sur les gradins. Avoir ce truc devant le nez est pénible mais le respect rigoureux et exemplaire des consignes est nécessaire si on veut convaincre des Préfets, souvent frileux, d’autoriser les spectacles taurins avec de plus en plus de public.

Cette course a apporté la preuve que dès que l’on fait l’effort de mettre correctement les toros en suerte, de ne pas mettre un premier puyazo qui en vaut trois, de faire rapidement le quite  quel que soit l’encaste, il est possible de piquer trois fois et de mesurer ainsi la bravoure des toros.

Les peleas des six toros d’encaste Domecq et Nuñez sortis à Arles ce jour ont donné de l’intérêt à une course qui sans atteindre les sommets aura l’effet d’un thérapie positive sur des aficionados en mal d’émotions taurines.

Le premier toro est un Victoriano del Rio (545 Kg), Petit fléchissement en sortant du toril, il met la tête dans la cape d’El Juli 

Bien mis en suerte, il prend trois piques en allant à mas. Départ du centre à la seconde  et des ¾ de la piste à la troisième en chargeant avec de plus en plus d’alegria.

El Juli l’amène des planches vers le centre et enchaîne de  bonnes séries à droite. A gauche, c’est plus compliqué mais le métier du torero lui permet de tirer quelques muletazos.

Cites à 10 m pour un bon final à droite face à un toro noble, mais un peu juste de forces, Julipié vertical et en arrière et un descabello pour conclure. Le Victoriano est applaudi à l’arrastre. El Juli salue au tiers.

Le second est un Jandilla (515 Kg). Il est piqué à trois reprises par Pedro Ithurrade. Le toro se défend plus qu’il ne pousse .  La première en partant du premier trait, la seconde et la troisième du centre , plusieurs appels sont nécessaires et le toro charge en visant le cou du cheval.

Bonne première série de derechazos de Paco Ureña puis le toro se ralentit et accroche la muleta  Bonne série à gauche mais l’ensemble manque de transmission et l’ensemble va à menos. Une demie en avant est suffisante et le torero salue au tiers.

Gros enjeu pour Adrien Salenc qui toréé dans une arène de première catégorie et devant les caméras de la télévision.

Il reçoit à la cape par deux largas de rodillas un joli exemplaire de Santiago Domecq 505 Kg). Le bicho  fait preuve de bravoure sous le fer de Perez Hernandez.

Belle arrancade à la première (trasera) , placé au centre à la seconde et au ¾  pour la troisième, il vient avec alegria ; Le dernier puyazo a été donnée avec la puya de tienta ; Dans le type de la ganaderia, le toro a du gaz et répète dans la muleta. Adrien se met à son niveau et construit une bonne faena des deux mains avec des cites de loin et une muleta dominatrice et élégante. Le français s’engage pour une entière plate. Le Santiago Domecq tombe quand sonne le premier avis. Bicho et piquero seront déclarés vainqueurs de cette corrida concours.

Le quatrième est un Garcigrande (510 Kg).

Piqué par Barroso, il vient trois fois au cheval, placé de plus en plus loin mais sans grande motivation. Peu d’allant à la première, un peu mieux à la seconde , il est mal piqué à la troisième rencontre cité des ¾ de la piste.

Des deux acteurs, c’est El Juli qui porte la faena tout seul. Le toro est noble mais fade et se ralentit au fur et à mesure que la faena se déroule. Le madrilène cite de loin, enchaînes des séries méritoires. Il coupe une oreille après un Julipié entier et en place.

Le cinquième est un Alcurrucen (550 Kg) 

Piqué par Oscar Bernal, il prend trois puyazos en venant bien au cheval . Il s’allume à a seconde mais sort seul ; A la troisième il est très bien piqué par Oscar Bernal mais sort seul à nouveau.

Début de faena timide de Paco Ureña sans lier les séries, l’ensemble va ensuite à mas avec des séries en particulier à gauche templées et qui pèsent sur un toro compliqué et dangereux.

La faena, un peu trop longue, manquant de transmission mais très technique et méticuleuse. Dommage que ce torero soit toujours aussi triste. Le public aficionado demande et obtient une oreille après une demie dont le torero sort accroché et une entière en place

.

Le sixième est un Pagès Mailhan d’origine Fuente Ymbro bien présenté. Piqué par Nicolas Bertoli, tardo il prend trois piques sans grande conviction.

Il vient  sans s’investir à la première puis il gratte avant de partir à la seconde. Nouvelle attitude de manso à la troisième , le piquero doit s’employer pour provoquer la charge.

A la muleta, le toro est un manso avec un fond de caste qui se révèle souvent au troisième tiers chez les Fuente Ymbro. Il est exigeant .

Adrien Salenc construit une faena sérieuse avec un aplomb et une maîtrise étonnante chez un matador qui vient juste de prendre l’alternative. Il coupe une oreille après une entière d’effet rapide et s’ouvre la grande porte des arènes arlésiennes.

Alain Garres (texte et photos)

Arles samedi: Le métier, l’émotion et l’ambition

Le métier, l’émotion et l’ambition : une goûteuse confrontation de styles

Samedi 12 septembre ; Arènes d’Arles

El Juli (rouge lie de Rioja et or) (saluts et 1 oreille) ; Paco Ureña (cigare de Vuelta Abajo et or) (saluts et 1 oreille) ; Adrien Salenc (rouge d’Espagne et or) (1 oreille et 1 oreille)

Corrida Concours de ganaderias :

Victoriano del Rio, Jandilla, Santiago Domecq, Garcigrande, Alcurrucen, Pages-Mailhan

Cavalerie :    Alain Bonijol

Présidence : Sébastien Hébrard

Beau temps, revivre de l’été. “Plein Covid” (limité à 4 000 entrées payantes). Une minute d’applaudissements en souvenir des victimes de la pandémie et des aficionados et professionnels disparus.

Prix de Syndicat des riziculteurs au meilleur toro :

« Afortunado » de Santiago Domecq sorti en troisième

Prix « Jacques Monnier » au meilleur Picador :

Carlos Perez Hernandez, cuadrilla d’Adrien Salenc

Salut de Gomez Escorial et Diego Valladar après les banderilles au 6ème toro

Ce matin au réveil un coup d’œil à la fenêtre. Comment est le ciel ? Y a-t-il du vent ? C’est que c’est jour de corrida ! Cela fait si longtemps que l’on attendait. Voir une corrida. Une vraie. Avec des toros de combat, des costumes de lumière, de la musique, du soleil.

Nous y sommes ! Aux arènes ! Pour la voir enfin cette corrida. Le soleil est là. Le vent est resté chez lui. L’orchestre joue Valencia. Le public tape dans les mains. L’envie de fête est palpable. Le mouchoir blanc est sorti, les alguazils masqués apparaissent, l’orchestre joue Carmen, le paseo commence. Les toreros déploient leurs capes, rose et jaune sur le sable gris blanc, esquissent quelques véroniques, rentrent derrière les barrières dans la contre-piste. Le public tient à les remercier d’être là, applaudit, les oblige à sortir saluer.

Clarines, le premier toro sort, on allume un cigare, la fête peut commencer. Le premier toro, un Victoriano del Rio de 545 kg (origine Juan Pedro Domecq) est pour El Juli. C’est la deuxième corrida concours de sa carrière. Le toro prend trois piques données trop en arrière avec un certain entrain puis sa charge s’éteint peu à peu, « Jilguero » oubliant son nom d’oiseau qui chante. Le torero de Velilla de San Antonio ne pourra redonner de l’allant à la fadeur suave de son adversaire. Son travail propre, fini par une épée efficace et un descabello rapide, méritera des applaudissements et un salut au tiers. 

A son second, un Garcigrande (origine Santiago Domecq) de 510 kg, El Juli nous démontre pourquoi il occupe la place qu’il occupe dans la tauromachie actuelle. Son toro prend les trois piques réglementaires, la troisième en partant de loin. Une par une, avec une patience bénédictine, El Juli saura tirer des passes de plus en plus longues puis de plus en plus liées d’un toro qui, s’il accourait de loin aux premiers temps de la faena, ne semblait pas en avoir tant, surtout à gauche. Et ne les aurait sans doute pas eues dans d’autres mains. Estocade. Une oreille tombe dans « l’esporton » du maestro.

Paco Ureña est de ces toreros qu’il faut savoir attendre. Triomphateur en 2019, cette saison aurait dû être celle de sa consécration au sommet de l’escalafon. Patatras, la Covid est passée par là ! Si elle a entravé sa carrière, elle n’a pas altéré sa tauromachie, classique, sérieuse, profonde. Avec cette dimension tragique que donne avoir échappé aux difficultés et aux drames. Son premier est un Jandilla de 515 kg (origine Juan Pedro Domecq). L’élévage aussi est le triomphateur de l’an dernier. Cette fois l’animal semble économiser sa caste, charge hésitante et peu claire. Ureña brinde pourtant le toro au public. Malgré ses efforts et sa sincérité homme et animal n’arriveront jamais à s’entendre vraiment. Plus méritoire que brillant, conclu par un beau volapié, son effort méritera un salut au tiers, la dépouille du toro sortant en silence.

Son second est un Alcurrucen (origine Nuñez), 550 kg, le plus lourd de la corrida. Haut sur pattes, le cornu sort en Nuñez, réservé, sur le reculoir, manso apparent. Il ira trois fois au cheval avec une charge violente et recevra deux longues piques, sortant vite du cheval à la troisième. Comme souvent les toros de cet encaste c’est à la muleta qu’ils révèlent leur vraie nature. La sincérité du torero de Lorca, la pureté et vérité de sa tauromachie obligeront « Barbita » à se livrer. Mais l’animal reste dangereux jusqu’au bout, lançant littéralement ses cornes à la gorge d’Ureña lors de sa première tentative de mise à mort. Il s’engage avec la même sincérité une deuxième fois, et laisse une estocade rapidement concluante. L’oreille est demandée et accordée sans coup férir. Le toro est applaudi à l’arrastre par ceux qui voulaient le remercier d’avoir contribué à l’émotion.

Si Adrien Salenc a donné ses premières passes à l’école taurine d’Arles il s’est formé comme torero à la Fondation El Juli.

Qui ne le saurait s’en douterait vite, tant l’élève poursuit le maître. Même ambition, même envie. Son premier, un Santiago Domecq 505 kg (origine Domecq) sera reçu par deux largas à genoux avant une succession de véroniques templées pour le mener au centre. Ce sera le toro de la corrida. Chargeant droit et de loin à la pique, c’est El Juli qui le placera au bout de la piste dans la longueur pour une troisième charge joyeuse. La faena sera menée sur le même ton rythmé avant un « arrimon » exposé. Estocade et descabello, la première oreille tombe dans l’escarcelle du « regional de l’étape », la dépouille de son toro partant sous les applaudissements mérités.

Avec son second la Camargue s’affiche en terre tauromachique. Le toro, un Pagès-Mailhan de 530 kg (origine Fuente Ymbro), et le torero ont grandi à Arles. Et l’arlésien, à force de courage et obstination, saura surmonter les difficultés posées par un animal sur la réserve. L’estocade aux effets fulminants fera tomber le mouchoir blanc présidentiel synonyme d’oreille qui lui assurait la sortie à hombros par la grande porte.

Santiago Porbajo (texte) et Roland Costedoat (photos)

Joachim Cadenas remporte la Cocarde d’Or

Vendredi 11 septembre 2020

17H30 : Course camargaise, Cocarde d’Or

En ouverture de cette Feria du Riz, se tenait la 88ème édition de la Cocarde d’Or.

35 des meilleurs raseteurs se sont affrontés face à 7 biou, expérimentés, bien présentés et posant des difficultés aux hommes.

Si les premiers attributs furent rapidement coupés, les ficelles ne trouvèrent que peu de preneurs.

A noter, une ficelle à 2000 euros levée sur Lou Tai de Guillerme.

Voici le palmares :

1er    avec 9 points : Joachim CADENAS

2ème avec 7 points : Youcef El MABHOU

3ème avec 6 points : Jérôme MARTIN

Meilleur toro : Mari-Peu de la manade GILLET

Meilleur Arlésien : Vincent MARIGNAN

Meilleur animateur de la course : Jérôme MARTIN

( resena, photos et video Alain Garres pour Corridasi)

A l’issue de la capelado , une minute de silence a été observée en mémoire de Kevin Bruguières jeune raseteur récemment mort en piste dans les arènes de Vallabrègues.

Réservation Saint Martin de Crau

Seul le Rang 12 est complet depuis une dizaine de jours pour les deux corridas !

Pour ceux connaissant nos arènes, ce rang ne contient que 80 places. En ayant une distanciation sanitaire à respecter entre chaque groupe, c’est logiquement le rang à être complet en premier.

Pour effectuer une pré-réservation, il suffit de communiquer par mail, à feriadelacrau13310@gmail.com, le nombre de places, le rang souhaité et votre numéro de téléphone.

Ensuite, nous vous contacterons dès l’ouverture de la billetterie qui devrait débuter d’ici une semaine afin de finaliser la réservation et procéder au paiement par carte bancaire !

Malgré les restrictions gouvernementales limitant le nombre de places en vente, la « Unica » a tenu à maintenir une offre spéciale pour les Clubs Taurins.

Nous vous proposons la place au troisième ou quatrième rang à 39 € en Tribune B, au lieu de 57 € et 55 € !

Offre valable à partir de 10 places achetées par corrida choisie (Seulement 180 places disponibles).

Date limite d’inscription/paiement : vendredi 25 septembre.

Pour réserver ou pour des informations complémentaires, contactez-nous via :

– message privé sur notre page Facebook  « Feria de la Crau la Unica »

– par mail à feriadelacrau13310@gmail.com.

– par téléphone : 0641306927.

 (Communiqué)

Substitution à Saint Martin de Crau

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Andy Younes remplacera Thomas Joubert à Saint Martin de Crau

Empresa arènes de Mont de Marsan

Jean Baptiste Jalabert et Alain Lartigue ont été reconduit comme prestataires des arènes par la mairie de Mont de Marsan.

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