Catégorie : non-classé Page 1 sur 261

Alès : la novillada matinale en détail

Arènes d’Alès, novillada non piquée de la Féria 2022

Quatre erales dans l’ordre de sortie des ganaderias: La Suerte, François André, San Sebastian et Barcelo pour

Clément Hargous: un avis et silence

Nino Julian: un avis et une oreille

Rafael Ponce de Leon: deux avis et silence

Javier Campos : salut au tiers

Le prix du triomphateur a été attribué à Nino Julian, celui de la meilleur épée à Clément Hargous

Photo Nicolas Couffignal

Un tiers d’arène

Beau temps avec un fort Mistral

Après deux intéressants concours de manade, la partie espagnole de la Féria dAlès a commencé par une novillada non piquée. Au programme, quatre erales d’élevages français face à trois élèves du Centre français de tauromachie et un élève de l’Ecole taurine de Valencia.

Photo Nicolas Couffignal

Le premier eral, ganaderia La Suerte, manso et compliqué a offert peu d’options au novillero girondin Clément Hargous malgré l’application et l’envie du jeune torero.

Photo Nicolas Couffignal

Le second, un très joli exemplaire de François André, a été noble. Il a répété dans la muleta de Nino Julian. Bonne faena , même si l’eral aurait pu être plus toréé par le bas. Le jeune élève du CFT remporte le prix réservé au triomphateur de la matinale.

Photo Nicolas Couffignal

Le troisième, ganaderia San Sebastian, s’assommera contre un burladero. Sonné, il n’a pu être remplacé faute de sobrero. Il chute à plusieurs reprises. Intelligemment toréé par Rafael Ponce de Leon, le bicho finira par se reprendre . Bien qu’encore juste de forces, il se révèlera être très noble et permettra une bonne fin de faena, hélas mal conclue à l’épée.

Photo Nicolas Couffignal

Le quatrième, ganaderia Barcelo, le plus solide et le plus exigeant de la matinale débordera Javier Campos (ET Valencia) trop vert. Le novillo restera inédit.

Alés: Lamelas en triomphe

Alberto Lamelas, Alès, Francia

Alès- Samedi. 2ème de féria. Arène du Temperas

Toros de Cuillé.

Alès, Francia, Alberto Lamelas, Esaú Fernández, Tibo García

Alberto Lamelas, oreille après avis et oreille après deux avis; 

Alès, Francia, Alberto Lamelas, Esaú Fernández, Tibo García

Esaú Fernández, silence après deux avis et silence après avis;

Alès, Francia, Alberto Lamelas, Esaú Fernández, Tibo García

Tibo García, ovation et oreille après avis. 

Les meilleurs moments de cette corrida sont venus d’Alberto Lamelas, qui a su s’adapter aux conditions différentes de ses deux opposants pour proposer des trasteos cohérents, empochant à chaque fois une récompense, celle au bon quatrième pouvant être toutefois sujette à caution après deux pinchazos précédant l’estocade. Mais globalement pour le Madrilène, la confirmation d’un potentiel technique intéressant, de surcroît brillant au capote les deux fois. Très en vue en août dernier, ce qui avait logiquement compté dans sa répétition pour cette feria, Esaú Fernández a eu davantage de mal à passer la rampe cette fois-ci, s’appuyant sur un registre plus « effectiste » que réellement profond.Tibo Garcia tomba d’abord sur un client noble mais manquant de forces, ce qui limita l’impact de son labeur malgré un gestuelle agréable. Avec l’ultime, son trasteo, brindé à José Ignacio Ramos, comprit de bons moments, la conclusion étant toutefois quelque peu discutable. Oreille d’encouragement.

Paul Hermé

Fotos: André Viard/Tierras Taurinas. 

Le matin, 1ère de féria, novillada sans picador

Erales de La Suerte, F. André, San Sebastián et Barcelo

Clement Hargous, silence

Nino Julián, oreille

Rafael Ponce de León, silence après deux avis

Javier Campos, saluts

A noter que suite à la novillada non piquée matinale, une plaque en souvenir de Philippe Cuillé a été dévoilée au niveau de la grande porte des arènes, en présence notamment de sa veuve, Dominique, qui l’après-midi, a tenu à s’adresser au public en lisant un texte chargé d’émotion. Nous y reviendrons plus en détails – novillada et hommage – dans une prochaine publication…Sur Feria TV, le triomphe d’Ángel Téllez à Las Ventas et le résumé de la corrida de Cuillé à Alès…https://feria.tv/?Language=fr

Madrid, mano à mano Guillermo Hermoso de Mendoza Léa Vicens

Pablo Hermoso de Mendoza ayant décliné l’offre, la corrida de rejones de Las Ventas de dimanche se transforme en un mano à mano entre Guillermon Hermoso de Mendoza et Léa Vincens.  Sergio Domínguez comme sobresaliente, toros de El Capea, Carmen Lorenzo et San Pelayo.

Madrid, Roman héroïque

Plaza de toros de Las Ventas de Madrid. 21ème de la Feria de San Isidro. Samedi . Trois quart d’arène. (18.170 spectateurs selon l’ empresa).

Toros de Luis Algarra. De présentation varié. Bons dans l’ensemble, le premier exceptionnel.

Peut être une image de 3 personnes et personnes debout

ROMÁN, oreille après avis et vuelta après pétition.

Peut être une image de 9 personnes, personnes debout, animal, plein air et texte qui dit ’NTR’

• GONZALO CABALLERO, silence et silence après avis

Peut être une image de 1 personne, animal et plein air

DAVID DE MIRANDA, silence et silence après avis

Gonzalo Caballero, a été atteint d’une lésion du ménisque interne à la cheville droite et et d’une rupture musculaire interne au genou.

Jesús Arruga a été blessé en tombant après avoir banderillé le second: fracture de l’épaule.

Román a été touché à son second toro au genoux droit: cornada de 25 centimètres qualifiée de pronostic réservé. Le valencien qui a touché un lot de qualité, son premier surtout, a su l’exploité et se montrer à sa hauteur. Il a été héroïque de bout en bout. Il a fait preuve de fermeté et a su conquérir le public madrilène par son courage.

El Tiemblo

Image

El Juli pour De Justo à la Beneficencia

Julián López ‘El Juli’, remplacera Emilio de Justo mercredi pour la Corrida de la Beneficencia à laquelle assistera le roi. Ce sera son troisième paseillo. Il défilera avec  José Antonio Morante de La Puebla et Ginés Marín, toros de Alcurrucen.

Madrid, un ange passe

Plaza de toros de Las Ventas de Madrid. 20ª de la Feria de San Isidro. Vendredi. Lleno de ‘no hay billetes’.

Toros de Victoriano del Río y Toros de Cortés (6º).

 DIEGO URDIALES, silence et silence

ALEJANDRO TALAVANTE, palmas et silence

ÁNGEL TÉLLEZ, oreille après avis aux deux.

Salut aux banderilles de Miguelín Murillo.

.

Ce qui précède est déjà en soi une réponse aux questions et inquiétudes de cette tarde de toros à Madrid.

Le lot de Victoriano del Rio était  de belle présentation, avec des têtes impressionnantes mais pas effrayantes, d’âge variés( entre s^teùbre 16  et fevrirer 18( seul quatreño de l’envoi).

Ne soyons  ni cruel ni injuste, le lot d’Urdiales n’était pas le meilleur certes, mais on a senti le citoyen d’Arnedo toujours plus ou moins sur la défensive, un peu las,  même si ses adversaires ont été sifflés à l’arrastre. Sur son second le quite d’Angel Tellez a démontré que ce toro avait quelque chose à donner qu’ Urdiales n’a jamais su extraire, sauf que même sur la bonne corne gauche Diego s’est fait désarmer.

Inquiétant manque de maîtrise du torero de la Rioja.

De Talavante  que dire ? on sent la classe , on devine le pouvoir, mais on sent aussi un excès de prudence , au cinquième un beau quite de Tellez montrera le chemin.Talavante distribuera quelques doblones très affirmés et esthétiques  ,des passes, des passes une série de naturelles de face, mais pas de faena. On se dit alors que Cantaor le 5eme, plus jeune plus léger va inciter Talavanbte à étaler son bon gôut et sa science. Murillo salue pour ses deux paires de banderilles plantées au balcon, Eloy Cavazos et Joselito  Adame blessé regardent d’un œil mexicain un poil ironique.Talavante ne fera rien de plus,

Bajonazo et Silence  encore .

Et maintenant la merveille du jour.

Pas de phrases  des mots  pour définir ce nouveau Gardien de la Puerta Grande : un garçon d’une classe extraordinaire, serein, courageux tranquille concentré  décidé.

Il a ému et fait l’unanimité à son premier, EnamoradosII qui lui filera une rouste sans conséquence, ce toro noble ne cherchant pas à reprendre le matador au sol. Stoique , Angel Tellez , despacito, fait passer son adversaire là où il l’a décidé et ça fonctionne, épée entière caïda . Durée de la faena 11m 20 on s’ennuyait si peu que c’est seulement à ce moment là que le président a fait sonner le premier avis.

Pétition ultra majoritaire, OREILLE

A son second, de Toros de Cortes la charge du toro est au départ un tout petit peu désordonnée  mais la pique prise deux fois avec ardeur corrige la chose au point qu’Angel Tellez se place qu centre et fait un quite par Gaoneras superbe .

Ensuite la Faena ira à mas, parfaitement construite et pensée. L’épée prive l’Ange Blanc des deux oreilles , pétition bruyante : une OREILLE

Voilà comment  la jeunesse prend la suite de certaines figuras et de cette San Isidro deux énormes  bonnes surprises ont jailli : Tomas Rufo et Angel Tellez.  Rufo on était préparés, mais Tellez non.

Jean François Neviere

Tentadero al Pino

Le passé vénézuélien de Patrick Varin

A Sanlucar de Barrameda Patrick Varin vient de rencontrer le torero dont il gère la carrière « El Rafi », sur les lieux de sa préparation, avant son rendez-vous de Nîmes le Vendredi 3 juin à 18h : 6 toros de El Parralejo en compagnie de Curro Diaz et Juan Leal.

Là il a eu la surprise de retrouver un des grands toreros vénézuéliens Rodriguez Vasquez (ici en compagnie de Ramis Hassan « Califa de Arragua », neveu du torero) avec lequel il a défilé à Maracay le 2 avril 1989.

Maracay était alors une ville très taurine les arènes de 7000 places et cette plaza coquette se nomme désormais « Maestranza César Girón ».

 

Patrick a beaucoup toréé au Vénézuela, une aventure qu’il raconte dans le livre que lui a consacré Yves Lebas « Patrick Varin. Toréer pour vivre libre » (éditions Gascogne) et qui sera présenté à la librairie Teissier pendant les fêtes de Nîmes. Une signature se déroulera le 4 juin à 11 heures toujours à la librairie Teissier.

Cette année, pour fêter les 70 ans de la Feria, la librairie Teissier de Nîmes organisera une journée de rencontres et de dédicaces le samedi 4 juin…Nous serons ouverts de 9h30 à 19h et vous proposons deux séances de dédicaces:L’une à l’heure de l’apéritif (11h-13h) l’autre en guise de digestif (15h 17h).Vous pourrez donc retrouver les auteurs suivants :Samedi 4 juin, de 11h à 13h :– Michel Brès « Pamplona encierros » auto-édition– Dany Coeur / J Caparros « Mes pas dans l’ombre des maestros » éditions Fenestrelle– Marc Delon « Dictiorin – Dico des mots valises sans poignée » auto-édition– Patrick Varin / Yves Lebas « Toréer pour vivre… libre » éditions GascogneSamedi 4 juin, de 15h à 17h :– Marc Delon «  »Dictiorin – Dico des mots valises sans poignée » auto-édité– Jacques Durand « Carretera y manta » Atelier Baie et la réédition de « L’habit de lumières » Au Diable Vauvert– Numa Grenan « Voitures de fêtes » Au Diable Vauvert– Daniel Saint Lary « La nuit du cochon d’Inde » éditions Nombre 7– Jacky Siméon « Magali » Au Diable Vauvert– Jacques Teissier « Tauromachie l’éternel scandale » Au Diable VauvertLa librairie sera également ouverte dimanche 5 et lundi 6 juin de 10h à 12h et de 14h à 17h30…(Communiqué)

La marche du monde…

Image

La temporada est largement entamée. Tirons de premiers enseignements de ce début. Une constatation rassurante pour commencer : le public est revenu massivement aux arènes. On le voit à Madrid avec plusieurs lleno de non hay billetes et ce fut le cas aussi Séville. Plus intéressant encore, les novilladas, dans la capitale, ont des résultats économiques inattendus : 3/4 d’arène et parfois plus. Bien sûr il y a l’abono -c’est à prendre en compte. Cette affluence de bon augure se vérifie aussi dans les arènes de seconde catégorie ou même de troisième, avec des llenazos, comme à Jerez et Sanlucar ces derniers jours. Le moteur économique de la fiesta ne s’est donc pas grippé pendant le COVID. Il y a en Espagne une appétence renouvelée pour les toros. C’est essentiel. En sera-t-il de même pour la France ? Nîmes et Vic-Fézensac seront significatifs de ce point de vue.

Le public a changé dit-on et de pointer les récompenses festives de Séville ou plus grave, les réactions vulgaires comme les coussins jetés lors de l’encerrona madrilène d’Ureña. C’est évidemment regrettable. Mais il faut regarder ces événements d’un point de vue « anthropologique » : Le public change comme change le monde et la tauromachie a toujours été un reflet de ces changements, -cf. le stoïcisme de Manolete ou les transgressions du Cordobés liés aux évolutions du régime franquiste. Nous sommes dans une société moins éduquée, moins respectueuse et qui s’affranchit des règles, des normes anciennes. Le Covid a accéléré le processus. Il n’est pas étonnant qu’une partie de ceux qui payent se croient tout permis –c’est déjà le cas au foot ! Les aficionados ont toujours été minoritaires sur les tendidos, leur isolement est plus grand encore. Les médias ayant abandonné le champ de la tauromachie (cf. El Pais), ils n’ont plus de références.

Tout cela a des conséquences profondes sur le toreo lui-même. Elles sont passionnantes à observer. Deux hommes se sont imposés en ce début de saison : El Juli et Andrés Roca Rey. Le premier n’avait plus rien à prouver, le second est surgi des confins du monde taurin et reste encore, pour beaucoup, inédit. Tous les deux incarnent un style poderoso, engagé, dominé par la prise de risque. Ce sont des toreros largos, qui brillent à la cape comme à la muleta et qui peuvent résoudre tous les problèmes. Le second qui sait aussi verser dans le tremendisme -de bon aloi- est devenu le marqueur essentiel de la saison : la référence. Ce n’était sans doute pas dans les plans de Morante de la Puebla dont la multiplication banalise un toreo précieux. Les uns toréent pour le grand public, l’autre pour les aficionados… ainsi la sensation -et parois l’effet- prend le pas sur l’émotion pure. C’est aussi l’air du temps.

Les poursuivants sont loin derrière ce trio. Le retour d’Alejandro Talavante est un fiasco malgré les effets d’annonce. José Mari Manzanares est à la rue. Antonio Ferrera se marginalise ; on attend cet ultime retournement de situation dont il est coutumier. Daniel Luque malgré ses immenses qualités reste encore à la marge. Emilio de Justo et Paco Ureña ont payé cash des encerronas madrilènes montées imprudemment. Le courage de Ginés Marin, « valor seco », reste un motif d’espérance. Tomas Rufo confirmera-t-il ses débuts fracassants ? On le voit avec Pablo Aguado: dans ce monde de chien, les premiers succès ne préjugent pas d’un avenir radieux.

Ainsi va le monde…

Pierre Vidal  

Page 1 sur 261

© 2022 Corridasi - Tous droits réservés