La Commission européenne a saisi, ce 12 février, la Cour de justice de l’Union européenne d’un recours contre la France. Elle estime que les dispositions relatives à la chasse de la directive « Oiseaux », dont l’usage des filets pour la chasse à la palombe, ne sont pas respectées. Départemnts visés: le Gers, les Landes, la Gironde, le Lot-et-Garonne les Pyrénées Atlantiques et les Hautes-Pyrénées.

Quelques amis bien intentionnés m’ont demandé hier soir de lever ma coupe à la santé de l’Europe. Et bien cela sera sans moi ! Leur ai-je répondu. A leur grand dam, car comme ils disent : nous rêvons d’une Europe prospère et juste qui soit synonyme de paix et de progrès. Désolé chers amis, il y a le rêve et la réalité : on le voit aujourd’hui, l’Europe a échoué dans tous les secteurs et surtout dans le domaine crucial de la défense abandonnant l’Ukraine au duo des chefs Poutine/Trump.

En revanche, la Commission Européenne, grassement rétribuée par nos impôts ne cesse de pondre des directives administratives autoritaires, des décisions tatillonnes qui ont pour but de créer un homme nouveau, connecté, abandonnant ses valeurs traditionnelles et oubliant ses pratiques culturelles. Parmi ces oukases une circulaire pour interdire la chasse à la palombe, loisir totémique de la ruralité aquitaine. Cette mesure n’a aucun fondement scientifique puisque les prélèvements d’oiseaux sont misérables au regard d’une espèce dont les mœurs changent -moins de migration- mais qui n’est pas en péril, loin de là. Il en était de même pour l’interdiction de la chasse aux pantes aux alouettes l’an dernier. Un loisir qui a été stoppé brutalement et qui était destiné aux chasseurs qui n’avaient pas, souvent, de gros moyens.

Il y a bien sur un lien entre la chasse, la corrida et la course landaise ou Camarguaise (sans parler des courses de chevaux) quoiqu’en pense le maire de Vieux-Boucau qui, pour des raisons idéologiques, a interdit sur sa commune la tenue de la corrida annuelle. C’est pur arbitraire et volonté de complaire à quelques conseillers municipaux animalistes : un signe de faiblesse ou d’opportunisme politicien, espérant complaire et obtenir une investiture aux élections prochaines. Sans doute jugeait-il que sous la houlette de Boris Vallaud, le PS landais n’est plus celui d’Henri Emmanuelli -défenseur farouche de nos traditions. C’est sans compter sur la vieille garde ; les gardiens du temple en quelque sorte, qui ne laisseront pas faire et, espérons-le, n’oublierons pas.

Le maire de Vieux-Boucau va-t-il se prononcer contre la directive européenne anti-chasse à la palombe, la chasse des écolos solitaires et attentifs à la nature ? S’est-il manifesté contre Naguy qui a banni dans sa future mouture d’Intervilles les fameuses vachettes qui en faisaient le sel ? Quelle sera sa position les jours où les amis de M Caron s’en prendront à la Courses Landaise ? Car tout se tient et la Commission faute de résultats patents après la chasse, la corrida, s’en prendra à la Course et, si nous ne nous manifestons pas, ce jour arrivera plus vite que beaucoup ne le croient.

Voilà pourquoi notre entière solidarité va à nos frères paloumayres et nous leur disons : ne vous laissez pas faire !

Pierre Vidal